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L'inflation-core : bas morceaux, légumineuses sèches, petits poissons, et la technique qui les rend bons

Anti-gaspi
8 parties

Entre 2021 et 2024, les prix alimentaires en France ont augmenté de plus de 20 %, et la viande, le poisson et les produits laitiers ont mené la hausse. Une génération a répondu en redécouvrant ce que les cuisines paysannes et bourgeoises d'Europe savaient : les morceaux que la boucherie vend le moins cher sont ceux qui demandent le plus de temps, et le temps est la seule chose que le cuisinier domestique a en abondance. Ce que les réseaux sociaux ont appelé « inflation-core » n'est pas une mode pauvre, c'est un retour de technique. Un jarret, un pied de veau, des tripes, un foie de porc, un kilo de lentilles sèches, une boîte de sardines fraîches, les épluchures de la semaine : chacun a sa chimie, et la connaître fait toute la différence entre un ragoût filandreux et une daube qui tient à la cuillère. Ce dossier la détaille, avec les chiffres que le catalogue porte pour chaque ingrédient (niveau de prix, empreinte carbone, composition) et pour chaque recette.

Ce que l'inflation a changé, et ce que le catalogue en sait

L'indice des prix à la consommation de l'Insee pour l'alimentation a progressé d'environ 12 % sur la seule année 2022 et de 7 % sur 2023, soit la hausse la plus forte depuis les années 1970. Les protéines animales ont tiré l'ensemble : viande, poissons, œufs, laitages. La réaction des ménages, documentée par le Crédoc et par les panels de distribution, a été de déplacer les achats vers les légumineuses, les œufs, les morceaux à mijoter et les conserves de poisson, et de réduire le gaspillage. Ce sont exactement les quatre leviers de ce dossier.

Chaque fiche d'ingrédient du catalogue porte un niveau de prix de 1 (bon marché) à 3 (cher), une empreinte carbone en kilogrammes d'équivalent CO2 par kilogramme (Agribalyse), et une composition Ciqual. Les deux premiers chiffres se suivent de près : ce qui coûte cher à produire coûte cher au climat. Le bœuf à mijoter est en niveau 3 avec 27 kg CO2e, la côte de bœuf à 32, l'épaule de mouton à 28. Le jarret de porc est en niveau 1 à 4,5 kg, le pied de veau en niveau 1, les tripes de bœuf en niveau 1 à 8 kg, le foie de porc en niveau 1 à 4,5 kg, la carcasse de poulet en niveau 1 à 5,4 kg. Les légumineuses sèches sont en niveau 1 autour de 0,9 kg. Les sardines et le maquereau sont en niveau 2 à 3 et 3,5 kg, là où le saumon et le thon sont en niveau 3 à 5 et 6 kg.

Un kilogramme de lentilles sèches donne 2,5 kg de lentilles cuites et 24 g de protéines aux 100 g sec : à l'achat, c'est la protéine la moins chère du catalogue, suivie de l'œuf, du foie et des petits poissons gras. Le tableau ci-dessous classe les sources de protéines de ce dossier par niveau de prix, avec leur empreinte et leur teneur en protéines.

Ce que l'inflation a changé, et ce que le catalogue en sait
Ingrédient (fiche du catalogue)Niveau de prix (1 à 3)Empreinte (kg CO2e/kg)Protéines (g/100 g)
Lentilles sèches10,924
Pois chiches secs10,919,3
Haricots blancs secs1121
Œuf12,212,5
Foie de porc14,521
Foie de volaille14,121,5
Jarret de porc14,519
Carcasse de poulet15,415
Tripes de bœuf1812,1
Pied de veau11218
Maquereau2319
Sardines23,519,5
Saumon35,120
Bœuf à mijoter32724
Côte de bœuf33220
Empreinte carbone en kg CO2e par kilogramme, fiches du catalogue (Agribalyse 3.1). Prix et climat se suivent : les abats et les petits poissons sont au niveau 1 ou 2 sur les deux axes.
  • Lentilles sèches

    0,9

  • Pois chiches secs

    0,9

  • Haricots blancs secs

    1

  • Œuf

    2,2

  • Maquereau

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 4,9 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,25 g), Neuro-gastronomie (DHA (mg) : 1 560) · la fiche

    3

  • Sardines

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 8,6 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,12 g), Neuro-gastronomie (DHA (mg) : 1 840) · la fiche

    3,5

  • Foie de volaille

    4,1

  • Foie de porc

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 26 µg) · la fiche

    4,5

  • Jarret de porc

    4,5

  • Saumon

    Aussi mesuré dans : Cétogène et low carb (Glucides (g pour 100 g) : 0), La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 3,95 µg) · la fiche

    5,1

  • Carcasse de poulet

    5,4

  • Tripes de bœuf

    8

  • Pied de veau

    12

  • Bœuf à mijoter

    Aussi mesuré dans : Assiette climatarienne (Empreinte (kg CO2e/kg) : 27), Cétogène et low carb (Glucides (g pour 100 g) : 0), Le batch cooking (Niveau de prix (1 à 3) : 3) · la fiche

    27

  • Côte de bœuf

    Aussi mesuré dans : Assiette climatarienne (Empreinte (kg CO2e/kg) : 32) · la fiche

    32

Le collagène et la gélatine : pourquoi les bas morceaux demandent du temps

Un muscle qui travaille (le jarret, le paleron, la joue, la queue, le collier) contient 3 à 8 % de collagène, un muscle qui se repose (le filet) moins de 1 %. Le collagène est une protéine fibreuse en triple hélice, assemblée en gaines qui entourent chaque fibre musculaire et chaque faisceau, puis en tendons. Cru ou saisi, il est caoutchouteux. La revue de Tornberg (2005) décrit ce qu'il fait à la chaleur en trois étapes. Entre 40 et 60 °C, les protéines contractiles du muscle (myosine, actine) se dénaturent et le muscle commence à expulser son eau. Vers 60 à 65 °C, les fibres de collagène se contractent brusquement, d'un tiers de leur longueur, ce qui essore encore la viande : c'est le moment où un steak passe de rosé à sec. Au-delà de 70 °C, et surtout avec du temps, la triple hélice se défait et le collagène se dissout en gélatine, une protéine soluble qui lie l'eau, gaine les fibres et donne au jus sa consistance nappante.

La conversion est une affaire de température et de durée ensemble. Purslow (2018) et les mesures de Baldwin (2012) sur la cuisson sous vide la décrivent : à 80 °C, une heure ou deux suffisent ; à 70 °C, plusieurs heures ; à 60 °C, un jour ou deux. En dessous de 55 °C, elle ne se produit pas. C'est ce qui rend les bas morceaux si tolérants à basse température et si impitoyables à feu vif : un jarret saisi puis rôti dix minutes est immangeable, le même jarret à 80 °C pendant quatre heures se détache de l'os. La daube provençale, le bœuf bourguignon, la carbonade flamande, le brasato piémontais, le pot-au-feu, l'ossobuco, le jarret de porc à la bière du catalogue sont tous la même réaction, avec des aromates différents.

Trois règles pratiques en découlent. La première est que l'ébullition est l'ennemie : à 100 °C, les fibres musculaires s'essorent plus vite que la gélatine ne les regaine, et le ragoût est sec dans un jus riche. Le frémissement, un bouillon qui tremble sans bouillir, à 85 à 90 °C dans la cocotte, est la bonne température, et un four à 140 °C donne la même chose sans surveillance. La deuxième est que le temps ne se rattrape pas : une daube de deux heures est ferme, la même à quatre heures fond, et le lendemain, réchauffée, elle est meilleure encore parce que la gélatine a eu la nuit pour se redistribuer. La troisième est l'autocuiseur, qui monte à 115 à 120 °C sous pression et divise le temps par trois : le même pot-au-feu en 50 minutes, au prix d'un bouillon moins clair. Le thermomètre et le dossier sur la cuisson sous vide disent comment faire la même chose à 65 °C pendant 24 heures, pour une joue ou un paleron qui restent roses et fondants à la fois.

Le collagène et la gélatine : pourquoi les bas morceaux demandent du temps
Température à cœurCe qui se passeDurée pour convertir le collagèneMode de cuisson
50 à 55 °Cmyosine dénaturée, collagène intact : viande rosée et tendre si elle est maigre, caoutchouteuse si elle est gélatineusejamaissaisie, rôti saignant
60 à 65 °Ccontraction du collagène, expulsion du jus24 à 48 hsous vide à basse température
70 à 75 °Cconversion lente en gélatine6 à 12 hfour doux à 120 °C, mijoteuse
80 à 90 °Cconversion en quelques heures, fibres encore juteuses2 à 4 hfrémissement en cocotte, four à 140 °C
100 °Cconversion rapide, fibres essorées1,5 à 2 hébullition : à éviter
115 à 120 °Cconversion très rapide sous pression30 à 50 minautocuiseur

Pot-au-feu

Daube provençale

Bœuf bourguignon

Carbonade flamande

Brasato al Barolo (bœuf braisé au Barolo)

Ossobuco alla milanese (jarret de veau braisé et gremolata)

Jarret de porc braisé à la bière

Irish stew (ragoût irlandais de mouton aux pommes de terre)

Pot roast (rôti de bœuf braisé à l'américaine aux carottes et aux pommes de terre)

Gulasch triestino (goulasch de bœuf de Trieste)

Les abats : le foie, les tripes, le pied, la moelle

Les abats sont le cas le plus net de l'écart entre prix et valeur nutritionnelle. Le foie de porc, en niveau de prix 1 dans le catalogue, porte aux 100 g 23,3 mg de fer héminique (le fer de la viande, absorbé à 25 % contre 5 à 10 % pour le fer des lentilles), 26 µg de vitamine B12 (dix fois l'apport journalier), 6 500 µg de vitamine A, 212 µg de folates, 3 mg de vitamine B2, 43,5 µg de sélénium et 5,8 mg de zinc. Le foie de volaille, moins fort en goût, porte 9 mg de fer et 25 mg de vitamine C, ce qui est rare dans un produit animal. Le soffritto molisano du catalogue, un ragoût d'abats de porc au piment, affiche 27,8 mg de fer et 20,6 µg de B12 par portion : une assiette couvre les besoins en fer d'une femme adulte (16 mg) et deux semaines de B12.

La vitamine A est le point d'attention. L'EFSA (2024) fixe la limite supérieure de sécurité à 3 000 µg d'équivalent rétinol par jour pour un adulte, et à 700 µg pendant la grossesse ; une portion de 100 g de foie de porc en apporte le double de la première. Ce n'est pas un problème pour un repas mensuel, c'en est un pour une consommation hebdomadaire, et l'Anses déconseille le foie aux femmes enceintes. Le foie se mange donc en petite portion et de loin en loin, comme les cuisines traditionnelles l'ont toujours fait : en terrine, en farce, dans un ragù, pas en steak.

Les tripes, le pied de veau et l'os à moelle sont l'autre famille : presque sans fer ni vitamines, mais faits de collagène. Les tripes de bœuf du catalogue portent 81 kcal et 12 g de protéines aux 100 g, et presque tout est collagène : c'est pourquoi les tripes à la mode de Caen cuisent douze heures au four avec un pied de veau, qui apporte la gélatine qui fera prendre le jus à froid. La trippa alla fiorentina fait la même chose en trois heures à la tomate. L'os à moelle ne sert pas à nourrir (21 g de lipides et 2 g de protéines) mais à assaisonner : la moelle du risotto alla milanese ou de l'entrecôte à la bordelaise est une matière grasse de goût, et l'os lui-même, rôti puis mijoté, donne la gélatine du pho. Le tableau compare les abats du catalogue à un morceau à mijoter.

Les abats : le foie, les tripes, le pied, la moelle
Abat (fiche du catalogue, 100 g)Protéines (g)Fer (mg)Vitamine B12 (µg)Vitamine A (µg)Empreinte (kg CO2e/kg)
Foie de porc2123,3266 5004,5
Foie de volaille21,59173 3004,1
Tripes de bœuf12,10,61,408
Pied de veau180,80,6012
Os à moelle20,20012
Bœuf à mijoter (témoin)242,62027
Fer aux 100 g, fiches du catalogue (Ciqual). Le foie de porc porte dix fois le fer d'un morceau de bœuf, et c'est du fer héminique, absorbé trois à cinq fois mieux que celui des végétaux.
  • Os à moelle

    0,2

  • Tripes de bœuf

    0,6

  • Pied de veau

    0,8

  • Bœuf à mijoter (témoin)

    2,6

  • Foie de volaille

    9

  • Foie de porc

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 26 µg) · la fiche

    23,3

Soffritto molisano (ragoût d'abats de porc au piment et au concentré de tomate)

Vincisgrassi (lasagnes des Marches au ragù blanc et aux abats)

Tripes à la mode de Caen

Trippa alla fiorentina (tripes de bœuf à la florentine, tomate et parmesan)

Risotto alla milanese (risotto au safran et à la moelle)

Entrecôte à la bordelaise

Nước dùng phở (bouillon de phở au bœuf et aux épices)

Jambon persillé

Les légumineuses sèches contre la conserve : trempage, sel, bicarbonate

Une boîte de pois chiches égouttés coûte, au kilogramme, trois à quatre fois le prix des pois chiches secs qui l'ont remplie, et apporte 0,5 à 1 g de sel aux 100 g là où le sec n'en apporte pas. Le prix se paie en temps, et le temps a ses règles. Le trempage, 8 à 12 heures dans trois fois le volume d'eau froide, fait deux choses. Il réhydrate la graine, dont l'amidon et les protéines doivent regonfler avant que la chaleur puisse les cuire, ce qui divise le temps de cuisson par deux. Et il lessive une partie des alpha-galactosides (raffinose, stachyose, verbascose), les sucres que l'intestin humain ne digère pas et que les bactéries du côlon fermentent en gaz. Han et Baik (2006) ont mesuré la réduction : 20 à 40 % des oligosaccharides passent dans l'eau de trempage, qu'on jette, et la cuisson en élimine encore une part. Les lentilles, petites et à peau fine, se passent de trempage ; les pois chiches et les haricots en ont besoin.

Le sel, ensuite, et contre l'idée reçue. On lit partout qu'il faut saler en fin de cuisson parce que le sel durcirait la peau. C'est l'inverse, et la chimie en est connue : la peau des légumineuses tient par des pectines pontées par des ions calcium et magnésium ; dans une eau salée, les ions sodium prennent la place du calcium, les pectines se détachent les unes des autres, et la peau s'attendrit. Saler l'eau de trempage à 10 g par litre, puis l'eau de cuisson, donne des haricots à peau souple et à cœur crémeux en moins de temps. Ce qui durcit vraiment les légumineuses, c'est l'acide (tomate, vinaigre, vin), qui renforce les pontages des pectines : il va en fin de cuisson. Et c'est aussi l'eau dure, dont le calcium fait le même travail ; une pincée de bicarbonate de soude (1 g par litre) y remédie en montant le pH, au prix d'un léger goût savonneux si l'on force la dose. La revue de Reyes-Moreno et Paredes-López (1993) sur le phénomène des haricots « durs à cuire » met le calcium, les pectines et l'acide phytique au centre de ce mécanisme.

La dernière règle est le frémissement, pour la même raison que la viande : une eau qui bout secoue les graines, déchire les peaux et donne une purée. Un feu doux, une eau qui tremble, un couvercle entrouvert, et les pois chiches gardent leur forme. Les recettes du catalogue qui partent de la graine sèche sont les grandes soupes paysannes d'Europe : lentilles au lard, petit salé, cassoulet, garbure, cocido, pasta e fagioli, ribollita, fasolada, loubia, sopa de grão. Presque toutes affichent un score nutritionnel A.

Les légumineuses sèches contre la conserve : trempage, sel, bicarbonate
Légumineuse sècheTrempageSel dans l’eau (g/L)Cuisson au frémissementAutocuiseur
Lentilles vertes, blondesaucun525 à 35 min8 min
Lentilles corailaucun512 à 15 minnon
Pois cassés2 h, facultatif545 à 60 min12 min
Pois chiches12 h1060 à 90 min25 min
Haricots blancs, rouges, noirs12 h1060 à 120 min20 à 30 min
Haricots géants, tarbais12 h1090 à 150 min30 min

Lentilles au lard

Petit salé aux lentilles

Cassoulet

Garbure

Pasta e fagioli (pâtes aux haricots blancs)

Fasolada (soupe grecque de haricots blancs à la tomate)

Loubia (ragoût algérien de haricots blancs à la tomate)

Sopa de grão (soupe portugaise de pois chiches)

Velouté de lentilles

Makhlouta (soupe libanaise aux sept légumineuses)

Les petits poissons gras : sardines, maquereaux, harengs

Les poissons pélagiques, ceux qui vivent en bancs dans la colonne d'eau, sont pêchés en masse, se reproduisent vite et coûtent trois fois moins que le saumon et le thon. Ce sont aussi les meilleurs poissons du catalogue sur le plan nutritionnel. La sardine porte aux 100 g 1,26 g d'EPA et 1,84 g de DHA, 14 µg de vitamine D (presque l'apport journalier), 8,6 µg de B12 et 52,8 µg de sélénium, pour 160 kcal. Le maquereau est dans la même gamme avec 0,91 g d'EPA et 1,56 g de DHA, 87 µg d'iode. Le hareng fumé monte à 2,98 g d'EPA et 22 µg de vitamine D, avec 4 g de sel aux 100 g qui obligent à le compter. L'EFSA (2014) conclut qu'une à deux portions de poisson gras par semaine couvrent l'apport en EPA et DHA associé à la santé cardiovasculaire, et l'allégation autorisée dans l'Union européenne dit que l'EPA et le DHA contribuent au fonctionnement normal du cœur, à partir de 250 mg par jour : une sardine de 50 g en contient six fois plus.

Le second argument est le mercure. Les petits poissons sont en bas de la chaîne alimentaire et vivent deux ou trois ans ; ils accumulent cent fois moins de méthylmercure que le thon ou l'espadon, ce qui fait que l'Anses les recommande sans restriction, y compris pendant la grossesse, là où les grands prédateurs sont limités à une portion par semaine. Le troisième est le climat : 3 à 3,5 kg CO2e par kilogramme contre 5 à 6 pour le saumon d'élevage et le thon.

Leur défaut est culinaire : ils s'oxydent vite, sentent fort et se gardent un jour. La réponse des cuisines méditerranéennes et nordiques est l'acide, qui ralentit l'oxydation des graisses et coupe le gras en bouche : les sarde in saor vénitiennes au vinaigre et à l'oignon, le hareng mariné, les sardines grillées au citron des sardinhas assadas portugaises, la chermoula du tajine de kefta de sardines. L'autre réponse est la conserve, qui est la forme sous laquelle les sardines et le maquereau sont le moins chers et le mieux conservés : les rillettes de sardines du catalogue se font avec une boîte, du citron et de la ciboulette. Le tableau compare les poissons du catalogue dont la fiche porte les acides gras.

Les petits poissons gras : sardines, maquereaux, harengs
Poisson (fiche du catalogue, 100 g)EPA (g)DHA (g)Vitamine D (µg)Niveau de prixEmpreinte (kg CO2e/kg)
Hareng fumé2,981,112223,2
Sardines1,261,841423,5
Maquereau0,911,566,423
Thon frais0,51,57236,1
Saumon0,71,14,935,1
DHA aux 100 g, fiches du catalogue (Ciqual). La sardine, en niveau de prix 2, en porte plus que le saumon, en niveau 3.
  • Saumon

    Aussi mesuré dans : Cétogène et low carb (Glucides (g pour 100 g) : 0), La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 3,95 µg) · la fiche

    1,1

  • Hareng fumé

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 11,8 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,19 g), Neuro-gastronomie (DHA (mg) : 1 110) · la fiche

    1,11

  • Maquereau

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 4,9 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,25 g), Neuro-gastronomie (DHA (mg) : 1 560) · la fiche

    1,56

  • Thon frais

    Aussi mesuré dans : Les omégas (Oméga-6 : 0,28 g), Neuro-gastronomie (DHA (mg) : 1 570) · la fiche

    1,57

  • Sardines

    Aussi mesuré dans : La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 8,6 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,12 g), Neuro-gastronomie (DHA (mg) : 1 840) · la fiche

    1,84

Sardinhas assadas (sardines grillées à la portugaise)

Sarde in saor (sardines marinées à l'aigre-doux)

Tajine de kefta de sardines (boulettes de sardines marocaines à la chermoula, sauce tomate)

Sarde a beccafico (sardines farcies de Palerme à l'orange et au laurier)

Rillettes de sardines au citron et à la ciboulette sur tartines

Cotriade

Hareng pommes à l'huile

Le bouillon d'épluchures torréfiées : l'umami qui ne coûte rien

Un bouillon est un extrait : de l'eau qui a dissous ce qu'un ingrédient avait de soluble. Les épluchures et parures de légumes (peaux d'oignon, fanes et bouts de carotte, vert de poireau, pieds de champignon, tiges de persil, cœurs de fenouil, croûtes de parmesan) ont les mêmes solubles que les légumes qu'elles entourent, et parfois davantage : la peau d'oignon est plus riche en quercétine et en pigments bruns que le bulbe, et c'est elle qui colore un consommé. Le dossier sur l'umami rappelle que le glutamate libre, la molécule du goût de fond, est abondant dans la tomate, l'oignon cuit, le champignon et le parmesan, et que sa teneur monte avec le temps de cuisson, qui libère le glutamate des protéines.

La torréfaction change tout. Des parures crues donnent un bouillon pâle et sucré ; les mêmes parures passées au four à 200 °C jusqu'à ce qu'elles brunissent, ou saisies à sec dans la cocotte avant l'eau, donnent un bouillon brun, profond, qui tient le rôle d'un fond de veau. C'est la réaction de Maillard, entre les sucres des légumes et leurs acides aminés, qui fabrique les pyrazines (l'odeur grillée) et les mélanoïdines (la couleur et une partie du corps), comme dans une croûte de pain ou un oignon rissolé. Martins, Jongen et van Boekel (2000) en font la revue. Il faut de la chaleur sèche (l'eau bloque la réaction au-dessous de 120 °C), donc rôtir avant de mouiller, et s'arrêter au brun : le noir est amer.

La méthode : congeler les parures au fil de la semaine dans un sac, et quand il est plein, les étaler sur une plaque, les rôtir 30 à 40 minutes à 200 °C, les mettre dans une casserole avec de l'eau froide à hauteur, une feuille de laurier, quelques grains de poivre, un pied de champignon ou une croûte de parmesan si l'on en a, et faire frémir une heure à découvert. Filtrer au chinois, puis réduire de moitié à feu vif : la concentration multiplie l'umami et le sel qu'on ajoute ensuite est mesuré. Un litre de ce bouillon concentré remplace les cubes, dont la fiche du catalogue dit qu'ils contiennent 45 g de sel aux 100 g, et il se congèle en bac à glaçons. Le bouillon de volaille maison du catalogue applique le même principe à une carcasse (niveau de prix 1), avec en plus la gélatine des os : c'est la base du pot-au-feu, de la garbure, du pho.

Le bouillon d'épluchures torréfiées : l'umami qui ne coûte rien
Base de bouillonSel (g/100 g)Empreinte (kg CO2e/kg)Ce qu’elle apporte
Bouillon de légumes en cube452sel, glutamate ajouté, arômes
Bouillon de bœuf en cube144sel, glutamate ajouté
Fond de volaille en poudre13,54sel, un peu de gélatine
Bouillon de légumes liquide du commerce0,610,25infusion diluée
Bouillon de parures torréfiées maison, réduit0,30,2glutamate, mélanoïdines, pyrazines
Bouillon de carcasse de poulet maison0,30,8gélatine, glutamate, graisse
Sel aux 100 g selon la base. Un cube de légumes est à près de moitié de sel ; un bouillon maison est salé à la fin, à la dose choisie.
  • Bouillon de parures torréfiées maison, réduit

    0,3

  • Bouillon de carcasse de poulet maison

    0,3

  • Bouillon de légumes liquide du commerce

    0,61

  • Fond de volaille en poudre

    13,5

  • Bouillon de bœuf en cube

    14

  • Bouillon de légumes en cube

    45

Bouillon de volaille maison

Nước dùng phở (bouillon de phở au bœuf et aux épices)

Cock-a-leekie (soupe écossaise de poulet, de poireaux et de pruneaux)

Scotch broth (soupe écossaise d'agneau, d'orge perlé et de légumes racines)

Tortellini in brodo (tortellini de Bologne au bouillon)

Le pain rassis et les restes : les soupes qui en ont fait une cuisine

Le pain est le premier aliment jeté en France, et il est aussi la base de la moitié des soupes paysannes du bassin méditerranéen. Le pain rassis n'est pas du pain sec : il a perdu peu d'eau, mais son amidon a recristallisé (le dossier sur la rétrogradation de l'amidon explique ce qui se passe en refroidissant), ce qui le rend dur et friable. Un liquide chaud inverse en partie le processus : l'amidon regonfle et le pain redevient tendre, puis fond. C'est ce que font la pappa al pomodoro toscane (pain et tomate), la ribollita (pain, haricots, chou noir, qu'on « rebout » le lendemain), le pane mollo de Ciociarie, le lablebi tunisien (pain rassis au fond du bol, pois chiches bouillants par-dessus), la panzanella en version froide. Le pain joue le rôle de la liaison : dans une soupe de légumineuses, il remplace la crème ou le roux, à zéro coût.

La même logique vaut pour les restes de légumineuses cuites, qui se transforment plus facilement que les légumineuses fraîches : le calentado colombien fait sauter le riz et les haricots de la veille, et le dossier sur le glucose pacing explique pourquoi un plat de féculent refroidi puis réchauffé a un index glycémique plus bas que le même plat frais. Les dossiers « cuisiner trop de pain » et « cuisiner les restes » du catalogue listent les recettes ; celui sur le rangement du réfrigérateur dit combien de temps un ragoût ou un bouillon se gardent (trois jours au froid, trois mois congelés).

Pappa al pomodoro (soupe toscane de pain rassis et de tomate)

Ribollita (soupe toscane de pain, chou et haricots blancs)

Pane mollo (soupe ciociara de pain rassis, de haricots et de légumes)

Lablebi (soupe tunisienne de pois chiches au pain rassis)

Panzanella (salade toscane de pain et de tomates)

Calentado (riz et haricots rouges de la veille sautés à la poêle)

Pain perdu

Ce que la plateforme mesure sur ces recettes

Le tableau ci-dessous donne, pour une portion de chaque recette, les calories, les protéines, le fer, et les deux scores de la plateforme (nutritionnel, calculé selon la méthode du Nutri-Score sur la portion ; carbone, à partir des empreintes Agribalyse des ingrédients). Il raconte le compromis de ce dossier mieux qu'un discours. Les plats de bœuf à mijoter sont les meilleurs apports en protéines et en fer, souvent en A nutritionnel, et tous en E carbone : le bœuf reste du bœuf, même en bas morceau, et son empreinte vient de l'animal, pas de la découpe. Les abats de porc et de volaille, le jarret de porc, les poissons gras sont en C ou D carbone. Les légumineuses sont en A ou B sur les deux axes. L'inflation-core, du point de vue du climat, est donc une bonne nouvelle quand il déplace les achats du bœuf vers le porc, les abats, le poisson et les légumineuses, et une opération neutre quand il remplace l'entrecôte par le paleron.

Les limites de la mesure : le sel des plats à base de salaisons (petit salé, jarret, choucroute) est élevé et pèse sur le score nutritionnel ; l'empreinte Agribalyse des abats est une allocation économique, c'est-à-dire que le foie porte une part de l'empreinte de l'animal proportionnelle à son prix, ce qui est une convention parmi d'autres ; et le coût en euros n'est pas calculé, seul le niveau de prix de chaque ingrédient l'est, sur sa fiche et sur la page des prix.

Ce que la plateforme mesure sur ces recettes
Recette (une portion)Énergie (kcal)Protéines (g)Fer (mg)Score nutritionnelScore carbone
Soffritto molisano (abats de porc)34830,527,8BC
Tripes à la mode de Caen68766,18,9AE
Pot-au-feu48752,77,1AE
Daube provençale72366,77,5AE
Jarret de porc braisé à la bière94779,13,2CE
Bouillon de volaille maison28226,91,5AC
Sardinhas assadas71347,36,1DC
Tajine de kefta de sardines59245,55,9CC
Rillettes de sardines22812,71,5CA
Lentilles au lard41226,55,5AB
Garbure béarnaise74245,210,7AC
Pane mollo (pain rassis, haricots)52722,18,9BA
Velouté de lentilles54634,47,9AA
Fer par portion, calcul de la plateforme. L'apport de référence est de 11 mg par jour pour un homme et 16 mg pour une femme avant la ménopause.
  • Bouillon de volaille maison

    1,5

  • Rillettes de sardines

    1,5

  • Jarret de porc braisé à la bière

    3,2

  • Lentilles au lard

    5,5

  • Tajine de kefta de sardines

    5,9

  • Sardinhas assadas

    6,1

  • Pot-au-feu

    Aussi mesuré dans : Les grands mijotés d'hiver (kcal par portion : 487), La diversification (Sel par portion, version adulte (g) : 2,8) · la fiche

    7,1

  • Daube provençale

    Aussi mesuré dans : Menu de fêtes anticipé (kcal : 723), Les grands mijotés d'hiver (Durée : 3 h) · la fiche

    7,5

  • Velouté de lentilles

    7,9

  • Tripes à la mode de Caen

    8,9

  • Pane mollo (pain rassis, haricots)

    8,9

  • Garbure béarnaise

    10,7

  • Soffritto molisano (abats de porc)

    27,8

Tripes à la mode de Caen

Schweinshaxe (jarret de porc rôti bavarois à la bière)

Garbure béarnaise (soupe de chou, de haricots et de confit de canard)

Cocido madrileño (pot-au-feu madrilène aux pois chiches, chorizo et boudin)

Sources

Insee, « L'inflation alimentaire », Indice des prix à la consommation, 2022 à 2024 : La série de l'indice des prix de l'alimentation, qui mesure la hausse de 2022 et 2023 citée en ouverture.

Tornberg E., « Effects of heat on meat proteins: implications on structure and quality of meat products », Meat Science, 2005 : La revue de référence sur ce que la chaleur fait aux protéines de la viande : dénaturation de la myosine, contraction du collagène à 60 °C, conversion en gélatine.

Purslow P. P., « Contribution of collagen and connective tissue to cooked meat toughness: some paradigms reviewed », Meat Science, 2018 : Le rôle du collagène dans la dureté des viandes cuites, les teneurs par muscle, et pourquoi le temps à basse température le convertit.

Baldwin D. E., « Sous vide cooking: a review », International Journal of Gastronomy and Food Science, 2012 : Les couples temps et température de la cuisson sous vide des morceaux riches en collagène : 24 à 48 heures entre 55 et 65 °C.

Gómez-Guillén M. C. et al., « Functional and bioactive properties of collagen and gelatin from alternative sources: a review », Food Hydrocolloids, 2011 : La structure du collagène et de la gélatine, et les propriétés gélifiantes qui font prendre un jus de tripes ou un jambon persillé.

EFSA, « Scientific opinion on the tolerable upper intake level for preformed vitamin A and β-carotene », EFSA Journal, 2024 : La limite supérieure de sécurité de 3 000 µg de rétinol par jour pour l'adulte, qui borne la consommation de foie.

Han I. H., Baik B.-K., « Oligosaccharide content and composition of legumes and their reduction by soaking, cooking, ultrasound, and high hydrostatic pressure », Cereal Chemistry, 2006 : La mesure de ce que le trempage et la cuisson retirent des alpha-galactosides des légumineuses.

Reyes-Moreno C., Paredes-López O., « Hard-to-cook phenomenon in common beans: a review », Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 1993 : La revue sur les haricots durs à cuire : pectines, calcium, acide phytique, et l'effet du sel et du pH sur la peau.

EFSA, « Scientific opinion on health benefits of seafood (fish and shellfish) consumption in relation to health risks associated with exposure to methylmercury », EFSA Journal, 2014 : Le bilan bénéfices et risques du poisson : une à deux portions de poisson gras par semaine, et la place des petits pélagiques, peu chargés en mercure.

Commission européenne, Registre des allégations nutritionnelles et de santé (règlement 1924/2006) : Le registre des allégations autorisées, dont celle sur l'EPA et le DHA et le fonctionnement normal du cœur (250 mg par jour), et celles sur le fer et la vitamine B12.

Martins S. I. F. S., Jongen W. M. F., van Boekel M. A. J. S., « A review of Maillard reaction in food and implications to kinetic modelling », Trends in Food Science and Technology, 2000 : La revue de la réaction de Maillard : conditions de température et d’humidité, pyrazines, mélanoïdines.

Ninomiya K., « Natural occurrence », Food Reviews International, 1998 : Les teneurs en glutamate libre des légumes, champignons, fromages et viandes, qui expliquent ce qu’un bouillon de parures extrait.

ADEME, base Agribalyse 3.1 : La source des empreintes carbone portées par les fiches du catalogue, et de la règle d'allocation économique appliquée aux abats.

Anses, table Ciqual 2025 : La table de composition française, source des protéines, du fer, des vitamines et des acides gras cités pour chaque fiche.

Les recettes du dossier

Pot-au-feu

Daube provençale

Bœuf bourguignon

Carbonade flamande

Brasato al Barolo (bœuf braisé au Barolo)

Ossobuco alla milanese (jarret de veau braisé et gremolata)

Jarret de porc braisé à la bière

Schweinshaxe (jarret de porc rôti bavarois à la bière)

Irish stew (ragoût irlandais de mouton aux pommes de terre)

Soffritto molisano (ragoût d'abats de porc au piment et au concentré de tomate)

Vincisgrassi (lasagnes des Marches au ragù blanc et aux abats)

Tripes à la mode de Caen

Trippa alla fiorentina (tripes de bœuf à la florentine, tomate et parmesan)

Risotto alla milanese (risotto au safran et à la moelle)

Lentilles au lard

Petit salé aux lentilles

Cassoulet

Garbure

Pasta e fagioli (pâtes aux haricots blancs)

Velouté de lentilles

Sardinhas assadas (sardines grillées à la portugaise)

Sarde in saor (sardines marinées à l'aigre-doux)

Tajine de kefta de sardines (boulettes de sardines marocaines à la chermoula, sauce tomate)

Rillettes de sardines au citron et à la ciboulette sur tartines

Hareng pommes à l'huile

Bouillon de volaille maison

Nước dùng phở (bouillon de phở au bœuf et aux épices)

Pappa al pomodoro (soupe toscane de pain rassis et de tomate)

Ribollita (soupe toscane de pain, chou et haricots blancs)

Pane mollo (soupe ciociara de pain rassis, de haricots et de légumes)

Lablebi (soupe tunisienne de pois chiches au pain rassis)

Pot roast (rôti de bœuf braisé à l'américaine aux carottes et aux pommes de terre)

Gulasch triestino (goulasch de bœuf de Trieste)

Entrecôte à la bordelaise

Jambon persillé

Fasolada (soupe grecque de haricots blancs à la tomate)

Loubia (ragoût algérien de haricots blancs à la tomate)

Sopa de grão (soupe portugaise de pois chiches)

Makhlouta (soupe libanaise aux sept légumineuses)

Sarde a beccafico (sardines farcies de Palerme à l'orange et au laurier)

Cotriade

Cock-a-leekie (soupe écossaise de poulet, de poireaux et de pruneaux)

Scotch broth (soupe écossaise d'agneau, d'orge perlé et de légumes racines)

Tortellini in brodo (tortellini de Bologne au bouillon)

Panzanella (salade toscane de pain et de tomates)

Calentado (riz et haricots rouges de la veille sautés à la poêle)

Pain perdu

Garbure béarnaise (soupe de chou, de haricots et de confit de canard)

Cocido madrileño (pot-au-feu madrilène aux pois chiches, chorizo et boudin)

Les autres dossiers

♻️ Cuisiner les restes
🥛 Le petit-lait
🫙 Le reste de levain
🥚 Les blancs d'œufs
🍮 Les jaunes d'œufs
🧊 Ranger son frigo
🫙 Techniques de conservation
🌿 Trop d'herbes
🥚 Trop d'œufs
🍌 Trop de bananes
🧈 Trop de beurre
🍄 Trop de champignons
🥛 Trop de crème
🧀 Trop de fromage
🥓 Trop de jambon
🥛 Trop de lait
🍞 Trop de pain
🥬 Trop de salade
🍅 Trop de tomates
🥩 Trop de viande hachée
🥣 Trop de yaourt
🍵 Boissons chaudes d'hiver
🍹 Boissons sans alcool
☕ Café et thé
🔥 Barbecue et plancha
🌾 Farines anciennes et physique des pâtes
🍟 L'air fryer
🫘 L’aquafaba
🍆 L'aubergine façon cèpe
🔥 La cuisson au four
🌾 La cuisson de la semoule
🥚 La cuisson des œufs
🍝 La cuisson des pâtes
🍚 La cuisson du riz
♨️ La cuisson sous vide
🍄 La science de l’umami
🍳 Les matériaux de cuisson
🍜 Les pâtes fraîches
🥬 La lacto-fermentation
🫧 Les boissons fermentées
🥖 Les pâtes levées
👑 Crêpes et galette
🎄 Menu de fêtes anticipé
🧀 Raclette, fondue, tartiflette
🧈 Le beurre
🍲 Les grands mijotés d'hiver
🥄 Les sauces françaises
🍝 Formats de pâtes
🫘 Pâtes et légumineuses
🌽 Polentas régionales
🌾 Assiette climatarienne
🥑 Cétogène et low carb
🧠 L’alimentation fonctionnelle
🧲 L'assimilation des nutriments
🌱 La cuisine vegan
🥗 La cuisine végétarienne
🌡️ La cuisson et les nutriments
🥄 La diversification
🦪 La vitamine B12
🥛 Le calcium
🍲 Le fer
🦠 Le microbiote
🧂 Le sel et le sodium
🫐 Les antioxydants
📊 Les apports de référence
🌿 Les fibres
🍞 Les glucides
🫒 Les lipides
🪨 Les minéraux
🐟 Les omégas
🥚 Les protéines
🍋 Les vitamines
📉 Lissage glycémique
🧠 Neuro-gastronomie
🍱 La lunch box
🥡 Le batch cooking
⚖️ Quantités par personne
🌀 Cannelle et brioches roulées
🍫 Le chocolat de fêtes
🥧 Les pâtes à tarte
🍬 Sucre et substituts
🍄 Champignons d'automne
🎃 Courges et potirons
🍐 Le coing
🥦 Les choux d'hiver
🍎 Pommes et poires
🥣 Soupes et veloutés

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