
Le laurier ne se goûte jamais seul : il se remarque uniquement quand il manque, ce qui en fait l'herbe la plus difficile à évaluer et la plus facile à oublier.
139 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, italienne, portugaise, polonaise.
1.1 ans
5%
du poids, cru
1,5kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
353kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
0.2 g
en moyenne
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 834 mg |
| Magnésium | 120 mg |
| Phosphore | 113 mg |
| Potassium | 529 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,42 mg |
| Fer | 43,00 mg |
| Manganèse | 8,17 mg |
| Zinc | 3,70 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 309 µg |
| Bêta-carotène | 3 710 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
| Vitamine E | 1,79 mg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 46,5 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,01 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,42 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 2,01 mg |
| Vitamine B6 | 1,74 mg |
| Vitamine B12 | 0,00 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| EPA 20:5 n-3 | 0,00 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,00 g |
Le laurier utilisé en cuisine est le laurier sauce, Laurus nobilis, et lui seul : le laurier rose et le laurier cerise sont toxiques, ce qui vaut la peine d'être vérifié avant de cueillir dans un jardin. Les feuilles fraîches sont plus amères et plus vertes en goût que les sèches, qu'il faut environ deux fois plus. Séché, cherchez des feuilles entières d'un vert olive plutôt que brunes, souples plutôt que friables, et qui sentent nettement quand on les casse : une feuille qui ne dégage rien n'apporte rien. Les feuilles turques, plus larges et plus douces, sont les plus courantes en Europe ; les feuilles de laurier de Californie sont d'une autre espèce, beaucoup plus puissante, et se dosent de moitié.
Séché, dans un bocal hermétique à l'abri de la lumière : il garde un parfum utilisable environ un an, deux au plus. Il n'est pas dangereux au-delà, seulement inutile, et c'est le plus vieux fond de placard de la plupart des cuisines. Frais, les feuilles se gardent une semaine au réfrigérateur dans une boîte, ou plusieurs mois au congélateur. Le laurier est aussi l'herbe la plus facile à sécher soi même : une branche suspendue dans un endroit sec et aéré donne des feuilles utilisables en une à deux semaines. Un laurier en pot ou en haie fournit toute l'année, y compris en hiver, puisque c'est un arbuste à feuillage persistant.
Le mettre dès le début, il libère lentement
Le laurier est à l'opposé des herbes fraîches : ses composés aromatiques, dont l'eucalyptol, se libèrent lentement dans un liquide chaud et demandent au moins vingt à trente minutes pour s'exprimer. Une feuille jetée dans une sauce en fin de cuisson n'aura servi à rien. Il est fait pour les bouillons, les fonds, les marinades et les mijotés longs.
Casser ou froisser la feuille
Une feuille de laurier entière et intacte expose peu de surface : la froisser ou la casser en deux avant de l'ajouter accélère nettement la libération des huiles essentielles. Ne la réduisez pas en morceaux minuscules pour autant, il faut pouvoir la retrouver et la retirer avant le service, une feuille étant dure et coupante à avaler.
Toujours la retirer
Le laurier ne s'attendrit pas à la cuisson : la feuille reste rigide, avec des bords tranchants, et des cas de lésions de la gorge et de l'œsophage liés à l'ingestion de feuilles entières sont documentés. Comptez les feuilles que vous mettez et retirez les toutes, ou utilisez un bouquet garni ficelé, qui règle la question d'un geste.
Une feuille, pas trois
Le laurier a une amertume franche qui apparaît dès qu'on force la dose ou qu'on le laisse infuser des heures dans un petit volume. Pour un plat de quatre à six personnes, une à deux feuilles suffisent, et une seule si elle est fraîche. Le bon dosage est celui qu'on ne remarque pas : le laurier est là pour donner du fond, pas pour se signaler.
Marge d'erreur
tolérant
Tolérant sur le temps, exigeant sur la dose. Il supporte des heures de mijotage sans se dégrader, et c'est même là qu'il donne le meilleur : aucune herbe fraîche n'en ferait autant. Sa marge d'erreur est du côté de la quantité, où une feuille de trop dans un petit volume installe une amertume médicinale difficile à corriger, et du côté de l'oubli, une feuille laissée dans le plat étant un vrai risque à l'avalage.
Le laurier ne se réveille pas, il s'infuse : son eucalyptol passe lentement dans un liquide chaud, et une feuille demande au moins vingt minutes de mijotage pour donner quelque chose. C'est aussi ce qui explique qu'un laurier ajouté en fin de cuisson n'apporte rien du tout, alors qu'un laurier oublié dans un bouillon toute une nuit le domine.
La feuille sèche garde son parfum une année environ, à condition de rester entière et à l'abri de la lumière. Une feuille cassante et décolorée qui ne sent plus rien au froissement est un bout de carton : elle occupera le bouquet garni sans y participer.
« Le laurier ne sert à rien, on ne le goûte jamais. »
Faux, et c'est vérifiable en une seule expérience.
Le test est facile à faire chez soi : préparez un bouillon ou une sauce tomate, séparez le en deux avant d'ajouter le laurier, mettez une feuille dans une moitié seulement, laissez mijoter trente minutes et goûtez côte à côte. La différence est immédiate, non pas comme un goût de laurier identifiable, mais comme une profondeur et une longueur en bouche que l'autre moitié n'a pas. C'est exactement pour cela qu'il passe inaperçu : ses composés, principalement l'eucalyptol et le linalol, ne créent pas une note reconnaissable mais renforcent la perception de l'ensemble. La logique est la même que celle du fond de sauce ou de la croûte de parmesan.
La cuisson longue attenue son amertume pour diffuser des notes chaudes et boisees.
Il domine l'huile de la feuille et donne la note camphrée qui tient toute une cuisson longue.
Il donne la note verte et fleurie de la feuille fraîche, atténuée par le séchage.
Cette lactone donne l'amertume qui apparaît quand on laisse trop de feuilles infuser.
Il apporte le fond de girofle qui rend le laurier indispensable à un bouquet garni.
Herbes de Provence ×5 : le mélange contient du laurier : une pincée bien pleine (1 g) par feuille, en début de cuisson. Elles ne se retirent pas comme une feuille : le plat restera parsemé d'herbes, et le romarin du mélange se fait entendre
Origan ×2.5 : 0,5 g d'origan séché par feuille, en début de cuisson ; méditerranéen et un peu âpre, il va à la tomate et aux légumes : dans un bouillon de viande où le laurier restait discret, il parle trop fort
Thym ×2.5 : une demi-cuillère à café de thym séché (0,5 g) par feuille, en début de cuisson ; le thym parfume tout le plat au lieu d'infuser puis d'être retiré : n'en rajoutez pas en fin de cuisson
Le laurier est un liant aromatique : il ne crée pas de note propre mais donne de la profondeur à tout ce qui mijote longtemps, viandes braisées, légumineuses, bouillons, court bouillon, sauce tomate, marinades. Il fonctionne particulièrement bien avec les viandes grasses et le gibier, dont il équilibre la richesse, et avec le thym et le persil, avec lesquels il forme le bouquet garni. Il a aussi une place discrète en sucré, dans une crème infusée ou un riz au lait, où sa note légèrement mentholée surprend agréablement.
Ce que les 1220 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Une cuisson très courte ou une préparation froide
Ses composés ont besoin de chaleur et de temps pour passer dans le liquide : en dessous de vingt minutes, la feuille n'a rien libéré et n'occupe que de la place.
Sauf : Dans une marinade froide de plusieurs jours ou dans une huile infusée à froid, la durée remplace la chaleur et le laurier s'exprime très bien.
Le laisser dans le plat au service
La feuille reste rigide et coupante après cuisson, et des lésions de la gorge ou de l'œsophage liées à l'ingestion de feuilles entières sont documentées en littérature médicale.
Sauf : Un laurier réduit en poudre fine, comme dans certains mélanges d'épices, ne présente pas ce risque, mais son parfum s'évente très vite.
Abbuoto (rouleaux d'abats d'agneau à la crépine, à la molisaine)
4 feuilleAïoli garni
2 feuilleAlbóndigas en salsa (boulettes espagnoles en sauce aux amandes et au vin blanc)
1 feuilleArroz de tomate (riz portugais à la tomate)
1 feuilleAxoa de veau
1 feuilleAziminu
2 feuilleBableves (soupe hongroise de haricots secs à la saucisse fumée)
2 feuilleBacalhau à Brás (morue effilochée aux pommes de terre et aux œufs)
2 feuilleBaccalà mantecato (morue fouettée à l'huile d'olive)
1 feuilleBaeckeoffe
2 feuilleBarszcz czerwony (bortsch clair polonais à la betterave)
2 feuilleBase gede (pâte d'épices balinaise)
5 feuilleBifanas (sandwichs portugais au porc mariné à l'ail)
2 feuilleBigos (choucroute mijotée polonaise aux champignons et aux pruneaux)
3 feuilleBitterballen (croquettes néerlandaises de ragoût de bœuf, panées et frites)
2 feuilleBlaff de poisson guyanais
2 feuilleBobotie (gratin sud-africain de viande au curry et à la crème d'œuf)
4 feuilleBœuf bourguignon
2 feuilleBortsch (soupe russe à la betterave et au chou)
2 feuilleBouillabaisse
2 feuilleBouillon de volaille maison
2 feuilleBoulets à la liégeoise (grosses boulettes belges à la sauce aigre-douce aux raisins et à la pomme)
2 feuilleBourguignon de seitan
2 feuilleBourride
1 feuilleBrandade de morue
1 feuilleBrasato al Barolo (bœuf braisé au Barolo)
3 feuilleBrochet au beurre blanc
1 feuilleCanard aux navets
2 feuilleCarbonade flamande
2 feuilleCarbonade valdôtaine
3 feuilleCassoulet
2 feuilleChou farci auvergnat
2 feuilleChoucroute garnie
2 feuilleChoucroute maison (chou lactofermenté au gros sel)
2 feuilleChowder de palourdes de Saint-Pierre
1 feuilleChtchi (soupe russe au chou frais et à l'aneth)
2 feuilleCipaille miquelonnais
2 feuilleCivet de sanglier
2 feuilleConcombres lactofermentés à l'aneth
2 feuilleCoq au vin
2 feuilleCotechino con lenticchie (cotechino aux lentilles)
3 feuilleCotechino con lenticchie (saucisson de Modène aux lentilles)
2 feuilleCotriade
2 feuilleDaube provençale
2 feuilleDublin coddle (ragoût irlandais de saucisses, de lard et de pommes de terre)
2 feuilleEntrecôte à la bordelaise
1 feuilleFasolada (soupe grecque de haricots blancs à la tomate)
2 feuilleFeijão guisado (haricots blancs mijotés à la portugaise)
1 feuilleFeijoada (ragoût de haricots noirs et de viandes de porc)
3 feuilleFeijoada végétarienne (haricots noirs mijotés au tofu fumé)
3 feuilleFrijoles negros (haricots noirs à la cubaine au cumin)
2 feuilleGaeng massaman gai (curry massaman au poulet et aux pommes de terre)
2 feuilleGarbure
2 feuilleGarbure béarnaise (soupe de chou, de haricots et de confit de canard)
2 feuilleGiardiniera lactofermentée
2 feuilleGołąbki (choux farcis polonais à la viande et au riz)
3 feuilleGrão com espinafres (pois chiches aux épinards à la portugaise)
1 feuilleGribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)
2 feuilleGulasch triestino (goulasch de bœuf de Trieste)
2 feuilleHareng pommes à l'huile
2 feuilleIrish stew (ragoût irlandais de mouton aux pommes de terre)
2 feuilleJambon persillé
2 feuilleJardineira (ragoût portugais de bœuf aux légumes d'automne)
2 feuilleJollof rice (riz nigérian à la tomate et au piment)
2 feuilleJota triestina (soupe de haricots, choucroute et pommes de terre de Trieste)
2 feuilleKabsa (riz saoudien épicé au poulet et aux amandes)
2 feuilleKapuśniak (soupe polonaise au chou fermenté et aux côtes fumées)
2 feuilleKare ayam bumbu Bali (curry de poulet balinais au lait de coco)
1 feuilleKhmeli-suneli (mélange d'épices géorgien)
2 feuilleKig ha farz
2 feuilleKönigsberger Klopse (boulettes de veau allemandes à la sauce aux câpres)
1 feuilleLasagnes à la bolognaise
2 feuilleLasagnes à la bolognaise de lentilles
2 feuilleLenticchie di Castelluccio in umido (lentilles de Castelluccio mijotées à la tomate)
2 feuilleLentilles à la créole
2 feuilleLentilles au lard
1 feuilleLobio (haricots rouges géorgiens à la coriandre et aux noix)
2 feuilleMaqluba de chou-fleur (riz renversé palestinien aux aubergines)
3 feuilleMarmite dieppoise
1 feuilleMatelote d'anguille
1 feuilleMogettes au jambon
2 feuilleMoules à la crème
1 feuilleMoules-frites
1 feuilleNavarin d'agneau printanier
1 feuilleNdambé (ragoût sénégalais de haricots niébé)
2 feuilleŒufs en meurette
1 feuillePasta e ceci (pâtes aux pois chiches)
3 feuillePasta e patate (pâtes aux pommes de terre à la napolitaine)
1 feuillePatatas a la riojana (pommes de terre au chorizo et au paprika fumé)
2 feuillePâté lorrain
1 feuillePâtes au thon blanc, tomate et laurier
1 feuillePickles express de légumes d'automne
2 feuillePissaladière
2 feuillePot-au-feu
2 feuillePotjevleesch
3 feuillePoulet piri-piri (poulet mozambicain grillé au piment et au citron)
2 feuilleRagoût de boulettes québécois (boulettes de porc aux épices en sauce brune à la farine grillée)
1 feuilleRajma (curry de haricots rouges)
2 feuilleRatatouille niçoise
2 feuilleRevithosoupa (soupe grecque de pois chiches au citron et au romarin)
2 feuilleRibollita (soupe toscane de pain, chou et haricots blancs)
1 feuilleRillettes du Mans
2 feuilleRillons de Touraine
1 feuilleRiz Gras (riz mijoté à la viande et aux légumes)
2 feuilleRødkål (chou rouge danois braisé au vinaigre et à la pomme)
2 feuilleSalada de polvo (salade portugaise de poulpe à la coriandre)
2 feuilleSarde in saor (sardines marinées à l'aigre-doux)
2 feuilleSardinhas assadas (sardines grillées à la portugaise)
2 feuilleSarmale (choux farcis roumains au riz et à la viande)
3 feuilleSauce espagnole
1 feuilleSauce mala (huile pimentée au poivre de Sichuan)
2 feuilleSaucisse de Morteau aux pommes de terre
1 feuilleSayur lodeh (légumes indonésiens mijotés au lait de coco)
3 feuilleSoffritto molisano (ragoût d'abats de porc au piment et au concentré de tomate)
4 feuilleSoljanka (soupe russe aigre aux charcuteries, aux cornichons et aux olives)
2 feuilleSopa de castanhas (soupe portugaise de châtaignes au chorizo)
2 feuilleSopa de grão (soupe portugaise de pois chiches)
1 feuilleSoup ayam (soupe de poulet balinaise aux racines)
1 feuilleSoupe aux pois au jambon
2 feuilleSoupe aux pois jaunes végétarienne
2 feuilleSoupe carottes et lentilles
1 feuilleSoupe corse
1 feuilleSoupe de pois cassés au paprika fumé
2 feuilleSpaghetti alla chitarra all'abruzzese (spaghetti à la guitare, ragù d'agneau et de porc)
1 feuilleSugo alla genovese (sauce napolitaine aux oignons confits et au bœuf)
2 feuilleTardaglion' (polenta molisaine à la soupe de légumes et aux haricots)
2 feuilleTefteli (boulettes russes au riz, mijotées en sauce tomate à la crème)
1 feuilleTielle sétoise
1 feuilleTomatada com ovos (tomates mijotées aux œufs pochés à la portugaise)
1 feuilleTourtière du Lac-Saint-Jean
2 feuilleTripes à la mode de Caen
2 feuilleTutu de feijão (purée de haricots noirs à la farine de manioc)
2 feuilleVarenyky au chou et aux champignons (raviolis ukrainiens)
2 feuilleVeau aux olives
2 feuilleVitello tonnato (veau froid, sauce au thon)
2 feuilleZacuscă (caviar roumain d'aubergines et de poivrons grillés)
3 feuilleZiti tritati alla genovese (ziti cassés à la sauce napolitaine aux oignons confits)
2 feuilleZucca in saor (courge à l'aigre-douce vénitienne)
3 feuilleŻurek (soupe polonaise au levain de seigle et à la saucisse blanche)
2 feuilleLe laurier est d'abord un symbole avant d'être un condiment. Le laurier d'Apollon couronne les vainqueurs des jeux Pythiques, les poètes et les généraux romains triomphants ; les mots baccalauréat et lauréat en gardent la trace, et l'expression se reposer sur ses lauriers vient directement de cette couronne. Le laurier de Delphes était mâché par la Pythie, ce qui a nourri toutes sortes d'hypothèses sur ses effets, sans preuve solide.
Son usage alimentaire est méditerranéen et très ancien, mais il reste discret : le laurier n'est jamais le sujet d'un plat, il est un composant de fond. La cuisine française classique l'institutionnalise en l'intégrant au bouquet garni, formule codifiée qui associe thym, laurier et persil, et qui devient l'assaisonnement de base de tous les fonds et de tous les braisés.
Sa vraie carrière moderne est industrielle : le laurier entre dans une grande partie des bouillons cubes, des conserves de légumes, des marinades et des charcuteries, où il joue le même rôle d'arrière plan. C'est une herbe que la plupart des gens consomment quotidiennement sans jamais l'avoir achetée.
Les feuilles de laurier sont un répulsif ancien et documenté contre les insectes des denrées sèches. Une ou deux feuilles glissées dans un bocal de farine, de riz ou de légumes secs éloignent efficacement les charançons et les mites alimentaires, sans donner de goût au contenu. C'est un usage attesté depuis l'Antiquité et toujours recommandé dans les guides de conservation domestique. Le principe actif est le même que celui qui parfume les plats, notamment l'eucalyptol, dont l'action insectifuge est bien établie.
Source : Alan Davidson, The Oxford Companion to Food, entrée « bay leaf »
La science derrière
Le matériel
Quand ça rate
Les cuisines
Sources : Alan Davidson, The Oxford Companion to Food, entrée « bay leaf » ; Harold McGee, On Food and Cooking, chapitre sur les herbes ; Auguste Escoffier, Le Guide culinaire, fonds et bouquet garni.