
Le chiffre d'une farine, T45, T55, T65, ne mesure pas sa force mais sa teneur en minéraux : plus il est haut, plus la farine est complète.
257 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, italienne, américaine, portugaise.
5 mois
13%
du poids, cru
0,7kg CO₂e / kg
Faible pour un ingrédient brut
348kcal
pour 100 g
pour 100 g, source Agribalyse, fiabilité élevée
bon marché
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 23 mg |
| Magnésium | 27 mg |
| Phosphore | 110 mg |
| Potassium | 180 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,14 mg |
| Fer | 1,00 mg |
| Manganèse | 0,64 mg |
| Zinc | 0,81 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 0 µg |
| Bêta-carotène | 1 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,15 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,56 mg |
| Vitamine B6 | 0,05 mg |
| Vitamine B12 | 0,00 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,58 g |
| Acide arachidonique 20:4 n-6 | 0,01 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,04 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,01 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,01 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 0,15 g |
Index glycémique élevé
valeur estimée par similarité avec un aliment mesuré54,0 de charge pour 100 g
72,0 g de glucides pour 100 g, charge élevéefarine de blé blanche : GI du pain blanc / du gâteau qu'elle devient.
L’aire de cette courbe est la charge de 100 g de farine, 54,0. Une seule courbe occupe tout le cadre : sa largeur ne se compare à rien ici, c’est sa hauteur qui est l’index et son aire la charge.
Cuisiner IG bas : ce que ces deux nombres mesurent, la table complète et les recettes du catalogue.
🩺 Les index sont ceux des tables internationales publiées : ils décrivent l’aliment tel qu’il est mangé, mesuré sur un groupe, et une glycémie individuelle en dépend moins que du reste du repas.
En France, le type (T45 à T150) indique le taux de cendres, c'est à dire le degré de raffinage, et non la qualité. Ce que le paquet ne dit pas est plus utile encore : la force, mesurée en W, presque jamais affichée en grande surface. Regardez à défaut la teneur en protéines au dos du paquet. Sous 10 g pour 100 g, le réseau de gluten sera faible et la pâte lèvera mal ; au-dessus de 12 g, la farine est faite pour le pain et la brioche. Vérifiez enfin la date sur les farines complètes : elles contiennent encore le germe et son huile, donc elles rancissent, ce qu'une T45 ne fait pas.
Le chiffre est le taux de cendres, c'est à dire la part de l'enveloppe du grain restée dans la farine. La T45 est la plus blanche et la plus fine, presque uniquement l'amande du grain.
Pâtisseries délicates, brioche, pâte à choux, génoise. Elle absorbe moins d'eau que les farines plus complètes, à recette égale.
Un peu plus d'enveloppe que la T45, sans que cela se voie ni se goûte vraiment. C'est la farine de compromis, celle que les recettes françaises supposent quand elles disent « farine ».
Pain courant, pâte brisée, pizza, la majorité des gâteaux. À défaut d'indication, c'est le bon choix par défaut.
Encore un peu plus d'enveloppe et de minéraux, ce qui apporte du goût et une mie plus colorée. C'est la farine imposée au pain de tradition française.
Pain de campagne, baguette de tradition. La pâte demande un peu plus d'eau qu'avec une T55, et lève un peu moins haut.
Les farines bises et complètes gardent le son, dont les fragments coupent le réseau de gluten en se comportant comme d'infimes lames.
À couper avec une farine blanche, un tiers au maximum, sauf à accepter un pain dense. Elles boivent beaucoup plus d'eau et rancissent en quelques mois.
Une farine de blé riche en protéines, donc en gluten, qui donne un réseau plus élastique et plus tenace que son type ne le laisse prévoir. La force est indépendante du taux de cendres.
Brioche, panettone, pâte très hydratée, pain à longue fermentation. Dans une pâte à tarte, elle donne un fond caoutchouteux.
Dans un contenant hermétique, au sec, à l'abri de la lumière : la farine blanche tient facilement un an, la farine complète beaucoup moins, six mois au mieux, parce que le germe qu'elle contient est gras et rancit. Une farine complète a d'ailleurs sa place au réfrigérateur ou au congélateur si vous en achetez beaucoup. Le vrai risque de stockage n'est pas la moisissure mais les mites alimentaires, dont les œufs arrivent souvent déjà dans le paquet : un bocal en verre fermé les cantonne à ce paquet là au lieu de les laisser coloniser le placard. Une farine qui sent le renfermé ou la vieille noix ne se rattrape pas.
Sécurité alimentaire
La farine crue n'est pas un aliment sûr. C'est un produit agricole non traité thermiquement, et elle a été à l'origine d'épidémies documentées à Escherichia coli et à salmonelles. Goûter la pâte à gâteau crue ou laisser un enfant jouer avec de la farine crue comporte donc un risque réel, indépendant des œufs. La cuisson règle la question.
Peser, ne jamais mesurer au verre
Selon qu'elle est tassée ou aérée, une même tasse de farine varie de trente pour cent en poids. C'est la première cause d'un gâteau sec ou d'une pâte impossible à travailler, très loin devant la qualité de la farine. Une balance à deux euros supprime le problème définitivement. Si vous devez mesurer au volume, remplissez à la cuillère et arasez, sans jamais tasser ni taper le récipient.
Travailler ou ne pas travailler, il faut choisir
Pétrir développe le réseau de gluten : c'est ce qu'on veut dans un pain, une pâte à pizza ou une brioche, qui doivent retenir du gaz et s'étirer. C'est exactement ce qu'on ne veut pas dans une pâte sablée, un cake ou des muffins, où le gluten développé donne une mie élastique et des tunnels. Dans ces derniers, mélangez jusqu'à ce que la farine disparaisse, pas une seconde de plus, quitte à laisser quelques grumeaux.
Laisser la pâte reposer
Une pâte qui se rétracte quand vous l'étalez est une pâte dont le gluten est sous tension. Trente minutes au frais et elle s'étale sans résistance, parce que les liaisons du réseau se réorganisent au repos. Le même repos, sur une pâte à crêpes, laisse le temps à l'amidon d'absorber le liquide, ce qui donne des crêpes plus souples et moins cassantes.
Fleurer, pas fariner
La farine ajoutée sur le plan de travail entre dans la pâte et modifie la recette : une abaisse généreusement farinée peut gagner vingt ou trente grammes, ce qui la rend sèche et dure. Utilisez le minimum, en pluie fine, et brossez l'excédent avant de foncer. Pour une pâte très collante, un étalage entre deux feuilles de papier cuisson évite toute farine supplémentaire.
Cuire la farine d'un roux
Une sauce qui a un goût de colle est une sauce dont le roux n'a pas assez cuit. Deux à trois minutes de cuisson du mélange beurre farine, en remuant, suffisent à gélatiniser l'amidon et à faire disparaître le goût cru. Poussez plus loin, jusqu'au blond ou au brun, et vous gagnez des arômes de noisette, en perdant du pouvoir épaississant : un roux brun lie environ moitié moins qu'un roux blanc.
Marge d'erreur
exigeant
Exigeante, et c'est l'ingrédient où l'imprécision coûte le plus cher : la farine est presque toujours le composant le plus lourd d'une pâte, donc une erreur de dix pour cent sur elle déséquilibre toute la recette. Elle est en plus le seul ingrédient dont la mesure au volume est franchement mauvaise. En revanche, une fois pesée, elle pardonne beaucoup : une T55 remplace une T45 dans presque tout, avec une différence de texture que peu de gens remarquent.
Hydratation boulangère : 65 g d'eau pour 100 g de farine, soit un pain souple sans être collant.
Chiffres : estimation.« Le chiffre de la farine (T45, T55, T65) mesure sa force pour le pain. »
Faux : il mesure le taux de cendres, donc le raffinage.
Le type est déterminé par un test normalisé : on incinère un échantillon de farine à 900 °C et on pèse le résidu minéral. Une T55 laisse 0,50 à 0,60 g de cendres pour 100 g de matière sèche, une T150 en laisse plus de 1,4 g. Comme les minéraux sont concentrés dans l'enveloppe du grain, le chiffre mesure la quantité de son restée dans la farine, donc son degré d'extraction. La force boulangère, elle, dépend de la variété de blé et de sa teneur en protéines, et se mesure tout autrement, à l'alvéographe, en W. Deux T65 de moulins différents peuvent avoir des comportements en panification très éloignés, ce qui n'aurait aucun sens si le type mesurait la force.
La cuisson développe des notes chaleureuses de céréale cuite, de torréfié et de noisette.
Elle coupe l'amidon en sucres que la levure consomme, ce qui décide de la levée d'une pâte.
Il gélatinise à la chaleur et épaissit une béchamel comme il fixe la mie d'un pain.
Il se forme quand la gliadine et la gluténine rencontrent l'eau et donne l'élasticité de la pâte.
Elle blanchit la mie en oxydant les pigments, ce qui explique une brioche pâle sur pétrissage long.
Elles se forment à la cuisson et donnent l'odeur de pain, absente de la farine crue.
Farine complète ×1 : même poids, sans rien changer d'autre : 9,2 g de fibres aux 100 g contre 3 g, pour 62 g de glucides contre 72 g ; c'est le rapport fibres/glucides qui triple, et c'est lui qui ralentit l'absorption. La mie est plus dense et le goût plus noisette. Dans une pâte levée (pizza, naan, pide), comptez 5 % de liquide en plus : le son boit davantage
Farine de maïs ×1 : sans gluten ; panures et pâtes rustiques ; friable seule, à mélanger à parts égales avec de la farine de riz
Farine de riz ×1 : sans gluten, poids pour poids pour un roux ou une panure ; en pâtisserie, la mélanger (60 % riz / 20 % fécule de pomme de terre / 20 % maïzena + ½ c. à c. de gomme de xanthane par 120 g)
Farine de sarrasin (blé noir) ×1 : sans gluten, poids pour poids dans les pâtes liquides (crêpes, galettes, pancakes) ; goût rustique ; jamais dans une pâte à la levure de boulanger, sans réseau de gluten, elle ne lève pas
Fécule de pomme de terre ×0.5 : liaison de sauces et soupes : 50 g pour 100 g de farine ; texture plus filante que la maïzena, ne pas faire bouillir longtemps
Maïzena ×0.5 : liaison seulement : 50 g d'amidon pour 100 g de farine (il épaissit deux fois plus) ; délayer à froid, porter à ébullition ; jamais dans une pâte levée
Maïzena ×2 : Deux fois plus de farine, et laissez bouillir une minute pour cuire le goût de cru. La crème est plus opaque et moins brillante.
Farine de pois chiche ×1 : même poids, seulement pour lier un appareil à falafel ; ajouter une cuillère de plus si la pâte reste humide ; apporte du gluten
La farine n'a pas de goût marqué, elle a une fonction : elle apporte l'amidon qui épaissit et le gluten qui structure. Ses affinités sont donc mécaniques avant d'être gustatives. Elle travaille avec un corps gras, qui limite le développement du gluten et donne le sablé ou le feuilleté ; avec un liquide, qui l'hydrate ; et avec un agent levant, chimique ou biologique, qui a besoin d'un réseau pour retenir son gaz. Une farine complète, elle, apporte un vrai goût de noisette qui appelle le miel, les fruits secs et les fromages de caractère.
Ce que les 1220 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Une farine sans gluten en substitution directe
Riz, maïs et sarrasin n'ont pas de gluten : rien ne retient le gaz de la levure, et la pâte s'effondre. Une recette sans gluten se reconstruit avec des liants (psyllium, gomme de guar), elle ne se convertit pas au poids.
Sauf : Dans une sauce ou un appareil à clafoutis, où seul l'amidon travaille, la substitution passe très bien : c'est la panification qui est impossible.
Une farine complète pour un gâteau aérien
Les particules de son coupent physiquement le réseau de gluten et absorbent une partie de l'eau, ce qui donne une mie dense et sèche à quantité de liquide inchangée.
Sauf : En remplaçant un tiers de la farine seulement, et en ajoutant un peu de liquide, le goût s'enrichit sans que la texture s'effondre.
Accras de morue guadeloupéens
200 gAlbóndigas en salsa (boulettes espagnoles en sauce aux amandes et au vin blanc)
50 gAngel food cake (gâteau des anges aux blancs d'œufs)
120 gAnzac biscuits (biscuits australiens à l'avoine et à la noix de coco)
120 gAppareil à cake salé
200 gArancini (boulettes de riz frites siciliennes)
100 gBableves (soupe hongroise de haricots secs à la saucisse fumée)
40 gBaeckeoffe
150 gBarmbrack (cake irlandais aux raisins macérés dans le thé)
300 gBeignets de brocciu
150 gBiscuits à la cuillère
90 gBiscuits de Noël au gingembre
300 gBitterballen (croquettes néerlandaises de ragoût de bœuf, panées et frites)
160 gBlinis (petites crêpes russes au sarrasin et à la levure)
130 gBob chorba (soupe bulgare aux haricots secs et à la sarriette)
15 gBœuf bourguignon
30 gBokit guadeloupéen
500 gBolo de abóbora (gâteau portugais au potiron et à la cannelle)
300 gBolo de arroz (petits gâteaux portugais à la farine de riz)
100 gBoulets à la liégeoise (grosses boulettes belges à la sauce aigre-douce aux raisins et à la pomme)
20 gBourguignon de seitan
30 gBoxty (galettes irlandaises de pommes de terre crues et cuites)
100 gBrasato al Barolo (bœuf braisé au Barolo)
20 gBrownie au chocolat
70 gBugnes lyonnaises
500 gCake à la banane
200 gCake à la patate douce et au curry
220 gCake au chorizo et au comté
200 gCake au citron
225 gCake au saumon fumé et à l'aneth
200 gCake au thon et aux tomates séchées
200 gCake aux champignons et au parmesan
200 gCake aux épinards et à la ricotta
200 gCake aux lardons et au roquefort
200 gCake aux olives et au jambon
200 gCake aux poivrons et à la feta
200 gCake aux tomates séchées, mozzarella et basilic
200 gCake aux trois fromages
200 gCake brocoli et cheddar
200 gCake carotte, cumin et noisettes
200 gCake courgette, chèvre et menthe
200 gCake potiron, comté et noix
200 gCanard aux navets
20 gCanederli allo speck (boulettes de pain au speck du Trentin)
50 gCanistrelli
250 gCannelés bordelais
100 gCannoli siciliani (cannoli à la ricotta et aux fruits confits)
250 gCantucci aux amandes
250 gCappelletti romagnoli (raviolis au fromage de Romagne)
300 gCarbonade flamande
20 gCarbonade valdôtaine
30 gCarrot Cake
300 gChiftele (boulettes roumaines de porc à la pomme de terre, frites)
60 gChimodho (pain de maïs zimbabwéen à la poêle)
100 gChowder de palourdes de Saint-Pierre
30 gCigarettes russes
60 gCivet de sanglier
30 gClafoutis aux cerises
100 gClafoutis aux poires et au chocolat
80 gCookies
215 gCookies aux flocons d'avoine et raisins secs
120 gCookies noix de pécan chocolat blanc
180 gCoq au vin
30 gCordon bleu maison
60 gCoxinha de frango (croquettes de poulet en pâte de pomme de terre)
350 gCrackers au levain aux graines
60 gCraquelin
50 gCrème pâtissière
60 gCrêpes de mamie
450 gCrêpes Thai au lait de coco
125 gCrocchè di patate (croquettes de pommes de terre à la napolitaine)
60 gCroquants aux amandes
150 gCroquettes de potimarron à la sauge
100 gCrumble pommes-noisettes sans lactose
80 gCrumble salé potimarron et noisettes
120 gDamper (pain australien de brousse cuit sans levure)
500 gDanquites (boulettes guyanaises au lait de coco)
250 gDaube provençale
20 gDiamants à la vanille
175 gDombrés aux crevettes (boulettes de farine mijotées à la créole)
300 gDrømmekage (gâteau danois du rêve à la noix de coco caramélisée)
250 gEmpadão de frango (tourte brésilienne au poulet et au cœur de palmier)
400 gEndives au jambon
50 gErbazzone reggiano (tourte aux blettes et au parmesan)
300 gEscalope à la normande
20 gEscalope milanaise
50 gEscalopes de seitan panées à la milanaise
60 gEsparregado (purée portugaise d'épinards à l'ail)
15 gFaikakai topai (beignets wallisiens au caramel de coco)
300 gFar breton aux pruneaux
250 gFicelle picarde
150 gFinanciers
80 gFiri firi (beignets tahitiens au coco)
500 gFiskbullar i dillsås (boulettes de poisson suédoises à la sauce à l'aneth)
30 gFlammekueche
250 gFlorentins
20 gFocaccia barese (focaccia de Bari à la pomme de terre, tomates et olives)
250 gFondant au chocolat
20 gFondant aux 2 chocolats
100 gFondant baulois au chocolat
60 gFraisier
120 gFrikadeller (boulettes danoises de porc et de veau poêlées)
40 gFrittatine di pasta (croquettes napolitaines de bucatini à la béchamel)
160 gGalettes de blé noir
30 gGalettes de lentilles corail
60 gGateau au chocolat à la carotte (sans lait)
50 gGâteau au chocolat à la courgette
100 gGâteau au citron
100 gGâteau au yaourt
300 gGâteau au yaourt au citron, romarin et thym
300 gGâteau aux pépites de chocolat
220 gGâteau aux pommes
180 gGâteau basque
300 gGâteau breton
300 gGâteau de Savoie
80 gGâteau marbré
190 gGâteau moelleux au chocolat
60 gGâteau nantais
40 gGâteau patate douce réunionnais
60 gGaufres de Bruxelles
250 gGaufres de Liège
500 gGaufres fourrées à la vergeoise
500 gGénoise
175 gGnocchi alla sorrentina (gnocchi gratinés à la tomate et à la mozzarella)
250 gGougères au comté
150 gGratin de chou-fleur
50 gGratin de christophines
40 gGrönsaksbullar (boulettes végétariennes à la suédoise, sauce crème)
25 gGulasch triestino (goulasch de bœuf de Trieste)
15 gGulyásleves (soupe goulasch hongroise au paprika et aux pommes de terre)
100 gHarira végétarienne
30 gIrish soda bread (pain irlandais au bicarbonate)
350 gJohnny cakes des Îles du Nord
400 gJota triestina (soupe de haricots, choucroute et pommes de terre de Trieste)
20 gKaiserschmarrn aux prunes rôties
150 gKeftedes (boulettes grecques à la menthe, frites à l'huile d'olive)
60 gKolokithokeftedes (galettes grecques de courgette à la feta, à la menthe et à l'aneth)
80 gKönigsberger Klopse (boulettes de veau allemandes à la sauce aux câpres)
40 gKöttbullar (boulettes suédoises à la sauce crème)
25 gKouign bigouden
500 gKue dadar gulung (crêpes vertes roulées à la noix de coco)
100 gKuku sabzi (omelette persane aux herbes fraîches)
15 gLamingtons (cubes de génoise australiens au chocolat et à la noix de coco)
150 gLangues de chat
60 gLasagnes à la bolognaise
60 gLasagnes aux légumes rôtis
60 gLeite-creme (crème brûlée portugaise à la cannelle)
20 gLunettes à la confiture
250 gMadeleines de Commercy
150 gMandazi (beignets kényans à la noix de coco et à la cardamome)
500 gMatelote d'anguille
20 gMikate (beignets soufflés d'Afrique centrale)
400 gMkatra foutra (galettes mahoraises au lait de coco)
100 gMostaccioli napoletani (biscuits napolitains de Noël au cacao et au chocolat)
500 gMuffins aux pépites de chocolat
250 gNaan au fromage
250 gNavarin d'agneau printanier
25 gNavettes de Marseille
250 gŒufs en meurette
20 gOlive all'ascolana (olives farcies et frites des Marches)
100 gOpéra
40 gOssobuco alla milanese (jarret de veau braisé et gremolata)
40 gPain d'épices
200 gPain d'épices au miel de châtaignier
100 gPain de mie au petit-lait
500 gPalets bretons
200 gPallotte cacio e ova (boulettes de pecorino et d'œuf à la sauce tomate)
50 gPampoenkoekies (beignets sud-africains au potiron et à la cannelle)
120 gPancakes
250 gPancakes au levain
60 gPapanași (beignets roumains au fromage blanc, crème et confiture)
180 gPastéis de nata (flans portugais à la crème et à la cannelle)
45 gPastels au thon (chaussons frits sénégalais)
400 gPastiera napoletana (tarte napolitaine au blé, à la ricotta et à la fleur d'oranger)
350 gPastis gascon
300 gPataniscas de bacalhau (beignets portugais de morue)
150 gPâte à choux
140 gPâte à Pizza
500 gPâte brisée
250 gPâte sablée
250 gPâte sucrée
210 gPeixinhos da horta (beignets portugais de haricots verts)
120 gPiadina romagnola (galette de froment de Romagne)
500 gPide turque à la feta
600 gPierogi ruskie (raviolis polonais à la pomme de terre et au fromage blanc)
500 gPirojki au chou (petits pains russes farcis au chou fondu)
500 gPizza e minestra (galette de maïs et verdure amère du Molise)
100 gPizza scrocchiarella (pizza romaine fine et croustillante)
500 gPlacki ziemniaczane (galettes polonaises de pommes de terre râpées)
40 gPoulet au vin jaune et aux morilles
20 gPounti auvergnat
200 gPoutine traditionnelle
40 gPoutine végétarienne
40 gPuff-puff (beignets nigérians levés à la levure)
500 gPulpety w sosie koperkowym (boulettes polonaises à la sauce à l'aneth)
40 gPumpkin scones (scones australiens au potiron)
400 gQuatre-quarts breton
200 gQueijada (petits flans portugais au fromage frais et à la cannelle)
60 gQuenelles de brochet sauce Nantua
150 gRagoût de boulettes québécois (boulettes de porc aux épices en sauce brune à la farine grillée)
100 gRagoût de boulettes végétalien
60 gRavioli scapolesi (raviolis de Scapoli à la ricotta et à la scamorza)
400 gRissoles de Saint-Pierre-et-Miquelon
400 gRococò (biscuits napolitains aux amandes et aux agrumes confits)
500 gRolex ougandais (omelette roulée dans un chapati)
250 gSablés de Noël à la cannelle
250 gSablés de Sablé
250 gSaltimbocca alla romana (escalopes de veau au jambon cru et à la sauge)
40 gSamoussas réunionnais au poulet
20 gSarde in saor (sardines marinées à l'aigre-doux)
60 gSauce Béchamel
30 gSauce espagnole
50 gSauce velouté
40 gScarpaccia de courgettes
100 gScones
400 gSfogliatella frolla (sfogliatella napolitaine en pâte sablée)
300 gShortbread écossais
225 gSienikeitto (soupe finlandaise aux champignons à la crème)
40 gSole normande
20 gSoupe à l'oignon
20 gSpeculoos maison
250 gSpritz alsaciens
225 gSticky toffee pudding (pudding anglais aux dattes et au caramel)
200 gStorzapreti
120 gStrudel di mele (strudel aux pommes du Trentin)
250 gStruffoli (petites boules de pâte frites au miel, à la napolitaine)
400 gSupplì al telefono (croquettes de riz romaines à la tomate et à la mozzarella)
80 gSyrniki (galettes russes au fromage blanc poêlées)
60 gSzarlotka (tarte polonaise aux pommes et à la cannelle)
450 gTajarin ai tuorli (tagliolini piémontais aux jaunes d'œufs)
300 gTaralli napoletani 'nzogna e pepe (couronnes au saindoux, poivre et amandes)
500 gTaralli pugliesi al finocchio (couronnes croquantes des Pouilles au fenouil)
500 gTarte au maroilles
250 gTarte au sucre du Nord
250 gTarte fine à la tomate et moutarde
250 gTefteli (boulettes russes au riz, mijotées en sauce tomate à la crème)
50 gTielle sétoise
400 gTigelle (crescentine modenesi au saindoux)
500 gTorta caprese (gâteau au chocolat et aux amandes, sans farine)
30 gTorta de laranja (roulé portugais à l'orange)
25 gTortel di patate (galettes de pommes de terre râpées du Trentin)
60 gTortelli d'erbetta (tortelli aux blettes et à la ricotta de Parme)
300 gTortelli di zucca (tortelli à la courge et au parmesan)
300 gTortellini in brodo (tortellini de Bologne au bouillon)
300 gTourin à l'ail
15 gTourment d'amour (tartelette guadeloupéenne à la confiture de coco)
90 gTourtière du Lac-Saint-Jean
600 gTripes à la mode de Caen
200 gTuiles aux amandes
40 gVareniki aux cerises (raviolis russes aux cerises et à la crème)
400 gVarenyky au chou et aux champignons (raviolis ukrainiens)
500 gVeau aux olives
20 gVerrines abricot-pêche au romarin et crumble noisette
60 gWanja-jeon (galettes coréennes de bœuf et de tofu, poêlées, sauce soja au vinaigre)
60 gYayla çorbası (soupe turque au yaourt, au riz et à la menthe séchée)
20 gZopf (tresse suisse au beurre du dimanche matin)
500 gZwetschgenkuchen (tarte allemande aux quetsches)
400 gMoudre les céréales est un geste qui précède l'agriculture : on a retrouvé des traces d'amidon de graminées sauvages sur des pierres à broyer vieilles de plus de trente mille ans. Mais c'est le blé, avec son gluten, qui a changé la nature de l'affaire : aucune autre céréale ne permet de faire lever une pâte aussi bien, et le pain levé apparaît en Égypte antique, où boulangerie et brasserie relèvent d'un même savoir sur la fermentation.
La farine blanche a longtemps été un produit de luxe, parce que séparer le son de l'amande demandait un blutage laborieux. La minoterie industrielle du XIXe siècle, avec les cylindres remplaçant les meules de pierre, l'a rendue accessible à tous, avec un effet secondaire inattendu : en retirant le germe, on retire aussi la matière grasse qui faisait rancir la farine, ce qui allonge énormément sa conservation et permet le commerce à longue distance.
Le classement français par type date de 1963 et répond à une préoccupation d'époque, encadrer ce que les moulins peuvent vendre sous chaque nom. C'est aussi pourquoi il ne dit rien de la force boulangère : il a été conçu comme un outil de contrôle du raffinage, pas comme un guide pour le boulanger, qui juge sa farine à l'essai.
La farine crue a provoqué de vraies épidémies. Aux États Unis, une contamination à Escherichia coli O121 et O26 liée à de la farine de blé a conduit en 2016 au rappel de plus de dix millions de kilos de farine, avec plusieurs dizaines de malades identifiés dans une vingtaine d'États. Le blé pousse dans des champs fréquentés par des animaux, la farine n'est traitée par aucune étape chauffante, et rien dans la mouture ne tue une bactérie. C'est ce qui a fait naître aux États Unis un marché de la farine dite « heat treated », destinée à la pâte à cookies à manger crue.
Source : US Food and Drug Administration, investigation sur l'épidémie liée à la farine, 2016
La science derrière
Quand ça rate
Sources : Décret n° 63-720 relatif aux farines de blé, classement par type ; Harold McGee, On Food and Cooking, chapitre sur les céréales ; US Food and Drug Administration, avis sur la consommation de farine crue.