La friteuse à air chaud, ou air fryer, ne frit pas. C'est un petit four à convection forcée : une résistance chauffe l'air, un ventilateur puissant le fait circuler à grande vitesse autour d'un panier, et quelques gouttes d'huile sur l'aliment suffisent à donner une surface croustillante. Comprendre cela permet de savoir ce qu'on peut en attendre. L'appareil excelle sur tout ce qui doit sécher et dorer en surface (bâtonnets de pommes de terre, légumes rôtis, pois chiches, panés) et il est inutile, voire mauvais, pour une pâte liquide, un plat en sauce ou une grosse pièce. Ce dossier explique la physique de l'échange de chaleur, compare l'huile utilisée à celle d'une friture, reprend ce que disent les études et le règlement européen sur l'acrylamide, et donne une règle de conversion depuis le four, présentée pour ce qu'elle est : un point de départ raisonné, pas une norme. Le catalogue n'a pas encore de recette écrite pour l'air fryer ; on trouvera ici celles qui s'y convertissent le mieux, avec les réglages de départ calculés à partir de leurs propres consignes de four.
Un air fryer se compose de trois éléments : une résistance placée au-dessus du panier, un ventilateur qui pousse l'air chaud vers le bas et le fait remonter à travers l'aliment, et une cuve de quelques litres. Rien ne le distingue, sur le principe, d'un four à chaleur tournante. Ce qui change, ce sont les proportions : le volume est petit, la résistance est proche, et l'air circule beaucoup plus vite.
Cette vitesse compte. Autour de tout aliment qui cuit se forme une fine couche d'air plus froid et chargé de vapeur, qui isole la surface. Dans un four classique, cette couche reste en place et ralentit à la fois le chauffage et le séchage. Une circulation rapide l'arrache en permanence : le coefficient d'échange de chaleur entre l'air et la surface augmente, la vapeur est évacuée, et la surface sèche puis dore plus vite qu'à température égale dans un grand four. C'est le même phénomène qui fait qu'on a plus froid au vent qu'à l'abri à température égale.
La comparaison avec la vraie friture remet les choses en place. L'huile chaude transmet la chaleur bien mieux que l'air, parce qu'elle est liquide et dense et qu'elle mouille toute la surface. Une étude de l'université de Reading et de l'université de Murcie a comparé les deux procédés sur des frites, dans des conditions aussi proches que possible : il a fallu en moyenne 21 minutes à l'air fryer contre 9 minutes en bain d'huile. La température a monté plus lentement, la surface a perdu son eau plus lentement, et l'amidon a moins gélatinisé, ce qui donne une texture et un goût mesurablement différents, même si l'humidité finale et la couleur étaient proches.
En pratique, l'air fryer ne remplace donc pas la friteuse ; il remplace avantageusement le four pour de petites quantités. Il chauffe vite, n'oblige pas à préchauffer un grand volume, et donne un résultat plus croustillant sur les aliments qui tiennent en une couche.
| Appareil | Milieu de cuisson | Échange de chaleur | Conséquence |
|---|---|---|---|
| Friteuse à huile | Huile à 160 à 180 °C | Très élevé, toute la surface est mouillée | Croûte en quelques minutes, absorption d'huile |
| Air fryer | Air chaud à grande vitesse, petit volume | Élevé pour de l'air | Surface sèche et dorée, cuisson plus longue que la friture |
| Four à chaleur tournante | Air brassé, grand volume | Moyen | Plus lent à dorer, convient aux grandes quantités |
| Four statique | Air immobile, rayonnement des parois | Faible | Couche de vapeur autour de l'aliment, coloration lente |
| Autocuiseur électrique | Vapeur sous pression | Élevé, mais humide | Cuit vite à cœur, ne dore pas |
Tout ce qui découle de la convection forcée se résume en une règle : l'air fryer réussit ce qui doit perdre de l'eau en surface, et il le réussit d'autant mieux que l'aliment est en une seule couche, avec de l'espace autour.
Il excelle sur les légumes coupés en morceaux réguliers (pommes de terre, patates douces, chou-fleur, brocoli, choux de Bruxelles), sur les légumineuses rôties, sur les panés et les produits surgelés prévus pour le four, sur les feuilletés de petite taille et sur le réchauffage de ce qui doit rester croustillant, comme une part de pizza ou des samoussas de la veille, qu'un four à micro-ondes ramollirait.
Il est moyen sur les pièces de viande épaisses, qui dorent avant d'être cuites à cœur et demandent une température plus basse et un thermomètre, et sur les pâtisseries : la résistance est si proche que le dessus d'un gâteau colore et forme une croûte avant que le centre ait pris. Il reste correct pour les cookies, petits et plats.
Il est mauvais sur les pâtes à beignets liquides, qui coulent à travers le panier faute de bain d'huile pour les figer instantanément ; sur le fromage nu, qui fond et file ; sur les plats en sauce et les féculents qui cuisent dans l'eau, pour lesquels il n'a aucun intérêt ; et sur les grandes quantités, puisque surcharger le panier recrée exactement la couche de vapeur qu'il est censé chasser. Des aliments empilés cuisent à l'étuvée et ressortent mous.
Les feuilles légères (herbes, chips de chou kale) sont un cas à part : elles cuisent bien, mais le ventilateur peut les soulever vers la résistance. On les maintient sous une grille, ou on choisit un autre mode de cuisson.
| Aliment | Résultat | Pourquoi |
|---|---|---|
| Bâtonnets de pommes de terre, légumes en morceaux | Bon | Surface qui sèche et dore, une couche suffit |
| Pois chiches, fèves, légumineuses rôties | Bon | Petits, secs en surface, secoués facilement |
| Panés et surgelés prévus pour le four | Bon | Chapelure déjà grasse, cuisson courte |
| Petits feuilletés | Bon | Le beurre de la pâte fait le travail de l'huile |
| Viande épaisse, volaille avec os | Moyen | La surface dore avant que le cœur soit cuit |
| Gâteaux et cakes | Moyen | La résistance proche fait croûter le dessus trop tôt |
| Pâte à beignet liquide | Mauvais | Pas de bain d'huile pour la figer, elle coule |
| Plats en sauce, féculents à l'eau | Mauvais | Rien à faire sécher, aucun avantage |
Bâtonnets de pommes de terre, légumes en morceaux
Bon
Pois chiches, fèves, légumineuses rôties
Bon
Panés et surgelés prévus pour le four
Bon
Petits feuilletés
Bon
Viande épaisse, volaille avec os
Moyen
Gâteaux et cakes
Moyen
Pâte à beignet liquide
Mauvais
Plats en sauce, féculents à l'eau
Mauvais
Le principal argument de l'air fryer est l'huile. Dans une friture, l'aliment baigne dans plusieurs litres d'huile, et une partie de celle-ci reste à sa surface et pénètre dans la croûte au moment où il sort du bain et refroidit. Dans un air fryer, on ajoute soi-même l'huile, au pinceau ou en mélangeant les morceaux dans un saladier, et la quantité est connue au gramme près.
L'étude comparative de Reading et Murcie a trouvé une teneur en matière grasse nettement plus faible dans les frites à l'air chaud que dans les frites plongées dans l'huile, pour une humidité et une couleur comparables. Les auteurs décrivent le procédé comme un chauffage dans de l'air chaud contenant de fines gouttelettes d'huile, qui imite la friture sans immersion.
Ce qui reste à décider, c'est la dose. L'huile apporte 900 kcal pour 100 g (fiches huile de tournesol, huile d'olive et huile végétale du catalogue), soit 9 kcal par gramme, quelle que soit l'huile. Le tableau donne l'énergie ajoutée selon la quantité utilisée pour tout le panier ; il suffit de la diviser par le nombre de portions. Pour des légumes ou des pommes de terre en morceaux, une fine pellicule suffit : on vise un enrobage brillant, pas une flaque au fond du saladier. Au-delà, l'excédent coule au fond de la cuve, fume au contact des parois chaudes et n'apporte rien au croustillant.
Le choix de l'huile suit la règle du point de fumée : une huile qui supporte la température choisie, comme le tournesol, l'arachide ou une huile d'olive, et pas une huile de noix ou de noisette, réservée à l'assaisonnement. Les produits panés surgelés ou les feuilletés n'ont en général besoin d'aucune huile supplémentaire : leur chapelure ou leur pâte en contient déjà.
| Huile ajoutée pour le panier (g) | Énergie ajoutée (kcal) |
|---|---|
| 5 g | 45 |
| 10 g | 90 |
| 15 g | 135 |
| 20 g | 180 |
| 30 g | 270 |
5 g
45
10 g
90
15 g
135
20 g
180
30 g
270
L'acrylamide se forme quand un aliment riche en amidon chauffe au-delà de 120 °C : l'asparagine, un acide aminé, réagit avec les sucres réducteurs au cours de la réaction de Maillard. L'ANSES rappelle que le CIRC l'a classé dès 1994 comme cancérogène chez l'animal et cancérogène possible chez l'homme, et l'EFSA a conclu en 2015 que les expositions alimentaires actuelles constituent une préoccupation pour la santé. Elle concerne surtout les frites, les chips, le pain grillé, les biscuits et le café.
Le règlement (UE) 2017/2158 oblige les professionnels à appliquer des mesures d'atténuation et fixe des teneurs de référence, qui ne sont pas des limites légales mais des niveaux à partir desquels l'exploitant doit revoir son procédé. Son annexe II est un bon guide domestique : frire en dessous de 175 °C, ne pas stocker les pommes de terre au-dessous de 6 °C (le froid transforme l'amidon en sucres), les faire tremper de 30 minutes à 2 heures dans l'eau froide ou quelques minutes dans l'eau tiède puis les rincer, ou les blanchir, et viser une couleur dorée plutôt que brune.
L'air fryer ne supprime pas l'acrylamide, puisqu'il dore justement par Maillard. Une étude de l'université polytechnique de Valence a pourtant mesuré une teneur réduite d'environ 90 % dans des pommes de terre cuites à l'air chaud à 180 °C, par rapport à la friture dans l'huile à la même température, sans prétraitement. Les mêmes auteurs ont aussi obtenu des baisses de 80 à 90 % en friture classique en faisant tremper les pommes de terre dans des solutions d'acide citrique ou de sel avant cuisson.
L'ANSES résume les gestes à la maison : ne pas surchauffer, ne pas trop colorer, et ne pas consommer les parties les plus brunies. Dans un air fryer, cela veut dire une température modérée, des morceaux secoués à mi-cuisson pour une couleur homogène, et un arrêt à la couleur blonde ou dorée.
| Denrée (annexe IV du règlement 2017/2158) | Teneur de référence (µg/kg) |
|---|---|
| Frites prêtes à consommer | 500 |
| Chips de pommes de terre | 750 |
| Pain de mie de blé | 50 |
| Autres pains de mie | 100 |
| Biscuits et gaufrettes | 350 |
| Crackers | 400 |
| Pain d'épices | 800 |
| Café torréfié | 400 |
| Biscuits pour nourrissons | 150 |
Pain de mie de blé
50
Autres pains de mie
100
Biscuits pour nourrissons
150
Biscuits et gaufrettes
350
Crackers
400
Café torréfié
400
Frites prêtes à consommer
500
Chips de pommes de terre
750
Pain d'épices
Aussi mesuré dans : Cannelle et brioches roulées (Cannelle moulue par portion (g) : 0,8) · la fiche800
On lit souvent qu'il suffit de retirer 20 °C et 20 % du temps à une recette de four pour la cuire dans un air fryer. Cette règle n'est ni une norme ni le résultat d'une étude publiée : c'est une règle empirique, diffusée par les fabricants et les auteurs de recettes, et elle a une justification physique.
La baisse de température compense l'échange de chaleur plus fort. Comme l'air rapide arrache la couche de vapeur, la surface reçoit plus d'énergie à température égale ; à 200 °C dans un air fryer, la croûte se forme comme à une température plus élevée dans un four statique. On baisse donc le thermostat pour que la surface ne brûle pas avant que le cœur soit cuit. La baisse de temps vient du petit volume, qui chauffe presque instantanément, et de la proximité de la résistance. Les fours à chaleur tournante appliquent d'ailleurs déjà un raisonnement voisin par rapport au four statique, ce qui explique qu'une recette déjà écrite pour la chaleur tournante demande une correction plus faible.
La règle a deux limites. Elle suppose une seule couche : un panier plein rallonge la cuisson et annule le gain. Et elle vaut mal pour les pièces épaisses, dont le cœur chauffe par conduction interne, à la même vitesse qu'ailleurs ; seule la surface va plus vite. Pour la viande et la volaille, on se fie au thermomètre, pas au minuteur.
Le tableau applique la règle aux consignes de four des recettes du catalogue. Ce sont des points de départ : on vérifie quelques minutes avant la fin, on secoue le panier à mi-cuisson, et on note le réglage qui a marché sur son propre appareil.
| Recette du catalogue | Consigne de four de la fiche | Point de départ en air fryer | Signe que c'est prêt |
|---|---|---|---|
| Pois chiches rôtis épicés au four | 200 °C, 40 min | 180 °C, 32 min, en secouant toutes les 10 min | Croquants sous la dent, plus de cœur farineux |
| Légumes racines rôtis au sirop d'érable | 200 °C, 35 à 45 min | 180 °C, 28 à 36 min | La pointe d'un couteau entre sans résistance |
| Brocoli rôti à la gremolata (persil, ail et zeste de citron) | 220 °C, 18 à 20 min | 200 °C, 14 à 16 min | Tiges tendres, bouquets bruns sur les bords |
| Choux de Bruxelles rôtis au citron vert, au nuoc-mâm et au piment | 220 °C, 20 à 25 min | 200 °C, 16 à 20 min | Feuilles extérieures croustillantes |
| Falafels de fèves au four | 200 °C, 25 min | 180 °C, 20 min, retournés à mi-cuisson | Croûte dorée, centre chaud |
| Palmiers feuilletés | 200 °C, 12 à 14 min | 180 °C, 10 à 11 min | Sucre caramélisé, feuillets séparés |
| Cookies | 180 °C, 10 à 15 min | 160 °C, 8 à 12 min | Bords dorés, centre encore souple |
| Croque-monsieur | 200 °C, 15 min | 180 °C, 12 min | Dessus doré et cloqué |
La plupart des paniers d'air fryer sont revêtus d'un antiadhésif, souvent du polytétrafluoroéthylène (PTFE), parfois de la céramique. L'agence alimentaire de Singapour (SFA) a publié une fiche claire sur les ustensiles antiadhésifs qui s'applique directement : le PTFE peut commencer à dégager des fumées au-delà de 260 °C et se dégrade au-delà de 350 °C. En dessous, il est stable. Il suffit donc de vérifier la température maximale indiquée sur la notice de son appareil.
Les recommandations de la SFA se transposent ainsi. Ne pas faire chauffer longtemps le panier vide à pleine puissance, cuisiner à température moyenne et dans une pièce aérée. Utiliser des pinces ou des spatules en bois ou en silicone plutôt qu'en métal, et nettoyer avec une éponge douce, sans paille de fer ni poudre abrasive. Remplacer le panier quand le revêtement est rayé en profondeur ou s'écaille. La SFA rappelle aussi que les anciennes générations de revêtements étaient fabriquées avec de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), un composé aujourd'hui abandonné par les fabricants.
Le nettoyage régulier compte autant que le revêtement. La graisse qui s'accumule au fond de la cuve et sous la grille brûle à chaque cuisson suivante, fume et donne un goût de rance. On vide la cuve après chaque usage gras, on la laisse tremper dans l'eau chaude savonneuse, et on nettoie de temps en temps la résistance, appareil débranché et froid, avec une brosse souple.
Papier cuisson et feuilles perforées facilitent le nettoyage, à deux conditions. Ils ne doivent jamais être mis dans le panier sans aliment pour les maintenir, car le ventilateur les soulève vers la résistance. Et ils ne doivent pas couvrir tout le fond, sous peine de bloquer la circulation de l'air qui fait tout l'intérêt de l'appareil.
| Geste | Pourquoi |
|---|---|
| Vérifier la température maximale de la notice | Le PTFE commence à fumer au-delà de 260 °C selon la SFA |
| Ne pas chauffer longtemps à vide | Un panier vide monte plus vite en température qu'un panier chargé |
| Pinces et spatules en bois ou silicone | Le métal raye le revêtement |
| Éponge douce, pas d'abrasif | Un revêtement rayé se dégrade et accroche |
| Vider la graisse après chaque usage | Elle brûle à la cuisson suivante et fume |
| Papier cuisson seulement sous un aliment | Seul, il s'envole vers la résistance |
| Remplacer un panier qui s'écaille | Recommandation de la SFA pour tout antiadhésif abîmé |
Le catalogue n'a pas encore de recette écrite pour l'air fryer : une recherche de « air fryer », « airfryer » et « friteuse sans huile » dans les plus de 1 600 recettes ne renvoie aucun résultat. Il n'a pas non plus de recette de frites servies seules : les pommes de terre frites n'y apparaissent qu'au sein d'un plat, comme les moules-frites ou les patatas bravas, deux bons candidats pour une cuisson à l'air. En revanche, plusieurs dizaines de recettes rôties au four ou frites se prêtent à la conversion.
Les meilleures candidates sont les légumes rôtis et les légumineuses : pois chiches rôtis, brocoli, choux de Bruxelles, légumes racines, patates lemonates, chou-fleur. Elles demandent un enrobage d'huile léger et une couche unique, exactement ce que l'appareil fait le mieux. Viennent ensuite les falafels au four, les petits feuilletés (palmiers, pigs in blankets), le croque-monsieur, le camembert rôti dans sa boîte, et le saumon glacé, dont le sucre du laquage doit être surveillé de près.
Certaines recettes frites du catalogue se convertissent avec un compromis. Les samoussas, que la fiche fait frire à 175 °C, peuvent être badigeonnés d'huile et cuits à l'air : la feuille devient croustillante mais moins boursouflée. Les allocos et les frites de manioc dorent bien après une cuisson préalable à l'eau pour le manioc. Les accras et les beignets, en revanche, reposent sur une pâte liquide qui ne survit pas au panier.
Pour les cuissons longues, humides ou en sauce, l'appareil complémentaire est l'autocuiseur électrique : le guide de l'Instant Pot du site couvre les ragoûts, légumineuses et céréales, qui sont exactement ce que l'air fryer ne sait pas faire. Les deux se répartissent bien le travail d'une semaine de batch cooking : l'autocuiseur pour la base, l'air fryer pour le croustillant au moment de servir.
| Recette | Conversion | Ce qui change |
|---|---|---|
| Patates lemonates (pommes de terre grecques rôties au citron et à l'origan) | Facile | Le jus citronné s'ajoute en fin de cuisson, pas au départ |
| Chou-fleur rôti, pois chiches et sauce tahin | Facile | En deux fournées si le panier est petit |
| Saumon glacé au sirop d'érable | Avec surveillance | Le sirop brûle vite : laquer dans les dernières minutes |
| Samoussas réunionnais au poulet | Avec compromis | Badigeonnés d'huile, feuille croustillante mais moins gonflée |
| Tofu croustillant sauce aigre-douce | Facile | Tofu bien pressé et fariné, sauce à part |
| Accras de morue guadeloupéens | Déconseillée | Pâte liquide qui coule à travers le panier |
Patates lemonates (pommes de terre grecques rôties au citron et à l'origan)
Chou-fleur rôti, pois chiches et sauce tahin
Saumon glacé au sirop d'érable
Samoussas réunionnais au poulet
Alloco (bananes plantains frites ivoiriennes)
Mandioca frita (frites de manioc)
Pigs in blankets (saucisses cocktail en feuilleté, à la moutarde)
Tofu croustillant sauce aigre-douce
Moules-frites
Patatas bravas (pommes de terre frites à la sauce brava épicée)
Ces menus sont construits pour un appareil de taille courante, ce qui impose une contrainte : une seule préparation à la fois dans le panier. On cuit donc en premier ce qui supporte d'attendre, ou ce qui se sert tiède, et en dernier ce qui doit arriver croustillant à table. Les accompagnements froids et les desserts ne demandent pas l'appareil.
Le menu de semaine associe un brocoli rôti, cuit en premier et servi tiède, à un saumon glacé, cuit en dernier pour que le laquage reste brillant. Les patates lemonates peuvent passer avant le brocoli et attendre au chaud. La glace minute à la banane se prépare sans cuisson.
Le menu végétarien repose sur les falafels de fèves, qui demandent un retournement à mi-cuisson, avec un houmous et un raita préparés pendant que l'appareil tourne. Les cookies se cuisent après le repas, à température plus basse, en petite fournée.
Le menu brasserie reprend le croque-monsieur, qui gagne beaucoup à l'air fryer parce que le dessus gratine sans qu'on ait à allumer le gril du four, avec des choux de Bruxelles rôtis et un coleslaw.
L'apéritif dînatoire, enfin, enchaîne des préparations courtes : pois chiches rôtis (qui se gardent croquants plusieurs heures), pommes de terre grenailles, camembert rôti dans sa boîte et pigs in blankets en dernier.
| Menu | Pour commencer | Au centre | À côté | Pour finir |
|---|---|---|---|---|
| Soir de semaine | Brocoli rôti à la gremolata (persil, ail et zeste de citron) | Saumon glacé au sirop d'érable | Patates lemonates (pommes de terre grecques rôties au citron et à l'origan) | Glace minute banane-cacao |
| Végétarien | Houmous garni | Falafels de fèves au four | Raita concombre-menthe | Cookies |
| Brasserie | Coleslaw | Croque-monsieur | Choux de Bruxelles rôtis au citron vert, au nuoc-mâm et au piment | Palmiers feuilletés |
| Apéritif dînatoire | Pois chiches rôtis épicés au four | Camembert rôti | Pommes de terre grenailles farcies au fromage frais et à la ciboulette | Pigs in blankets (saucisses cocktail en feuilleté, à la moutarde) |
Brocoli rôti à la gremolata (persil, ail et zeste de citron)
Saumon glacé au sirop d'érable
Patates lemonates (pommes de terre grecques rôties au citron et à l'origan)
Glace minute banane-cacao
Houmous garni
Falafels de fèves au four
Raita concombre-menthe
Cookies
Coleslaw
Croque-monsieur
Choux de Bruxelles rôtis au citron vert, au nuoc-mâm et au piment
Palmiers feuilletés
Pois chiches rôtis épicés au four
Camembert rôti
Pommes de terre grenailles farcies au fromage frais et à la ciboulette
Pigs in blankets (saucisses cocktail en feuilleté, à la moutarde)
Teruel M. R. et al., « A comparative study of the characteristics of French fries produced by deep fat frying and air frying », Journal of Food Science, 2015 : Frites à l'air chaud nettement moins grasses, humidité et couleur proches, mais 21 minutes contre 9, moins de gélatinisation de l'amidon et texture différente.
Sansano M. et al., « Effect of pretreatments and air-frying, a novel technology, on acrylamide generation in fried potatoes », Journal of Food Science, 2015 : À 180 °C, l'air chaud réduit l'acrylamide d'environ 90 % par rapport à la friture ; certains trempages réduisent la friture classique de 80 à 90 %.
« Frying Process: From Conventional to Air Frying Technology », Food Reviews International, 2019 : Revue comparant la friture classique et la friture à air chaud : principe, transferts de chaleur et de matière, qualité des produits.
Règlement (UE) 2017/2158 établissant des mesures d'atténuation et des teneurs de référence pour la réduction de la présence d'acrylamide : Annexe II : friture sous 175 °C, stockage au-dessus de 6 °C, trempage, blanchiment, couleur claire ; annexe IV : teneurs de référence par denrée.
ANSES, « L'acrylamide dans les aliments » : Formation au-delà de 120 °C à partir de l'asparagine et des sucres, classement du CIRC, conseils : ne pas surchauffer, ne pas trop colorer.
EFSA, « Scientific Opinion on acrylamide in food », EFSA Journal, 2015 : Avis scientifique concluant que l'exposition alimentaire à l'acrylamide constitue une préoccupation pour la santé, toutes classes d'âge confondues.
Singapore Food Agency, « Safe practices for non-stick pans » : PTFE : fumées possibles au-delà de 260 °C, dégradation au-delà de 350 °C ; ne pas chauffer à vide, ustensiles doux, remplacer un revêtement abîmé.
Pois chiches rôtis épicés au four
Falafels de fèves au four
Légumes racines rôtis au sirop d'érable
Brocoli rôti à la gremolata (persil, ail et zeste de citron)
Choux de Bruxelles rôtis au citron vert, au nuoc-mâm et au piment
Patates lemonates (pommes de terre grecques rôties au citron et à l'origan)
Chou-fleur rôti, pois chiches et sauce tahin
Courgettes rôties au four, feta & herbes aromatiques
Pommes de terre grenailles farcies au fromage frais et à la ciboulette
Saumon glacé au sirop d'érable
Tofu croustillant sauce aigre-douce
Escalope milanaise
Cordon bleu maison
Croque-monsieur
Camembert rôti
Palmiers feuilletés
Pigs in blankets (saucisses cocktail en feuilleté, à la moutarde)
Samoussas réunionnais au poulet
Alloco (bananes plantains frites ivoiriennes)
Mandioca frita (frites de manioc)
Cookies
Jeera aloo (pommes de terre sautées au cumin)
Patatas bravas (pommes de terre frites à la sauce brava épicée)
Moules-frites
Glace minute banane-cacao
Houmous garni
Raita concombre-menthe
Coleslaw
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