
Chimodho (pain de maïs zimbabwéen à la poêle)

Un pain plat de farine de maïs cuit à la poêle couverte, croustillant dessus et moelleux dedans, qu'on mange au thé ou avec un ragoût.
Le chimodho est un pain sans four, et c'est sa contrainte de départ : il cuit dans une poêle épaisse couverte, sur un feu doux, en quinze à vingt minutes par face. La chaleur ne vient donc que du dessous, et le couvercle piège la vapeur qui cuit le dessus. C'est pourquoi il reste pâle sur le dessus et prend une croûte dorée dessous. La farine de maïs seule ne peut pas faire un pain : elle n'a pas de gluten, donc rien pour retenir le gaz. Le mélange traditionnel associe donc une part de farine de blé, qui donne la structure, à deux parts de maïs, qui donnent le goût et le grain sableux caractéristique. C'est exactement l'équilibre du cornbread américain, arrivé à la même solution par le même chemin. La levée est chimique et elle est pressée. Le bicarbonate contenu dans la levure chimique réagit avec la partie acide dès qu'il est mouillé, et une bonne moitié du gaz part dans les premières minutes. Une pâte laissée reposer sur le plan de travail lève donc dans le saladier plutôt que dans la poêle. On mélange juste ce qu'il faut pour qu'il ne reste pas de farine sèche, grumeaux compris, et on met à cuire immédiatement.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 6 personnes · 685 g préparés, 114 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 8 sur 8.
Étape 3 — La pâte se mélange et va dans la poêle dans la foulée, sans attendre.
Étape 5 — Cuit le matin, il se mange tiède à midi sans rien perdre.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Mélanger la farine de maïs, la farine, la levure, le sucre et le sel dans un saladier.
Ajouter le lait, l'œuf battu et le beurre fondu, et mélanger juste assez pour qu'il ne reste pas de farine sèche. Les grumeaux ne sont pas un problème.
C’est prêt quand : Il ne reste pas de farine sèche et la pâte est encore grumeleuse, ce qui est normal.
Verser aussitôt dans une poêle épaisse beurrée, couvrir, et cuire 18 minutes à feu doux : le dessous doit dorer sans brûler.
C’est prêt quand : Le dessous est doré uniformément et le dessus a pris, mat et sec au toucher.
Retourner le pain à l'aide d'une assiette et cuire 12 minutes de l'autre côté, toujours à couvert.
Laisser tiédir 10 minutes avant de couper en parts : chaud, la mie est encore collante.
C’est prêt quand : La lame ressort sèche et la tranche tient sans s'effriter.
0 / 5 étapes terminées
Pourquoi : Pâte trop travaillée. (Réseau de gluten)
Rattrapage : Mélanger juste assez, grumeaux compris.
Pourquoi : Pâte reposée avant la cuisson. (Poussée chimique)
Rattrapage : Dans la poêle aussitôt mélangée.
Pourquoi : Feu trop vif ou poêle trop fine. (Réaction de Maillard)
Rattrapage : Feu doux, poêle épaisse, à couvert.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : boîte hermétique
Réchauffage : En tranches, deux minutes par face à la poêle beurrée.
Deux jours à température ambiante, enveloppé dans un linge.
Une poignée de grains de maïs dans la pâte, très courant.
Le sucre réduit à dix grammes, pour l'accompagner d'un ragoût.
Du lait végétal et de l'huile à la place du beurre.
Un thé noir au lait

La levure chimique réagit dès qu'elle rencontre le lait et libère son gaz dans les premières minutes : la pâte va dans la poêle aussitôt mélangée, sinon la moitié de la levée s'est déjà échappée dans le saladier.
Levure chimique ou bicarbonate + acide libèrent du CO2 à la cuisson : gâteaux aérés sans fermentation.

Les cent grammes de farine de blé suffisent à former du gluten si on les travaille : d'où la consigne de mélanger juste assez pour mouiller la farine. Les grumeaux disparaissent à la cuisson, une pâte trop battue reste caoutchouteuse.
Le pétrissage crée un réseau élastique qui retient les gaz de fermentation ; à l'inverse, trop travailler une pâte à tarte la rend dure.

L'amidon du maïs absorbe le lait et gélatinise lentement à feu doux : c'est cette prise progressive qui donne une mie serrée et humide plutôt qu'un pain sec.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

Trente minutes à feu doux dans une poêle épaisse brunissent les deux faces sans brûler : le chimodho tire tout son goût de croûte de là, puisqu'il ne voit jamais un four.
Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.

Mélanger juste assez pour qu'il ne reste pas de farine sèche.

La poêle épaisse beurrée avant que la pâte n'y entre.

Trente minutes à feu doux et à couvert, en deux faces.
peut mal tourner en :
Soufflé au fromage
mêmes gestes : chemiser un moule, incorporer délicatement · même aliment : laitBlinis (petites crêpes russes au sarrasin et à la levure)
même geste : incorporer délicatement · même aliment : laitZopf (tresse suisse au beurre du dimanche matin)
même aliment : lait · même principe : réseau de glutenSoufflé à la patate douce et au gruyère
mêmes gestes : chemiser un moule, incorporer délicatement · même principe : gélatinisation de l'amidonDamper (pain australien de brousse cuit sans levure)
même aliment : levure chimique · même principe : poussée chimiqueSweet potato biscuits (petits pains du Sud des États-Unis à la patate douce)
même aliment : levure chimique · même principe : poussée chimique