Aller au contenu principal
CookNGeek
Découvrir la cuisineGuide d’utilisationMentions légalesConfidentialité

Cook’n Geek — des recettes, une liste de courses et un stock qui parlent entre eux. Site sans publicité.

CookNGeekRecettes
  1. Dossiers
  2. /
  3. Champignons d'automne

🍄

Les champignons d'automne : choisir, cuisiner, sécher sans risque

Saisons
8 parties

L'automne est la saison des champignons, et aussi celle des intoxications : l'Anses comptait déjà environ 500 cas signalés aux centres antipoison entre le 1er juillet et la fin septembre 2025. Ce dossier traite les deux sujets ensemble. Côté cuisine, il explique pourquoi un champignon rend son eau avant de dorer, pourquoi il garde sa tenue même après une longue cuisson, et pourquoi un cèpe ou un shiitaké séché a plus de goût qu'un frais : le glutamate et le guanylate, deux molécules de l'umami, s'y concentrent et se renforcent l'une l'autre. Il compare les champignons cultivés (de Paris, pleurotes, shiitakés) et sauvages (cèpes, girolles, trompettes, pieds-de-mouton) avec les chiffres de nos fiches, et passe en revue séchage, réhydratation, conservation et vitamine D. Côté sécurité, il reprend les consignes de l'Anses et les données des centres antipoison, y compris sur les morilles. Il s'appuie sur les 69 recettes du catalogue qui contiennent des champignons et se termine par quatre menus.

Cultivés et sauvages : qui est qui

Les champignons du marché se partagent en deux familles. Les champignons cultivés poussent sur substrat, en cave ou en salle, toute l'année : le champignon de Paris (Agaricus bisporus, blanc ou brun, qu'on appelle aussi rosé des prés cultivé), le pleurote, qui pousse sur paille ou sur bois, et le shiitaké, cultivé sur bûches ou sur blocs de sciure. Leur goût est régulier, leur prix bas pour le champignon de Paris, et ils ne posent pas de question d'identification.

Les champignons sauvages se cueillent en forêt, surtout de la fin de l'été à l'automne, et ne se cultivent pas ou très mal parce qu'ils vivent en symbiose avec les racines des arbres. Le cèpe (Boletus edulis et ses proches) a une chair ferme et un parfum de noisette ; la girolle, jaune d'œuf, sent l'abricot et supporte mal l'eau ; la trompette-de-la-mort, noire et fine, se sèche très bien ; le pied-de-mouton, reconnaissable aux aiguillons sous son chapeau, garde une texture ferme à la cuisson. La morille, elle, est un champignon de printemps, mais on la cuisine toute l'année sous forme séchée.

Nos fiches ne couvrent pas encore la girolle, la trompette, le pied-de-mouton ni le shiitaké frais : les recettes du catalogue les regroupent sous « champignons forestiers ». Le tableau donne le profil de chaque espèce, avec la façon de la cuisiner qui la met le mieux en valeur. La première règle est commune à toutes : un champignon sauvage ne se mange jamais cru.

Cultivés et sauvages : qui est qui
ChampignonOrigineTextureMeilleure cuisson
Champignon de Pariscultivétendre, aqueuxsauté vif, farci, cru en lamelles fines
Pleurotecultivésouple, fibreuxpoêlé, en tempura
Shiitakécultivéferme, charnusauté, en bouillon, séché
Cèpesauvageferme, densepoêlé, en omelette, séché
Girollesauvageélastiquesauté au beurre, sans eau
Trompette-de-la-mortsauvagefine, cartilagineusesautée, séchée, en sauce
Pied-de-moutonsauvagefermepoêlé, en fricassée
Morillesauvage ou cultivéecreuse, alvéoléeà la crème, longuement cuite

Funghi trifolati (champignons sautés à l'ail et au persil)

Champignons farcis à l'ail, au persil et au parmesan

Pâtes aux champignons forestiers

Ce que disent les chiffres : de l'eau, et beaucoup de goût

Un champignon frais est surtout de l'eau. Pour 100 g, le champignon de Paris apporte 25 kcal, 2,4 g de protéines, 1,7 g de glucides et 1,5 g de fibres ; le cèpe frais 30 kcal et 3 g de protéines ; le pleurote 33 kcal. C'est l'un des aliments les moins denses en énergie de nos fiches, et c'est pourquoi un plat de champignons sautés pèse surtout par sa matière grasse : les funghi trifolati du catalogue affichent 224 kcal par portion, dont l'essentiel vient de l'huile et du beurre.

Le séchage retire cette eau et concentre tout le reste environ dix fois. Les cèpes déshydratés apportent 290 kcal, 25 g de protéines et 25 g de fibres pour 100 g ; les shiitakés séchés 316 kcal ; les morilles séchées 285 kcal. Ces chiffres ne veulent pas dire qu'un plat aux champignons secs est riche : on en utilise 10 à 20 g par personne, l'équivalent de 100 à 200 g de frais.

Le bilan carbone suit la même logique. D'après les valeurs Agribalyse reprises dans nos fiches, le champignon de Paris frais pèse 1,1 kg d'équivalent CO2 par kilo et les champignons forestiers frais 0,6 ; les produits séchés montent à 3,2 (shiitakés), 5 (cèpes) et 6 (morilles), parce qu'un kilo sec représente une dizaine de kilos de frais et un séchage énergivore. Rapporté à la portion réellement utilisée, l'écart se réduit beaucoup. Côté prix, seul le champignon de Paris est dans notre tranche la plus basse ; cèpes, morilles et shiitakés séchés sont dans la plus haute.

Ce que disent les chiffres : de l'eau, et beaucoup de goût
Champignon (100 g)Énergie (kcal)Protéines (g)Fibres (g)kg CO2e par kg
Champignon de Paris252,41,51,1
Champignons forestiers273,12,50,6
Cèpes frais3032,51,2
Pleurotes333,32,31,5
Cèpes déshydratés29025255
Shiitakés séchés3169,611,53,2
Morilles séchées28522186
Énergie pour 100 g : le séchage concentre tout environ dix fois.
  • Champignon de Paris

    25

  • Champignons forestiers

    27

  • Cèpes frais

    30

  • Pleurotes

    33

  • Morilles séchées

    285

  • Cèpes déshydratés

    290

  • Shiitakés séchés

    316

Funghi trifolati (champignons sautés à l'ail et au persil)

Omelette aux cèpes

Nettoyer, puis saisir sans détremper

Un champignon se nettoie à sec autant que possible : couper le bout terreux du pied, brosser ou essuyer le chapeau avec un papier humide. Les champignons très sableux (girolles, trompettes) peuvent passer sous un filet d'eau, très vite, juste avant la cuisson, puis être séchés dans un torchon. Ce qu'il faut éviter, c'est de les laisser tremper : ils se gorgent d'eau en surface et mettront ensuite plus longtemps à dorer.

À la cuisson, le champignon commence par rendre son eau. La chaleur rompt ses cellules, et le sel accélère le phénomène par osmose : salé dès le départ, il baigne en deux minutes dans son jus. Tant que ce jus n'est pas évaporé, la poêle reste vers 100 °C et rien ne brunit. Trois réglages évitent les champignons bouillis : une grande poêle bien chaude, une seule couche de morceaux sans entassement (cuire en plusieurs fois si nécessaire), et le sel en fin de cuisson. Une fois l'eau partie, la surface dépasse 140 °C, la réaction de Maillard démarre et développe les notes grillées.

La paroi des cellules d'un champignon n'est pas faite de cellulose comme celle d'un légume, mais de chitine, la même famille de molécules que la carapace des crustacés. La chitine ne se ramollit pas à la cuisson : c'est pourquoi un champignon garde sa mâche même après une heure de mijotage dans un bourguignon, là où une carotte finit fondante. L'arôme typique du champignon de Paris vient surtout de l'oct-1-én-3-ol, appelé « alcool de champignon » ; celui du shiitaké, de la lenthionine, une molécule soufrée qui se forme quand on le coupe ou le réhydrate.

Nettoyer, puis saisir sans détremper
ÉtapeRéglageDurée indicativeCe qui se passe
Préchauffagepoêle vide, feu vif2 à 3 minla poêle dépasse largement 100 °C
Jet d'eauchampignons en une couche, sans sel3 à 5 minles cellules se rompent et rendent leur eau
Évaporationfeu vif, on remue peu3 à 5 minle jus s'évapore, la poêle redevient sèche
Colorationun peu de beurre ou d'huile2 à 4 minréaction de Maillard, notes grillées
Finitionsel, ail, persil hors du feu1 à 2 minl'ail parfume sans brûler
Durée indicative de chaque étape d'une poêlée de champignons.
  • Finition

    1 à 2 min

  • Préchauffage

    2 à 3 min

  • Coloration

    2 à 4 min

  • Jet d'eau

    3 à 5 min

  • Évaporation

    3 à 5 min

0 h0,1 h

Setas al ajillo (champignons à l'ail et au piment)

Champignons farcis à l'ail, au persil et au parmesan

Bourguignon de seitan

L'umami des champignons : glutamate et guanylate

Les champignons sont l'une des grandes sources végétales d'umami, la saveur du bouillon et du parmesan. Deux familles de molécules en sont responsables. Le glutamate est un acide aminé libre, présent dans la chair. Les nucléotides, surtout le guanylate (5'-guanosine monophosphate), se forment quand des enzymes dégradent l'ARN des cellules du champignon, notamment au séchage puis à la réhydratation et au chauffage.

Le Centre d'information sur l'umami donne des teneurs parlantes. Le shiitaké frais contient environ 70 mg de glutamate pour 100 g ; séché, 1 060 mg, avec environ 150 mg de guanylate. Le champignon de Paris frais en contient 40 à 110 mg, avec peu de guanylate. Une partie de l'écart vient simplement de l'eau retirée, l'autre des réactions enzymatiques du séchage.

L'intérêt du guanylate tient à sa synergie avec le glutamate, décrite par Shizuko Yamaguchi en 1967 : un mélange des deux donne une intensité d'umami bien supérieure à la somme de leurs effets séparés. C'est le principe du dashi japonais (kombu riche en glutamate, shiitaké riche en guanylate) qu'on retrouve dans l'agedashi dofu du catalogue, et de toute soupe où des cèpes secs rencontrent un bouillon de légumes ou un parmesan.

En pratique, pour réhydrater des champignons secs : les couvrir d'eau froide ou tiède plutôt que bouillante, les laisser 20 à 30 minutes (plusieurs heures au réfrigérateur pour des shiitakés entiers), puis garder l'eau de trempage, filtrée pour retirer le sable. Elle contient une bonne part du goût et sert de base au risotto, à la soupe ou à la sauce. Le dossier sur la science de l'umami détaille ces mécanismes.

L'umami des champignons : glutamate et guanylate
ChampignonFormeGlutamate libre (mg/100 g)
Shiitakéfrais70
Shiitakéséché1 060
Champignon de Parisfrais40 à 110
Shimejifrais140
Enokifrais90
Truffefraîche60 à 80
Glutamate libre selon le Centre d'information sur l'umami.
  • Shiitaké

    1 060

  • Shiitaké

    70

  • Truffe

    60 à 80

  • Enoki

    90

  • Champignon de Paris

    40 à 110

  • Shimeji

    140

1140

Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)

Soupe miso aux champignons et tofu

Zuppa di castagne e porcini (soupe toscane de châtaignes et de cèpes)

Risotto aux champignons

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

Sécurité : cueillir et manger sans s'intoxiquer

Chaque automne, l'Anses et les centres antipoison lancent la même alerte. Sur la saison 2024, du 1er juillet au 31 décembre, 1 363 personnes ayant des symptômes ont contacté un centre antipoison en France hexagonale après avoir mangé des champignons ; 3,1 % des cas étaient graves, avec trois décès et trois insuffisances rénales chroniques. En 2025, environ 500 cas avaient déjà été recensés entre le 1er juillet et le 25 septembre, avec une hausse nette depuis le début de septembre. La plupart des intoxications viennent d'une confusion entre une espèce comestible et une espèce toxique, mais aussi de champignons mal conservés, abîmés, insuffisamment cuits ou mangés en trop grande quantité.

Les consignes de l'Anses sont les suivantes. Ne ramasser que les champignons que l'on connaît parfaitement. En cas de doute, faire contrôler toute la cueillette par un pharmacien ou une association de mycologie, y compris des champignons offerts par quelqu'un d'autre ; si un seul spécimen est douteux, ne pas consommer la récolte. Ne pas se fier aux applications d'identification sur smartphone. Ne pas donner de champignons sauvages aux jeunes enfants. Bien cuire les champignons sauvages, et ne jamais les manger crus.

Les morilles ont un cas particulier. Une étude des centres antipoison français (Vodovar et al., 2024) a recensé 446 intoxications par des morilles entre 2010 et 2020 : 83,6 % des patients avaient des troubles digestifs et 53,3 % des troubles neurologiques (tremblements, vertiges, troubles de l'équilibre). Une étude antérieure (Saviuc et al., 2010) associait ces cas à des morilles crues ou mal cuites et à de grandes quantités. Une morille se mange donc toujours bien cuite, en portion raisonnable. La fausse morille, la gyromitre, est une autre espèce : elle contient de la gyromitrine, qui se transforme en une hydrazine toxique, et ne se mange jamais. Les symptômes pouvant survenir plusieurs heures après le repas, il faut appeler un centre antipoison ou le 15 au moindre trouble, en gardant les restes de la cueillette.

Sécurité : cueillir et manger sans s'intoxiquer
PériodeCas recensésCe que dit la source
Saison 2024 (1er juillet au 31 décembre)1 363 personnes symptomatiques3,1 % de cas graves, 3 décès, 3 insuffisances rénales chroniques
Saison 2025 (1er juillet au 25 septembre)environ 500hausse nette depuis début septembre, pic attendu en octobre
Morilles, 2010 à 2020446 cas83,6 % de troubles digestifs, 53,3 % de troubles neurologiques

Poulet au vin jaune et aux morilles

Sécher, réhydrater, conserver, et la vitamine D

Un champignon frais se conserve mal : il est gorgé d'eau et continue de respirer après la cueillette. Au réfrigérateur, il se garde quelques jours dans un sac en papier ou une boîte non fermée garnie de papier absorbant ; le film plastique le fait transpirer et le rend gluant. Un champignon mou, taché ou qui sent mauvais se jette, et c'est encore plus vrai pour un champignon sauvage, puisque l'Anses cite les spécimens mal conservés parmi les causes d'intoxication.

Pour garder plus longtemps, deux solutions. La congélation fonctionne mieux sur des champignons déjà sautés et refroidis que sur des crus, qui rendent toute leur eau à la décongélation. Le séchage, au déshydrateur ou au four entrouvert à basse température, convient aux cèpes, aux trompettes et aux morilles coupés en lamelles ; une fois bien secs et cassants, ils se gardent des mois dans un bocal hermétique, à l'abri de la lumière. Un plat de champignons cuits se réchauffe sans problème, à condition d'avoir été refroidi rapidement et gardé au réfrigérateur.

Les champignons sont aussi l'un des rares aliments non animaux qui peuvent apporter de la vitamine D. Ils contiennent de l'ergostérol, que les ultraviolets transforment en vitamine D2, comme le soleil transforme un précurseur dans notre peau. La revue de Cardwell et ses collègues (2018) montre que les champignons sauvages exposés au soleil et les champignons cultivés traités aux UV peuvent en contenir des quantités notables, alors que les champignons cultivés dans l'obscurité en ont très peu. Nos fiches ne publient pas encore de teneur, et nous ne faisons donc pas d'allégation chiffrée. Pour écouler un surplus, le dossier sur les excès de champignons propose rillettes, duxelles et soupes.

Sécher, réhydrater, conserver, et la vitamine D
FormeOùDurée indicative
Frais, crusréfrigérateur, sac en papier2 à 4 jours
Cuits (poêlée, sauce)réfrigérateur, boîte fermée2 à 3 jours
Sautés puis congeléscongélateur, à platplusieurs mois
Séchésbocal hermétique, à l'abri de la lumièreplusieurs mois
Eau de trempageréfrigérateurà utiliser dans la journée

Rillettes de champignons aux noix

Zuppa di castagne e porcini (soupe toscane de châtaignes et de cèpes)

Les champignons dans le catalogue

Le catalogue compte 69 recettes qui contiennent au moins un champignon. Le champignon de Paris domine nettement (41 recettes), suivi des champignons forestiers (10), des cèpes déshydratés (9), des shiitakés séchés (7) et des champignons noirs séchés (6). Les cèpes frais ne figurent que dans deux recettes, les morilles séchées, les pleurotes et la truffe noire dans une seule chacune. Le catalogue n'a pas encore de recette dédiée à la girolle, à la trompette-de-la-mort ou au pied-de-mouton, ni de fricassée de champignons sauvages à la française.

Les recettes se rangent en quatre familles. Les poêlées simples (funghi trifolati, setas al ajillo) montrent la technique du sauté vif à l'ail. Les soupes d'automne utilisent le champignon comme base de goût : gribnoy sup russe à l'orge perlé (326 kcal, Nutri-Score B), sienikeitto finlandaise à la crème, zuppa toscane de châtaignes et de cèpes. Les plats mijotés profitent de la tenue de la chitine : bourguignon de seitan, Zürcher Geschnetzeltes, poulet au vin jaune et aux morilles. Les plats d'inspiration asiatique, enfin, misent sur les shiitakés séchés et l'umami : japchae coréen, agedashi dofu, soupe miso.

Côté équilibre, les recettes de champignons sont souvent bien notées : les pâtes aux champignons forestiers sont classées B en Nutri-Score et A en carbone, la gretchka russe au sarrasin C et A. Les recettes qui associent champignons, crème et viande (lasagnes aux cèpes et boudin blanc, 778 kcal, D) sont des plats de fête. Attention au sel de certaines : 4,2 g par portion pour le japchae, à cause de la sauce soja.

Sienikeitto (soupe finlandaise aux champignons à la crème)

Gretchka (kacha russe de sarrasin aux oignons et aux champignons)

Zürcher Geschnetzeltes (émincé de veau zurichois à la crème et aux champignons)

Lasagnes aux cèpes et boudin blanc

Galette forestière

Quiche aux champignons et au comté

Escondidinho végétarien (parmentier brésilien de manioc aux champignons)

Menus d'automne autour des champignons

Quatre menus composés uniquement de recettes du catalogue. Le principe : un plat où le champignon est la vedette, entouré d'une entrée ou d'un dessert de saison, avec des pommes et des poires pour finir, puisque c'est la même saison.

Le bistrot forestier est le plus simple : funghi trifolati en entrée, omelette aux cèpes (397 kcal, prête en un quart d'heure), tarte aux pommes à la normande. Il demande une poêle et un four, et peut se faire avec des champignons de Paris si les cèpes manquent.

Le menu végétal d'automne enchaîne la gribnoy sup russe, les pâtes aux champignons forestiers (vegan, 558 kcal, Nutri-Score B, carbone A) et les poires pochées au vin rouge. C'est le menu le plus sobre en carbone des quatre.

Le menu umami à l'asiatique part de l'agedashi dofu, tofu frit dans un bouillon de kombu et de shiitaké, puis du japchae coréen, avant des pommes au four. Il illustre la synergie glutamate et guanylate décrite plus haut. Il est aussi le plus salé : prévoir un repas léger en sel le reste de la journée.

Le déjeuner du dimanche est le plus riche : rillettes de champignons aux noix, poulet au vin jaune et aux morilles (763 kcal), tarte tatin (701 kcal). Les morilles, séchées, y sont réhydratées puis longuement cuites dans la sauce, ce qui respecte la consigne de sécurité donnée plus haut.

Menus d'automne autour des champignons
MenuEntréePlatDessert
Bistrot forestierFunghi trifolati (champignons sautés à l'ail et au persil)Omelette aux cèpesTarte aux pommes à la normande
Végétal d'automneGribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)Pâtes aux champignons forestiersPoires pochées au vin rouge, à la cannelle et à la vanille
Umami à l'asiatiqueAgedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)Japchae aux champignons et aux épinards (vermicelles coréens sautés)Pommes au four, miel, noix et raisins secs
Déjeuner du dimancheRillettes de champignons aux noixPoulet au vin jaune et aux morillesTarte tatin

Funghi trifolati (champignons sautés à l'ail et au persil)

Omelette aux cèpes

Tarte aux pommes à la normande

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

Pâtes aux champignons forestiers

Poires pochées au vin rouge, à la cannelle et à la vanille

Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)

Japchae aux champignons et aux épinards (vermicelles coréens sautés)

Pommes au four, miel, noix et raisins secs

Rillettes de champignons aux noix

Poulet au vin jaune et aux morilles

Tarte tatin

Sources

Anses : « Cueillette des champignons : vigilance face aux risques d'intoxications » (25 septembre 2025) : Environ 500 cas depuis le 1er juillet 2025 ; saison 2024 : 1 363 personnes symptomatiques, 3,1 % de cas graves, 3 décès ; consignes de cueillette, de contrôle par un pharmacien ou une association de mycologie, de cuisson, et mise en garde contre les applications.

Vodovar et al. (2024), « Severe morel mushroom poisonings in France », Clinical Toxicology : Étude nationale des centres antipoison : 446 intoxications par des morilles de 2010 à 2020, 83,6 % de troubles digestifs et 53,3 % de troubles neurologiques.

Saviuc et al. (2010), « Can morels (Morchella sp.) induce a toxic neurological syndrome? », Clinical Toxicology : Données des centres antipoison de 1976 à 2006 : syndrome digestif après des morilles mal cuites, syndrome neurologique associé à de grandes quantités, délais d'apparition de plusieurs heures.

Umami Information Center : les champignons : Teneurs en glutamate libre (shiitaké frais 70 mg, séché 1 060 mg pour 100 g, champignon de Paris 40 à 110 mg) et en guanylate (shiitaké séché 150 mg).

Yamaguchi (1967), « The synergistic taste effect of monosodium glutamate and disodium 5'-inosinate », Journal of Food Science : Étude fondatrice de la synergie entre glutamate et nucléotides : un mélange des deux multiplie l'intensité de l'umami.

Cardwell et al. (2018), « A Review of Mushrooms as a Potential Source of Dietary Vitamin D », Nutrients : Conversion de l'ergostérol en vitamine D2 sous UV, teneurs des champignons sauvages et des champignons cultivés exposés ou non aux UV.

Table de composition nutritionnelle Ciqual (Anses) : Valeurs pour 100 g reprises dans nos fiches : énergie, protéines et fibres des champignons frais et séchés.

Agribalyse (Ademe), base d'impacts environnementaux : Empreinte carbone par kilo des champignons frais et séchés reprise dans nos fiches.

Les recettes du dossier

Funghi trifolati (champignons sautés à l'ail et au persil)

Setas al ajillo (champignons à l'ail et au piment)

Champignons farcis à l'ail, au persil et au parmesan

Rillettes de champignons aux noix

Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

Sienikeitto (soupe finlandaise aux champignons à la crème)

Zuppa di castagne e porcini (soupe toscane de châtaignes et de cèpes)

Soupe miso aux champignons et tofu

Tom kha aux champignons

Omelette aux cèpes

Risotto aux champignons

Pâtes aux champignons forestiers

Lasagnes aux cèpes et boudin blanc

Poulet au vin jaune et aux morilles

Galette forestière

Quiche aux champignons et au comté

Gretchka (kacha russe de sarrasin aux oignons et aux champignons)

Japchae aux champignons et aux épinards (vermicelles coréens sautés)

Zürcher Geschnetzeltes (émincé de veau zurichois à la crème et aux champignons)

Bourguignon de seitan

Croque végétarien aux champignons, à la béchamel et au gruyère

Escondidinho végétarien (parmentier brésilien de manioc aux champignons)

Tarte aux pommes à la normande

Poires pochées au vin rouge, à la cannelle et à la vanille

Pommes au four, miel, noix et raisins secs

Tarte tatin

Les autres dossiers

♻️ Cuisiner les restes
🍲 Inflation-core
🥛 Le petit-lait
🫙 Le reste de levain
🥚 Les blancs d'œufs
🍮 Les jaunes d'œufs
🧊 Ranger son frigo
🫙 Techniques de conservation
🌿 Trop d'herbes
🥚 Trop d'œufs
🍌 Trop de bananes
🧈 Trop de beurre
🍄 Trop de champignons
🥛 Trop de crème
🧀 Trop de fromage
🥓 Trop de jambon
🥛 Trop de lait
🍞 Trop de pain
🥬 Trop de salade
🍅 Trop de tomates
🥩 Trop de viande hachée
🥣 Trop de yaourt
🍵 Boissons chaudes d'hiver
🍹 Boissons sans alcool
☕ Café et thé
🔥 Barbecue et plancha
🌾 Farines anciennes et physique des pâtes
🍟 L'air fryer
🫘 L’aquafaba
🍆 L'aubergine façon cèpe
🔥 La cuisson au four
🌾 La cuisson de la semoule
🥚 La cuisson des œufs
🍝 La cuisson des pâtes
🍚 La cuisson du riz
♨️ La cuisson sous vide
🍄 La science de l’umami
🍳 Les matériaux de cuisson
🍜 Les pâtes fraîches
🥬 La lacto-fermentation
🫧 Les boissons fermentées
🥖 Les pâtes levées
👑 Crêpes et galette
🎄 Menu de fêtes anticipé
🧀 Raclette, fondue, tartiflette
🧈 Le beurre
🍲 Les grands mijotés d'hiver
🥄 Les sauces françaises
🍝 Formats de pâtes
🫘 Pâtes et légumineuses
🌽 Polentas régionales
🌾 Assiette climatarienne
🥑 Cétogène et low carb
🧠 L’alimentation fonctionnelle
🧲 L'assimilation des nutriments
🌱 La cuisine vegan
🥗 La cuisine végétarienne
🌡️ La cuisson et les nutriments
🥄 La diversification
🦪 La vitamine B12
🥛 Le calcium
🍲 Le fer
🦠 Le microbiote
🧂 Le sel et le sodium
🫐 Les antioxydants
📊 Les apports de référence
🌿 Les fibres
🍞 Les glucides
🫒 Les lipides
🪨 Les minéraux
🐟 Les omégas
🥚 Les protéines
🍋 Les vitamines
📉 Lissage glycémique
🧠 Neuro-gastronomie
🍱 La lunch box
🥡 Le batch cooking
⚖️ Quantités par personne
🌀 Cannelle et brioches roulées
🍫 Le chocolat de fêtes
🥧 Les pâtes à tarte
🍬 Sucre et substituts
🎃 Courges et potirons
🍐 Le coing
🥦 Les choux d'hiver
🍎 Pommes et poires
🥣 Soupes et veloutés

Continuer

Champignons de Paris · Cèpes frais · Cèpes déshydratés · Shiitakés séchés · Champignons forestiers · Morilles séchées · Cuisiner trop de champignons · La science de l'umami · Les soupes et veloutés · Les courges et potirons · Pommes et poires : quelle variété pour quel usage · Les techniques de conservation · Les vitamines · La réaction de Maillard · L'osmose · Évaporation et croustillant · La sécurité des cuissons · Glutamate · Guanylate · Nucléotides · Chitine · Oct-1-én-3-ol · Lenthionine · Hydrazines · Sauter · Infuser · La poêle · Le bocal hermétique · Ça rend de l'eau · Plat fade · Les produits d'automne · Les produits d'octobre · Cuisine japonaise · Conservation des aliments · L'aubergine façon cèpe