La cuisine italienne

Europe

Peu d'ingrédients, très bons, presque rien qui les cache : l'huile d'olive, la tomate, les pâtes et une confiance totale dans le produit.


📚 Pour aller plus loin

La règle la plus utile de la cuisine italienne est celle du nombre : un plat classique en compte rarement plus de cinq ingrédients, ce qui rend chacun visible. Un cacio e pepe est du fromage, du poivre, des pâtes et de l'eau de cuisson ; il n'y a nulle part où cacher un pecorino médiocre. Cette économie n'est pas une austérité, c'est un choix de mise au point.

Deux gestes techniques portent l'essentiel du répertoire. Le premier est la mantecatura : les pâtes finissent leur cuisson dans la sauce, avec une louche de leur eau de cuisson, et l'amidon dissous lie l'ensemble en une émulsion crémeuse sans une goutte de crème. Le second est le soffritto, oignon-carotte-céleri fondus lentement à l'huile, base de tous les ragù. Les deux prennent du temps et aucun matériel.

Le reste est géographique. Le nord cuisine au beurre, au riz et à la polenta, produit le risotto et les pâtes fraîches à l'œuf ; le sud cuisine à l'huile d'olive, à la tomate et aux pâtes sèches de semoule. Parler de « cuisine italienne » au singulier est une commodité — l'Italie a été unifiée bien après ses cuisines.


Le placard de base

Huile d'olive
Tomate
Parmesan
Basilic
Ail
Pâtes sèches
Origan

Cocktails