
Gâteau basque

Deux abaisses d'une pâte sablée aux amandes, souple et dorée, fermées sur une crème pâtissière au rhum et cuites en une seule pièce. Le gâteau du Labourd, meilleur le lendemain, quand la crème a raffermi la pâte.
Le gâteau basque vient de Cambo-les-Bains, où Marianne Hirigoyen le vendait aux curistes vers 1830 sous le nom de « bistochak », le gâteau du dimanche. À l'origine, il était fourré de confiture de cerises noires d'Itxassou, la vallée voisine ; la crème pâtissière est arrivée quand les cerises ont manqué, et les deux versions coexistent aujourd'hui, la crème l'emportant en nombre. Ce qui trompe le cuisinier est la pâte : ce n'est ni une brisée ni une sablée classique, mais une pâte molle, très beurrée et souvent levée à la levure chimique, qui se manie froide et se fend si on la travaille tiède. On l'abaisse entre deux feuilles de papier, on la manipule vite, et l'on n'hésite pas à rapiécer. Le second piège est la crème : elle doit être froide et ferme au moment du montage, sinon elle traverse la pâte et le fond reste cru. Une fois cuit, le gâteau a besoin d'une nuit : la crème rend un peu d'humidité à la pâte, qui passe de sèche à fondante. C'est un gâteau de voyage, et c'est ainsi qu'il a quitté le Pays basque.
Difficulté: 3/5
Recette originale prévue pour 8 personnes · 1 504 g préparés, 188 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 10 sur 10.
Étape 7 — Cuire le gâteau entièrement : il est fait pour attendre une nuit.
Étape 4 — Préparer la pâte et la crème pâtissière et les garder séparément au réfrigérateur.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Travaillez le beurre mou avec le sucre et le zeste du citron râpé fin, à la spatule, jusqu'à obtenir une crème pâle. Ajoutez les œufs un à un en mélangeant bien entre chaque, puis 1 cl de rhum.
Ajoutez la farine, la poudre d'amandes, la levure et le sel, et mélangez juste assez pour former une pâte homogène et collante : trop travaillée, elle devient élastique. Divisez-la en deux pâtons, un gros (deux tiers) et un petit, aplatissez-les en disques épais, filmez et réfrigérez 2 heures au moins.
Laissez reposer la pâte au froid 2 heures : elle doit être ferme sous le doigt pour s'abaisser sans coller.
C’est prêt quand : La pâte est ferme sous le doigt et ne colle plus au papier.
Préparez la crème pâtissière, parfumez-la avec le reste du rhum en fin de cuisson, filmez-la au contact et refroidissez-la complètement au réfrigérateur : elle doit être froide et se tenir à la cuillère.
C’est prêt quand : La crème pâtissière froide se tient à la cuillère et garde la marque quand on la creuse.
Crème pâtissière
13 étapes · ~30 min · aussi 🤖 🥣Préchauffez le four à 180 °C et beurrez un moule à manqué de 24 cm. Abaissez le gros pâton entre deux feuilles de papier cuisson en un disque de 4 mm et de 30 cm. Retirez la feuille du dessus, retournez la pâte dans le moule et retirez la seconde feuille. Appliquez la pâte contre le fond et les bords, sur 3 cm de haut, en rapiéçant les déchirures du bout des doigts.
Étalez la crème pâtissière froide sur le fond en laissant 1 cm libre au bord. Abaissez le petit pâton en un disque de 24 cm, posez-le sur la crème et soudez les bords en pressant avec les doigts, puis rabattez l'excédent vers l'intérieur. Battez le jaune d'œuf avec une cuillerée d'eau et dorez toute la surface au pinceau. Tracez à la fourchette un quadrillage, ou la croix basque avec la pointe d'un couteau.
Enfournez 40 à 45 minutes à 180 °C, jusqu'à ce que le dessus soit d'un brun doré soutenu et que les bords se soient légèrement rétractés du moule.
C’est prêt quand : Le dessus est d'un brun doré soutenu, le dessin de la dorure est net, et les bords se sont légèrement décollés du moule.
Laissez refroidir complètement dans le moule, 2 heures au moins, avant de démouler : chaud, le gâteau se casse et la crème coule. Il est meilleur le lendemain.
0 / 8 étapes terminées
Pourquoi : Elle est trop tiède, ou trop peu reposée. (Matières grasses et texture)
Rattrapage : Remettez-la 15 minutes au réfrigérateur entre les feuilles de papier, puis reprenez. Les déchirures se rapiècent du doigt une fois dans le moule.
Pourquoi : Crème trop tiède ou trop liquide, ou soudure des bords insuffisante. (Gélatinisation de l'amidon)
Rattrapage : Le gâteau reste mangeable ; démoulez-le froid et coupez les bords. La prochaine fois, la crème doit être froide et ferme, et les bords pressés fermement.
Pourquoi : C'est normal : il n'a pas encore reposé. (Imbibition et capillarité)
Rattrapage : Attendez le lendemain : la crème aura humidifié la pâte et la texture sera fondante.
Le même problème, ailleurs sur le site :
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : sous une cloche ou dans une boîte, à température ambiante
Meilleur le lendemain. Au-delà de 48 heures, le réfrigérateur s'impose à cause de la crème ; sortez-le une heure avant de servir. Se congèle cuit, entier ou en parts.
La version originale : 400 g de confiture de cerises noires d'Itxassou à la place de la crème pâtissière, la pâte sans rhum.
Farine de riz et poudre d'amandes à parts égales à la place de la farine de blé : la pâte, déjà très beurrée, s'y prête, mais elle se rapièce encore plus.
Un Jurançon moelleux ou un cidre basque (sagarno), sec et frais.

La pâte porte 200 g de beurre pour 300 g de farine : le gras enrobe les grains de farine et empêche le gluten de se développer, d'où une pâte fondante qui se manie froide et se fend tiède.
Le gras enrobe, attendrit, isole le gluten (pâtes sablées) et transporte les arômes.

La levure chimique fait lever légèrement la pâte au four et la rend moelleuse plutôt que sablée : c'est ce qui distingue le gâteau basque d'une tarte fermée.
Levure chimique ou bicarbonate + acide libèrent du CO2 à la cuisson : gâteaux aérés sans fermentation.

La crème pâtissière, liée à l'amidon, tient à la cuisson du gâteau et ne bout pas dans la pâte ; une crème anglaise sans amidon rendrait son eau et détremperait le fond.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

Pendant la nuit de repos, l'humidité de la crème migre vers la pâte et la fait passer de sèche à fondante : le gâteau du lendemain est un autre gâteau.
Un biscuit sec aspire le liquide par capillarité : babas, tiramisu, gâteaux imbibés.

Le jaune d'œuf de la dorure apporte protéines et gras qui brunissent à 180 °C et donnent la couleur acajou du dessus, plus foncée que la pâte seule.
Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.

Le beurre mou est travaillé avec le sucre et le zeste jusqu'à une crème pâle : la méthode d'un gâteau plus que d'une pâte à tarte, et la raison de sa texture moelleuse.

Deux heures au réfrigérateur au minimum : la pâte est collante et informe à la sortie du saladier, ferme et maniable une fois froide.

Entre deux feuilles de papier cuisson, sans farine : la pâte est trop grasse pour se rouler sur un plan de travail sans coller.

Le disque est retourné dans le moule avec son papier, puis le papier ôté ; on appuie la pâte contre le fond et les bords et on rapièce les déchirures sans état d'âme.

Jaune battu avec une cuillerée d'eau, au pinceau, puis quadrillage à la fourchette ou croix basque au couteau : la dorure marque le dessin en brunissant.
Gâteau breton
mêmes ingrédients : rhum, jaune d'oeufGâteau nantais
mêmes ingrédients : rhum, poudre d'amandesBugnes lyonnaises
mêmes ingrédients : rhum, levure chimiquePithiviers
mêmes ingrédients : rhum, poudre d'amandesCannelés bordelais
mêmes ingrédients : rhum, jaune d'oeufGâteau à la clémentine et aux amandes
mêmes ingrédients : poudre d'amandes, levure chimiqueTarte aux kumquats et à la crème d'amande
cuisine française · mêmes gestes : crémer le beurre et le sucre, foncer un mouleGalette des rois
cuisine française · mêmes gestes : dorer à l'œuf, abaisser une pâtePains aux raisins
cuisine française · mêmes gestes : dorer à l'œuf, abaisser une pâtePâte sablée
cuisine française · mêmes gestes : foncer un moule, abaisser une pâteGâteau renversé à l'orange sanguine et à la polenta
même geste : crémer le beurre et le sucre · mêmes aliments : poudre d'amandes, levure chimiquePâte sucrée
cuisine française · mêmes gestes : foncer un moule, abaisser une pâte