
Gaeng massaman gai (curry massaman au poulet et aux pommes de terre)

Le plus doux des curries thaïs : poulet et pommes de terre mijotés dans le lait de coco avec cannelle, cardamome et laurier, équilibré au tamarin et au sucre de palme, avec des cacahuètes grillées.
Les épices entières, cannelle, cardamome et laurier, infusent dans le lait de coco au lieu d'être moulues dans la pâte : elles parfument sans jamais dominer, et se retirent avant de servir. C'est ce qui donne au massaman son caractère à part, plus proche d'un ragoût épicé que d'un curry vif. Les pommes de terre sont cuites à l'avance et n'entrent qu'à la fin, sinon elles se délitent et lient la sauce, qui doit rester fluide.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 2 101 g préparés, 525 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 8 sur 8.
Étape 7 — Le curry entier se prépare la veille et se réchauffe doucement : c'est la façon dont il est le meilleur.
Étape 1 — Les pommes de terre se cuisent et s'égouttent plusieurs heures à l'avance.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Faites cuire les pommes de terre coupées en gros cubes vingt minutes à l'eau bouillante salée, jusqu'à ce qu'elles soient tendres sans se défaire. Égouttez.
Faites griller les cacahuètes à sec quelques minutes, jusqu'à ce qu'elles blondissent. Coupez le poulet en gros cubes et les oignons en quartiers.
Faites chauffer l'huile dans une cocotte à feu doux et faites-y frire la pâte de curry massaman deux minutes, en remuant sans arrêt, jusqu'à ce qu'elle embaume.
C’est prêt quand : La pâte a foncé, elle accroche légèrement au fond et son odeur a perdu tout côté cru.
Ajoutez le poulet et le quart du lait de coco, et remuez cinq minutes jusqu'à ce que la viande soit enrobée et blanchie.
Versez le reste du lait de coco, ajoutez le laurier, la cardamome et le bâton de cannelle, et laissez mijoter quinze minutes à découvert et à petits frémissements.
C’est prêt quand : La surface est parcourue de bulles lentes et une fine pellicule d'huile orangée apparaît sur les bords.
Ajoutez les oignons, les pommes de terre et les cacahuètes, et poursuivez dix minutes.
Assaisonnez avec la sauce poisson, le sucre de palme et la pâte de tamarin, goûtez et ajustez. Retirez le laurier et la cannelle avant de servir avec du riz.
C’est prêt quand : La sauce nappe le dos de la cuillère et l'on distingue nettement le sucré, le salé et l'acide sans qu'aucun ne domine.
0 / 7 étapes terminées
Pourquoi : Le curry a bouilli à gros bouillons et l'émulsion du lait de coco s'est rompue. (Émulsion)
Rattrapage : Retirez du feu, ajoutez trois cuillerées de lait de coco froid et fouettez. Maintenez ensuite un frémissement à peine visible.
Pourquoi : Le sucre de palme a été ajouté avant que la sauce ait fini de réduire, et la réduction l'a concentré.
Rattrapage : Rectifiez avec de la pâte de tamarin et un trait de sauce poisson, jamais avec de l'eau, qui affadirait tout le reste.
Pourquoi : Elles étaient trop cuites à l'eau, ou d'une variété farineuse.
Rattrapage : Cuisez-les jusqu'à ce qu'une pointe de couteau entre avec une légère résistance, et prenez une variété à chair ferme.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : boîte hermétique
Réchauffage : À feu doux, à couvert, en ajoutant un peu de lait de coco si la sauce a trop épaissi. Jamais à ébullition.
Le curry se garde quatre jours et gagne à reposer une nuit. Les pommes de terre s'imbibent et deviennent excellentes.
Du paleron en gros cubes à la place du poulet, avec deux heures de mijotage au lieu de vingt-cinq minutes : c'est la version la plus traditionnelle.
Patate douce et pois chiches à la place du poulet, sauce soja à la place de la sauce poisson, et une pâte de curry sans pâte de crevettes.
Des noix de cajou grillées les remplacent avec le même rôle de rondeur et de croquant.
Un viognier ou un pinot gris, dont le gras et les notes d'abricot suivent le lait de coco

Le lait de coco est ajouté en deux fois : un quart pour enrober le poulet dans une phase riche en gras, le reste pour le mijotage. Une cuisson à découvert et à petits frémissements laisse l'émulsion tenir ; à gros bouillons elle se sépare en grains huileux.
Dispersion stable de gras dans l'eau (ou l'inverse) grâce à un émulsifiant et à l'agitation : mayonnaise, vinaigrette, ganache.

Cardamome, cannelle et laurier sont des épices entières laissées quinze minutes dans le liquide chaud : elles cèdent lentement leurs composés aromatiques et sont retirées avant qu'ils ne deviennent amers.
Les molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.

Le tamarin, le sucre de palme et la sauce poisson sont ajoutés en dernier, ensemble : c'est leur équilibre qui définit le massaman, et il ne peut se juger que sur la sauce finie et réduite.
L'acide raffermit les protéines, ralentit l'oxydation, équilibre le goût et active le bicarbonate.

Les pommes de terre sont cuites à l'eau à part puis ajoutées : cuites dans le curry, elles y libéreraient leur amidon et épaissiraient la sauce en purée.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

La pâte de curry est frite deux minutes dans l'huile à feu doux avant tout liquide : c'est ce qui transforme un goût cru et agressif en parfum rond.

À découvert et à tout petits frémissements : le curry doit réduire, et un couvercle renverrait l'eau dedans.

Le massaman se goûte trois fois en fin de cuisson, en corrigeant un axe à la fois : sucré, salé, acide.

Pommes de terre en gros cubes et oignons en quartiers : de petits morceaux se défont pendant les dix dernières minutes.
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