
Les morceaux à mijoter sont les moins chers parce qu'ils sont pleins de collagène : c'est exactement ce qui les rend meilleurs.
25 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, italienne, sénégalaise, bolivienne.
Toute l’année
rien à attendre
3 jours
2 jours une fois entamé
70%
du poids, cru
27kg CO₂e / kg
Très élevée pour un ingrédient brut
164kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 18 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Fer | 2,10 mg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,15 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,04 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,00 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,00 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 2,35 g |
Cherchez le gras et le nerf, ce qui est contre intuitif : paleron, macreuse, jumeau, gîte, joue et queue sont traversés de collagène qui fond en gélatine et donne à la sauce son onctuosité. Un morceau maigre et rouge vif comme le rumsteck fait un mauvais bourguignon, sec et filandreux. La viande doit être d'un rouge soutenu, jamais brune ni grise, le gras blanc crème et ferme. Demandez des morceaux de cinq centimètres au moins : taillés trop petits, ils se dessèchent avant que le collagène n'ait eu le temps de fondre.
Au réfrigérateur, dans la zone la plus froide, deux à trois jours au maximum pour de la viande fraîche découpée, un jour de plus pour une pièce entière non entamée. Sortez la de son film et posez la sur une grille au-dessus d'une assiette : la surface sèche, ce qui améliore la coloration et ralentit le développement bactérien. Elle se congèle jusqu'à huit mois, et décongèle au réfrigérateur sur vingt-quatre heures. Un plat mijoté se conserve trois à quatre jours et se congèle très bien, souvent meilleur le lendemain.
Sécurité alimentaire
Ne décongelez jamais une pièce de bœuf à température ambiante : la surface entre dans la zone de multiplication bactérienne bien avant que le cœur ne soit décongelé. Réfrigérateur, eau froide courante ou cuisson directe depuis l'état congelé sont les trois méthodes sûres.
Saisir à sec, en plusieurs fois
La coloration donne la moitié du goût du plat, et elle n'a lieu que sur une viande sèche dans une cocotte non chargée. Séchez chaque morceau au papier, saisissez en peu à la fois, et acceptez de passer un quart d'heure sur cette étape. Une cocotte remplie d'un coup donne une viande grise bouillie.
Frémir, jamais bouillir
Au-dessus de 85 °C, les fibres musculaires se contractent violemment et expulsent leur eau : la viande devient sèche et filandreuse malgré le liquide. Un mijotage doit à peine frémir, quelques bulles à la surface, pendant trois heures. Le four à 150 °C tient cette température bien mieux qu'une plaque.
Le lendemain est meilleur
Refroidi puis réchauffé, un mijoté a laissé sa gélatine se répartir et ses arômes migrer dans toute la sauce. Le refroidissement permet en outre de retirer le gras figé en surface d'un simple coup de cuillère. Prévoyez la veille : c'est un gain de qualité que rien d'autre ne donne.
Marge d'erreur
tolérant
Très tolérant en durée, une demi heure de plus ne faisant que rendre la viande plus fondante tant que le liquide reste. Deux choses le trahissent : une ébullition franche, qui dessèche la viande en une heure alors même qu'elle baigne, et une saisie bâclée, qui prive le plat de la moitié de son goût sans possibilité de rattrapage.
Les fibres se sont contractées, le collagène n'a pas encore fondu : c'est le creux où une viande à mijoter semble ratée.
Maintenu longtemps à cette température, le collagène est devenu gélatine et la viande se défait à la cuillère.
Le paleron, la macreuse et le gîte sont des muscles d'effort, tenus par un collagène abondant. Ce collagène ne fond pas à une température, il fond dans le temps passé au-dessus de 70 °C : c'est pourquoi un bœuf mijoté passe par une phase où il est plus dur qu'au départ, avant de devenir fondant. Arrêter la cuisson à ce moment-là est l'erreur la plus fréquente sur ces morceaux.
Le liquide ne doit jamais bouillir : à gros bouillons, les fibres se serrent et expulsent l'eau plus vite que la gélatine ne se forme. Un frémissement à peine visible, couvercle entrouvert, donne une viande fondante là où l'ébullition donne des filaments secs dans une sauce trouble.
La cuisson longue et lente dissout le collagène en gélatine, enrichissant le plat d'une texture onctueuse et d'un goût umami très puissant.
Elles se forment quand les cubes sont saisis avant de mouiller, ce qui décide du goût final.
Il rend le morceau dur à la cuisson rapide.
Il fond en gélatine après des heures de cuisson douce et donne la sauce nappante du mijoté.
Elle fait prendre le fond en gelée au réfrigérateur, preuve que la cuisson a été assez longue.
Il donne la profondeur du bouillon et s'accumule pendant la longue cuisson.
Elle donne le rouge de la viande crue.
Elle vire au brun gris vers la fin du mijotage, ce qui est le signe attendu et non un défaut.
Seitan ×1 : texture fibreuse proche des morceaux mijotés ; ajouter en fin de cuisson ; ~-94 % de CO₂ (allergène gluten)
Ce que les 1220 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Baeckeoffe
500 gBitterballen (croquettes néerlandaises de ragoût de bœuf, panées et frites)
500 gBœuf bourguignon
1200 gBrasato al Barolo (bœuf braisé au Barolo)
1200 gCarbonade flamande
1500 gCarbonade valdôtaine
1200 gCipaille miquelonnais
500 gDaube provençale
1500 gGulasch triestino (goulasch de bœuf de Trieste)
1200 gGulyásleves (soupe goulasch hongroise au paprika et aux pommes de terre)
800 gHongshao luobo niurou (bœuf braisé chinois au radis blanc)
900 gJardineira (ragoût portugais de bœuf aux légumes d'automne)
800 gKharcho (soupe géorgienne au bœuf, aux noix et aux quetsches)
800 gKhoresh-e beh (ragoût persan au coing et au bœuf)
800 gKig ha farz
1000 gMafé (ragoût ouest-africain à la pâte d'arachide)
700 gNước dùng phở (bouillon de phở au bœuf et aux épices)
600 gPot-au-feu
1200 gRagù napoletano (sauce du dimanche mijotée aux deux viandes)
800 gRiz Gras (riz mijoté à la viande et aux légumes)
600 gSopa de maní (soupe bolivienne à l'arachide et aux pâtes)
600 gSugo alla genovese (sauce napolitaine aux oignons confits et au bœuf)
800 gTortellini in brodo (tortellini de Bologne au bouillon)
400 gTourtière du Lac-Saint-Jean
600 gZiti tritati alla genovese (ziti cassés à la sauce napolitaine aux oignons confits)
800 gLa science derrière
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