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CookNGeekRecettes
  1. Ingrédients
  2. /
  3. Crème fraîche

Crème fraîche

Produits laitiers
végétarien
sans gluten

La crème fraîche épaisse ne tranche pas dans une sauce chaude, la crème liquide si : la différence tient à une fermentation et à un taux de gras.

73 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, russe, polonaise, mexicaine.

La fiche
L’index glycémique
Choisir
Conserver
Les gestes
Les états
Idée reçue
Le profil
Remplacer
Il remplace
Les accords
La constellation
Les duos
Les bases
À éviter
Les recettes
Histoire
Le détail
Aller plus loin

La fiche

Se garde

10 jours

5 jours une fois entamé

Eau

62%

du poids, cru

Empreinte carbone

4kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

pH

4,5

franchement acide

Calories

291kcal

pour 100 g

Composition
Protéines2,3 g
Glucides2,8 gdont 2,8 g de sucres
Lipides30 gdont 20 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste64,9 g
Sel0,1 g
D’après ADEME. Agribalyse, base de données françaises d’inventaires de cycle de vie agricoles et alimentaires (Licence Ouverte / Etalab).

pour 100 g, source Agribalyse, fiabilité élevée

Prix
€€€

moyen

Rôles en cuisine
émulsifiant
épaississant
stabilisant
Allergènes
lait
Minéraux et vitamines (9 publiés)
Pour 100 g
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes
CaCalcium78 mg
MgMagnésium8 mg
PPhosphore67 mg
KPotassium118 mg
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides
AVitamine A (équivalents rétinol)297 µg
K1Vitamine K12,3 µg
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson
B2Vitamine B2 (riboflavine)0,12 mg
B5Vitamine B5 (acide pantothénique)0,25 mg
B6Vitamine B60,02 mg
D’après Anses. 2025. Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual, Crème 30% MG, épaisse, rayon frais (19410) (Licence Ouverte / Etalab). L’Anses ne participe pas à ce site et n’en cautionne pas le contenu.
Acides gras, oméga-6 et oméga-3 (6 publiés)
3,8 : 1
Oméga-6 / oméga-3
0,48 g n-6 · 0,13 g n-3 pour 100 g
Pour 100 g
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique
18:2Acide linoléique 18:2 n-60,44 g
20:4Acide arachidonique 20:4 n-60,04 g
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique
18:3Acide alpha-linolénique 18:3 n-30,11 g
20:5EPA 20:5 n-30,01 g
22:6DHA 22:6 n-30,01 g
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même
18:1Acide oléique 18:1 n-95,87 g
L’Anses publie des références nutritionnelles pour ces acides gras, chez l’adulte et sur une base de 2 000 kcal : 4 % de l’apport énergétique pour l’acide linoléique (oméga-6), 1 % pour l’acide alpha-linolénique (oméga-3), 250 mg pour l’EPA et 250 mg pour le DHA. Anses, « Les lipides »D’après Anses. 2025. Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual, Crème 30% MG, épaisse, rayon frais (19410) (Licence Ouverte / Etalab). L’Anses ne participe pas à ce site et n’en cautionne pas le contenu.

Son index glycémique

30

Index glycémique bas

valeur estimée par similarité avec un aliment mesuré

0,8 de charge pour 100 g

2,8 g de glucides pour 100 g, charge basse

lactose résiduel.

L’aire de cette courbe est la charge de 100 g de crème fraîche, 0,8. Une seule courbe occupe tout le cadre : sa largeur ne se compare à rien ici, c’est sa hauteur qui est l’index et son aire la charge.

à jeuntemps après le repas →montée de la glycémieCrème fraîche : index 30, 2,8 g de glucides, charge 0,8Crème fraîcheL’aire sous la courbe est la charge glycémique. La forme est un schéma ; seule l’aire est calculée. Les axes ne portent aucune unité : ni la hauteur ni la durée ne sont une mesure prise sur quelqu’un. Rien n’est enregistré.La largeur du cadre s’ajuste à la courbe la plus large : elle compare les courbes de ce graphe entre elles, pas celles d’une fiche à l’autre.
bas jusqu’à 55 · modéré jusqu’à 69 · élevé au-delà
charge = index × glucides ÷ 100

Cuisiner IG bas : ce que ces deux nombres mesurent, la table complète et les recettes du catalogue.

🩺 Les index sont ceux des tables internationales publiées : ils décrivent l’aliment tel qu’il est mangé, mesuré sur un groupe, et une glycémie individuelle en dépend moins que du reste du repas.

Bien le choisir

Le mot « fraîche » désigne en France une crème non stérilisée, pasteurisée seulement, et « épaisse » signifie qu'elle a été ensemencée en ferments lactiques, qui l'acidifient et l'épaississent. C'est cette acidité qui lui donne son goût légèrement aigre et sa tenue. Vérifiez le taux de matière grasse : à 30 % et au-dessus, elle supporte la chaleur et se laisse réduire ; les crèmes allégées à 15 % tranchent facilement et ne montent pas. La crème fraîche d'Isigny bénéficie d'une AOP. Attention aux mentions trompeuses : une crème « épaisse » qui doit sa texture à des épaississants ajoutés, et non à une fermentation, se repère à sa liste d'ingrédients, qui doit ne contenir que de la crème et des ferments lactiques.

  • 30 % de matière grasse au minimum pour cuisiner
  • Liste d'ingrédients : crème et ferments lactiques, rien d'autre
  • « Fraîche » veut dire pasteurisée, donc au rayon frais et non en brique longue conservation
  • L'épaisseur doit venir des ferments, pas d'un épaississant ajouté

Le garder

Au réfrigérateur, entre 0 et 6 °C, et de préférence dans la partie la plus froide plutôt que dans la porte : c'est un produit pasteurisé et vivant, dont la date limite de consommation compte réellement. Un pot entamé se garde environ une semaine, à condition de toujours prélever avec une cuillère propre. Son acidité la protège mieux qu'une crème liquide UHT ouverte, mais elle finit par tourner franchement amère. Elle ne se congèle pas telle quelle : la structure se rompt et elle rend son eau à la décongélation, ce qui la rend inutilisable crue. Congelée puis intégrée à une sauce chauffée, en revanche, le défaut de texture disparaît.

Sécurité alimentaire

Une crème qui a nettement gonflé son opercule, qui sent la levure ou l'alcool, ou dont la surface porte des points colorés se jette : le développement de moisissures dans un produit laitier gras n'est pas cantonné à la surface visible, contrairement à une pâte dure. Une simple acidité renforcée, sans autre signe, est en revanche normale.

Les gestes qui changent tout

1

Elle tient la chaleur mieux que la liquide

Sa fermentation a déjà partiellement déstabilisé les protéines, et son taux de gras élevé protège l'émulsion : elle supporte une ébullition courte là où une crème allégée tranche. Ajoutez la tout de même hors du feu ou à feu doux dans une sauce acide, vin blanc, citron, tomate, où l'addition d'acide reste ce qui la fait grainer.

la science · le ratage

2

La détendre avant de l'incorporer

Versée en bloc dans un liquide chaud, la crème épaisse forme des grumeaux le temps de se disperser. Délayez la d'abord avec deux cuillères du liquide chaud dans un bol, puis reversez le tout : la température s'égalise progressivement et l'incorporation est immédiate et lisse. Le geste prend dix secondes et évite un passage au chinois.

l'outil · le ratage

3

Réduire pour lier

Une crème à 30 % de matière grasse épaissit toute seule en réduisant : l'eau part, le gras et les protéines se concentrent, et la sauce nappe sans farine ni fécule. C'est le principe des sauces à la crème de la cuisine française. Comptez cinq à dix minutes à petits bouillons, et arrêtez quand la sauce nappe le dos d'une cuillère.

la science · le geste · l'outil

4

Elle ne monte pas comme la liquide

Pour une chantilly, il faut une crème liquide entière à 30 % au moins, bien froide : la crème fraîche épaisse, déjà structurée par ses ferments, ne foisonne pas correctement. Elle peut en revanche être fouettée légèrement pour être détendue, ou allégée avec un peu de crème liquide, ce qui donne une texture intermédiaire utile pour napper.

la science · le geste · le ratage

Marge d'erreur

tolérant

Tolérante, nettement plus que la crème liquide allégée : son gras et son acidité la rendent stable, elle supporte une ébullition courte, se réduit sans grainer et rattrape un plat trop salé ou trop épicé. Elle devient exigeante en présence d'acide et de chaleur simultanés, où elle tranche comme les autres, et dans les préparations montées, où sa structure de départ l'empêche tout simplement de foisonner.

Ses états et son émulsion

  • Épaisse et froide

    Se tient à la cuillère, légèrement acidulée : la maturation par les ferments l'a épaissie sans la fouetter.

    Cuillerée sur une soupe, liaison hors du feu, base d'une sauce froide. Son acidité relève ce qu'une crème douce se contente d'adoucir.

  • Chauffée

    Se détend et devient fluide, sans grainer tant qu'elle est entière.

    Sauces et gratins. Ses 30 % de matière grasse protègent les protéines de l'acidité et de la chaleur : c'est ce qui la rend plus sûre qu'un yaourt dans une sauce chaude.

  • Grainée

    Petits grumeaux blancs dans un liquide clair : une ébullition franche, ou un ajout d'acide sur une crème allégée.

    Rattrapable au mixeur plongeant si la séparation est légère ; sinon la sauce se refait. Ajouter la crème hors du feu évite le problème plutôt que de le réparer.

30%de matière grasse, au minimum

Une crème fraîche épaisse à 30 % monte, mais moins bien qu'une crème liquide, parce que la maturation a déjà partiellement structuré son réseau de gras. En dessous de 30 %, comme pour toute crème, le réseau de globules gras n'est plus assez dense pour retenir l'air, et aucun tour de main ne compense.

Chiffres : reference.

Idée reçue

« La crème allégée est un bon substitut pour cuisiner. »

Faux dès qu'il y a de la chaleur.

Dans une crème, les globules gras entourent et séparent les protéines : c'est ce qui les empêche de s'agréger quand la chaleur les dénature. En dessous d'environ 30 % de matière grasse, il n'y a plus assez de gras pour jouer ce rôle, et les protéines se lient entre elles : la sauce graine. La démonstration est simple à faire, deux casseroles, un fond de vin blanc dans chacune, une crème à 30 % dans l'une et une crème à 15 % dans l'autre, portées ensemble à frémissement : la seconde tranche, la première non. C'est aussi pourquoi une crème allégée ne monte pas en chantilly, il n'y a pas assez de gras pour construire le réseau qui piège l'air.

Le principe en détail

Son profil et ses molécules

lactéfermentéacidesucré
léger

À la cuisson, son acidité s'atténue pour laisser place à une douceur onctueuse qui lie les saveurs.

  • Acide lactique

    acide organiquegoûtarôme

    Il vient des ferments et donne l'acidité qui distingue la crème fraîche épaisse de la crème liquide.

    Elle expliquefermentéacideacidifiant
  • Caséine

    protéinetextureémulsion

    Acidifiée, elle floconne légèrement et donne l'épaisseur cuillerable sans aucun épaississant.

    Elle expliqueémulsifiant
  • Diacétyle

    cétonearôme

    Elle est fabriquée par les mêmes ferments et donne l'odeur de beurre frais de la crème mûre.

    Elle expliquelacté
  • Lactose

    glucidegoût

    Ce qu'il en reste après fermentation donne la douceur qui équilibre l'acidité.

    Elle expliquesucré
  • Triglycérides

    lipidetextureémulsion

    Le taux élevé de gras empêche la crème de trancher dans une sauce chaude, contrairement au yaourt.

    Elle expliquestructurant

Par quoi le remplacer

Crème d'avoine ×1 : goût neutre ; sauces, quiches, gratins ; contient du gluten

Crème de cajou ×1 : sauces, quiches, gratins ; onctueux proche de la crème épaisse ; contient des fruits à coque

Crème de coco ×1 : partie épaisse ; goût coco marqué

Crème de soja ×1 : goût neutre ; sauces et gratins ; moins acide que la crème fraîche, ajouter quelques gouttes de citron pour retrouver le mordant

Fromage blanc ×1 : à poids égal dans un appareil à quiche : les œufs font prendre, la crème ne fait qu'enrichir ; près de quatre fois moins calorique (78 kcal contre 291 aux 100 g) et presque sans matière grasse, la garniture est plus ferme et moins fondante ; préférez un fromage blanc à 20 %, ou égouttez un 3 % 30 minutes, lissez-le au fouet avec les œufs et sortez la quiche dès que le centre tremble à peine

Fromage frais ×1 : à poids égal, détendu au fouet avec un peu de lait ou directement avec les œufs, il est plus ferme que la crème ; à peine moins gras (22 % contre 30) mais neuf fois plus salé (0,9 g contre 0,1 g aux 100 g) : ne salez pas l'appareil, la garniture s'en charge

Lait de coco ×1 : partie épaisse uniquement ; goût coco marqué

Ricotta ×1 : à poids égal, lissée au fouet avec les œufs et le lait, elle est granuleuse ; deux fois moins calorique (146 kcal contre 291 aux 100 g) et trois fois moins grasse, l'appareil est plus dense et se coupe plus net ; égouttez-la si elle baigne dans son petit-lait

Yaourt ×1 : à poids égal, à condition de l'égoutter 30 minutes dans une passoire fine, sinon il rend de l'eau au four et l'appareil prend mal ; entier plutôt que 0 % ; près de cinq fois moins calorique (61 kcal contre 291 aux 100 g)

Yaourt Grec ×1 : à poids égal, battu avec les œufs et le lait ; deux fois moins calorique (128 kcal contre 291 aux 100 g) et trois fois moins gras, l'appareil prend aussi bien, un peu plus acide et moins fondant ; prenez un grec épais, un 0 % rend de l'eau au four

Ce qu’il peut remplacer

Mascarpone ×1 : à poids égal, une crème épaisse entière (30 % de matières grasses) bien froide ; plus acide et moins dense : fouetter juste ce qu'il faut et compter une nuit de repos au frais pour que la crème se tienne

Pourquoi ça marche

La crème fraîche fait deux choses à la fois : elle apporte du gras, qui porte les arômes liposolubles et adoucit le piquant, et une acidité lactique, qui allège cette richesse. C'est pourquoi elle fonctionne aussi bien avec les champignons, la volaille, le poisson fumé et les pommes de terre qu'avec les préparations très relevées, où elle calme, et les fruits acides, où elle arrondit. Ses partenaires classiques sont l'échalote, le vin blanc, la moutarde, l'estragon, la ciboulette, le paprika et le citron.

La constellation des accords

Ce que les 1220 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.

Constellation des accords : Crème fraîcheCrèmefraîcheCrème fraîche et Pâte brisée : 22 recettes en commun, 11 fois plus souvent que si c’était le hasard.Pâte briséeCrème fraîche et Beurre : 36 recettes en commun, 2,2 fois plus souvent que si c’était le hasard.BeurreCrème fraîche et Poivre : 57 recettes en commun, 1,6 fois plus souvent que si c’était le hasard.PoivreCrème fraîche et Oeuf : 36 recettes en commun, 1,9 fois plus souvent que si c’était le hasard.OeufCrème fraîche et Lait : 21 recettes en commun, 2,5 fois plus souvent que si c’était le hasard.LaitCrème fraîche et Aneth : 10 recettes en commun, 5,6 fois plus souvent que si c’était le hasard.AnethCrème fraîche et Cidre : 6 recettes en commun, 14 fois plus souvent que si c’était le hasard.CidreCrème fraîche et Échalote : 13 recettes en commun, 3,3 fois plus souvent que si c’était le hasard.ÉchaloteCrème fraîche et Champignons de Paris : 7 recettes en commun, 3,7 fois plus souvent que si c’était le hasard.Champignons de Paris
Épaisseur : l’écart au hasard
Taille et proximité : les recettes partagées

Ses meilleurs duos

Crème fraîche + Pâte brisée

Les bases où il entre

Crème fraîche + Lait + Pâte brisée

Ce qui ne marche pas

Une réduction longue avec du vin blanc à feu vif

L'acide et la chaleur soutenue additionnent leurs effets sur les protéines : elles s'agrègent et la sauce graine, sans possibilité de la reprendre.

Sauf : Faire réduire le vin d'abord, puis ajouter la crème hors ébullition, donne exactement le même goût sans le risque.

La congeler pour un usage cru

Les cristaux de glace rompent l'émulsion : à la décongélation, la crème rend son eau et sa texture devient granuleuse, ce qui se voit immédiatement sur une préparation froide.

Sauf : Intégrée à une sauce chauffée, une crème décongelée redevient parfaitement lisse et le défaut ne se voit plus.

73 recettes qui en contiennent

Aligot

200 g

Andouille de Guémené aux pommes

100 g

Bableves (soupe hongroise de haricots secs à la saucisse fumée)

200 g

Blinis (petites crêpes russes au sarrasin et à la levure)

150 g

Bortsch (soupe russe à la betterave et au chou)

120 g

Chtchi (soupe russe au chou frais et à l'aneth)

120 g

Crozets au beaufort

150 g

Enchiladas de haricots rouges et cheddar

100 g

Escalope à la normande

200 g

Escondidinho de carne seca (parmentier brésilien de manioc au bœuf séché)

100 g

Esquites (maïs sauté à la mexicaine au citron vert)

100 g

Ficelle picarde

300 g

Flamiche aux poireaux

200 g

Flammekueche

150 g

Galette aux pommes de terre

250 g

Galette forestière

150 g

Gołąbki (choux farcis polonais à la viande et au riz)

100 g

Gratin de quinoa, brocoli et cheddar

200 g

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

150 g

Homard à l'armoricaine

60 g

Kig ha farz

100 g

Königsberger Klopse (boulettes de veau allemandes à la sauce aux câpres)

80 g

Mămăligă cu brânză (polenta roumaine au fromage et à la crème)

200 g

Marmite dieppoise

300 g

Mizeria (salade polonaise de concombre à la crème et à l'aneth)

200 g

Moules à la crème

200 g

Palak paneer

100 g

Palak shorba (velouté indien d'épinards aux épices)

60 g

Papanași (beignets roumains au fromage blanc, crème et confiture)

250 g

Pierogi ruskie (raviolis polonais à la pomme de terre et au fromage blanc)

100 g

Placki ziemniaczane (galettes polonaises de pommes de terre râpées)

150 g

Poires tapées

100 g

Poulet au vin jaune et aux morilles

400 g

Poulet Vallée d'Auge

300 g

Pulpety w sosie koperkowym (boulettes polonaises à la sauce à l'aneth)

120 g

Quiche à l'aubergine et au parmesan

200 g

Quiche à l'oignon confit

200 g

Quiche à la carotte et au cumin

200 g

Quiche à la tomate et à la moutarde

150 g

Quiche au brocoli et au cheddar

200 g

Quiche au potiron et à la sauge

200 g

Quiche aux asperges et au parmesan

200 g

Quiche aux champignons et au comté

200 g

Quiche aux courgettes et à la feta

200 g

Quiche aux épinards et à la ricotta

180 g

Quiche aux petits pois et à la menthe

200 g

Quiche aux poireaux et au chèvre

200 g

Quiche aux poivrons rôtis et à la mozzarella

200 g

Quiche aux trois fromages

200 g

Quiche lorraine

250 g

Rôti de porc à la moutarde

150 g

Saint Jacques à la Fouesnantaise

50 g

Salpicão de frango (salade de poulet effiloché à la mayonnaise)

80 g

Smørrebrød à l'œuf dur, radis et aneth

100 g

Sole normande

150 g

Soljanka (soupe russe aigre aux charcuteries, aux cornichons et aux olives)

150 g

Soupe de haricots noirs à la mexicaine

10 cL

Soupe de pois cassés au paprika fumé

100 g

Syrniki (galettes russes au fromage blanc poêlées)

120 g

Szarlotka (tarte polonaise aux pommes et à la cannelle)

60 g

Tarte à la betterave, noix, feta et bleu

200 g

Tarte au maroilles

150 g

Tarte aux abricots

150 g

Tarte aux cerises

150 g

Tarte aux mirabelles

150 g

Tarte aux pêches

150 g

Tarte aux prunes

150 g

Tarte fine aux endives caramélisées et au maroilles

100 g

Tartiflette

100 g

Tefteli (boulettes russes au riz, mijotées en sauce tomate à la crème)

150 g

Vareniki aux cerises (raviolis russes aux cerises et à la crème)

200 g

Varenyky au chou et aux champignons (raviolis ukrainiens)

150 g

Żurek (soupe polonaise au levain de seigle et à la saucisse blanche)

150 g

Son histoire

La crème fraîche épaisse est le produit d'une époque où le lait n'était pas réfrigéré. Le lait laissé reposer voyait sa crème remonter en surface en une nuit, et pendant ce temps les bactéries lactiques naturellement présentes l'acidifiaient : la crème récoltée le matin était donc spontanément fermentée, épaisse et légèrement aigre. Ce que l'industrie fait aujourd'hui volontairement par ensemencement était à l'origine un fait subi.

La Normandie en fait une spécialité, favorisée par des pâturages et des races laitières adaptées. La crème d'Isigny obtient une AOC en 1986, l'une des rares crèmes protégées au monde. Le beurre et la crème structurent toute la cuisine du nord de la France, par opposition à l'huile d'olive du sud, une frontière alimentaire que les géographes ont largement documentée.

La séparation moderne, avec l'écrémeuse centrifuge inventée par Gustaf de Laval en 1878, puis la réfrigération, ont produit l'autre crème, la crème liquide non fermentée, qui monte en chantilly mais tranche plus facilement. Les deux produits coexistent aujourd'hui dans le même rayon sans que leurs usages soient toujours distingués, ce qui explique une bonne part des sauces ratées.

Le détail qu’on ignore

La crème fraîche d'Isigny sur Mer, en Normandie, bénéficie d'une appellation d'origine depuis 1986, ce qui en fait l'une des très rares crèmes protégées au monde : la plupart des pays ne considèrent pas la crème comme un produit de terroir. Le cahier des charges lie sa qualité aux herbages du Bessin, sur des sols argileux enrichis par les marées, dont les analyses montrent une teneur particulière en iode et en oligo éléments qui se retrouve dans le lait. Le même territoire porte aussi l'AOP du beurre d'Isigny.

Source : Institut national de l'origine et de la qualité, cahier des charges de l'AOP Crème d'Isigny

Pour aller plus loin

La science derrière

Émulsion
Fermentation lactique
Réduction et concentration
Dénaturation des protéines

Les gestes

Réduire
Lier une sauce
Mijoter
Gratiner

Le matériel

Sauteuse
Fouet
Casserole

Quand ça rate

La sauce a tranché
C'est granuleux ou plein de grumeaux
La sauce reste liquide

Les cuisines

Française

Sources : INAO, cahier des charges de l'AOP Crème d'Isigny ; Harold McGee, On Food and Cooking, chapitre sur le lait et la crème ; Anses, table Ciqual, crème fraîche épaisse 30 % MG.

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