
Fondant au chocolat

Chocolat et beurre fondus au bain-marie, jaunes fouettés dedans, sucre et vingt grammes de farine, puis les blancs montés incorporés sans les casser. Quinze minutes à 180 °C pour un grand moule, moins pour des petits, et un refroidissement complet avant démoulage.
Un gâteau au chocolat n'était pas possible avant 1828 : cette année-là, le Néerlandais Van Houten met au point une presse qui sépare le beurre de cacao de la masse et permet d'obtenir une poudre, puis un chocolat solide à pâtisser. Tout ce qui précède se buvait. La recette d'ici tient par ses proportions : vingt grammes de farine pour deux cents grammes de chocolat, autrement dit presque pas de gluten et presque pas d'amidon. Ce qui fait la tenue du gâteau, c'est l'œuf coagulé et le beurre de cacao qui recristallise en refroidissant : voilà pourquoi il faut le laisser refroidir avant de le démouler, et pourquoi il paraît toujours trop peu cuit à la sortie du four.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 670 g préparés, 168 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 10 sur 10.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie à feu doux, ou au micro-ondes sur le programme « décongélation ».
C’est prêt quand : Le mélange est lisse, brillant et homogène, sans aucun morceau de chocolat visible.
Pendant ce temps, séparer les jaunes des blancs d'œuf et monter ces derniers en neige ferme. Réserver.
C’est prêt quand : Les blancs forment un bec d'oiseau ferme au bout du fouet et ne glissent pas du récipient lorsqu'il est incliné.
Quand le mélange chocolat-beurre est bien fondu, ajouter les jaunes d'œufs et fouetter.
Incorporer le sucre et la farine, puis ajouter les blancs d'œufs sans les casser.
Beurrer et fariner un moule à manqué et y verser la pâte à gâteau.
Enfourner à 180 °C (thermostat 6) et cuire pendant 15 minutes. Le temps de cuisson est à adapter suivant la taille de votre moule. Plus les moules sont petits, plus la cuisson sera rapide (10 minutes pour des mini moules).
C’est prêt quand : Les bords du gâteau sont pris et se détachent légèrement du moule, tandis que le centre reste souple et légèrement tremblotant.
Quand le gâteau est cuit, le laisser refroidir 30 minutes avant de le démouler.
0 / 7 étapes terminées
Pourquoi : Le chocolat a chauffé trop fort ou a reçu des projections d'eau. (Transferts de chaleur)
Rattrapage : Ajouter une cuillère à café de beurre ou d'huile tiède et fouetter vigoureusement pour lisser, ou recommencer à feu très doux.
Pourquoi : Le temps de cuisson était trop long ou le four trop chaud. (Transferts de chaleur)
Rattrapage : Réduire le temps de cuisson de 2 à 3 minutes la prochaine fois. Servir le gâteau actuel avec une crème anglaise pour compenser la sécheresse.
Pourquoi : Les blancs ont été incorporés trop rapidement ou le mélange chocolat-beurre était trop chaud. (Stabilité des mousses)
Rattrapage : Incorporer les blancs délicatement à l'aide d'une maryse, en effectuant un mouvement circulaire du bas vers le haut.
Le même problème, ailleurs sur le site :
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : boîte hermétique
Réchauffage : 10 à 15 secondes au micro-ondes à puissance moyenne pour tiédir le cœur.
À conserver au réfrigérateur pour maintenir la texture, mais à sortir à température ambiante 30 minutes avant de servir.
Remplacer les 20 g de farine par de la fécule de maïs ou de la poudre d'amande.
Remplacer le beurre par de l'huile de coco ou de la margarine végétale.

Les blancs montés sont la seule levée du gâteau ; il n'y a ni levure ni poudre à lever : chaque bulle perdue au mélange est du volume en moins.
Incorporer de l'air en fouettant : blancs en neige, chantilly, sabayon ; le volume, c'est de l'air emprisonné.

Des blancs battus sans sucre sont fragiles : montés « fermes » puis mélangés à une masse chocolatée dense, ils retombent vite. D'où l'obligation de les incorporer immédiatement et en deux temps.
Protéines et sucres stabilisent les bulles d'air ; une trace de gras (jaune d'œuf) empêche les blancs de monter.

Cinq œufs pour 20 g de farine : c'est l'œuf qui prend en masse et tient le gâteau. Toute la cuisson consiste à coaguler les bords en laissant le centre encore liquide.
Les protéines de l'œuf figent entre 62 et 85 °C : c'est ce qui lie crèmes, flans et appareils à quiche, et ce qui granule si on surchauffe.

200 g de chocolat et 100 g de beurre restent souples à température ambiante : c'est ce gras qui donne la sensation « fondante » une fois le gâteau refroidi.
Le gras enrobe, attendrit, isole le gluten (pâtes sablées) et transporte les arômes.

Chocolat et beurre fondent ensemble sans jamais dépasser 50 °C : au contact direct de la casserole, le chocolat masse et devient sableux.

Fermes mais encore brillants ; s'ils deviennent granuleux et se détachent en flocons, ils sont trop battus et ne s'incorporeront plus.

Un tiers des blancs sacrifié au fouet pour détendre, le reste à la maryse : c'est l'étape 4, décrite ici en une demi-phrase.

Beurre puis farine dans le moule à manqué, en tapotant pour retirer l'excédent : sans cela, un gâteau aussi humide reste collé.
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