
Le jarret est le muscle du mollet : il a travaillé toute la vie de l'animal, il est donc bardé de collagène, ce qui en fait le morceau le plus fondant après trois heures.
3 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, allemande.
Toute l’année
rien à attendre
3 jours
2 jours une fois entamé
65%
du poids, cru
4,5kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
55%
l'os et une partie du gras restent ; l'os enrichit le bouillon.
180kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
800 g
en moyenne
bon marché
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 14 mg |
| Magnésium | 18 mg |
| Phosphore | 191 mg |
| Potassium | 335 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,08 mg |
| Fer | 0,65 mg |
| Iode | 1,0 µg |
| Manganèse | 0,01 mg |
| Sélénium | 9,3 µg |
| Zinc | 2,59 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 4 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 1,25 µg |
| Vitamine K1 | 0,0 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,7 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,84 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,24 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 4,18 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,87 mg |
| Vitamine B6 | 0,42 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 5 µg |
| Vitamine B12 | 0,49 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 1,05 g |
| Acide arachidonique 20:4 n-6 | 0,05 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,06 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,00 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,00 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 4,59 g |
Frais, il est rose vif avec une couenne épaisse et blanche, un os central bien visible et une chair ferme. Demi-sel ou salé, il est plus pâle et parfumé, et demande un dessalage. Le jarret avant, plus petit et plus nerveux, convient à la potée ; le jarret arrière, plus charnu, se rôtit après braisage. Comptez sept cents grammes à un kilo par pièce, ce qui nourrit deux personnes une fois l'os et la couenne déduits. Gardez la couenne : c'est elle qui apporte la gélatine à la sauce.
Trois jours au réfrigérateur pour un jarret frais, une semaine pour un demi-sel dont le sel ralentit la dégradation. Il se congèle six mois. Cuit, en potée ou braisé, il se garde quatre jours au frais et se réchauffe très bien, sa gélatine figeant la sauce en gelée à froid, ce qui est le signe d'une cuisson réussie et non un défaut. Un jarret demi-sel se dessale trois à douze heures dans l'eau froide renouvelée, selon son salage.
Quand il y en a trop et que la date approche, ces dossiers disent quoi cuisiner, et comment le faire durer plus longtemps.
Le cuire trois heures sous 90 °C
Le collagène se gélifie lentement à partir de soixante-dix degrés, et il faut du temps plus que de la chaleur : trois heures à frémissement donnent une chair qui se détache de l'os, une ébullition franche donne une chair sèche et filandreuse dans un bouillon trouble. La surface du liquide doit à peine frissonner.
Le colorer avant de mouiller
Saisi de tous côtés dans la cocotte jusqu'à ce que la couenne soit dorée, il apporte au bouillon des composés de Maillard que le pochage seul ne produit jamais. C'est la différence entre une potée pâle et un jarret braisé profond de goût, pour dix minutes de travail.
Finir la couenne au four
Après le braisage, un passage de quinze minutes à deux cent vingt degrés, couenne badigeonnée de son jus, la fait gonfler et craquer. L'eau qu'elle contient s'évapore et le collagène ramolli se déshydrate en une croûte cassante. Une couenne laissée dans le bouillon reste molle et personne ne la mange.
Marge d'erreur
très permissif
Très permissif en braisage : une heure de plus à quatre-vingts degrés ne fait qu'accentuer le fondant, et il se réchauffe le lendemain sans rien perdre. La seule façon de le rater est l'ébullition franche, qui contracte les fibres avant que le collagène ait fondu, ou une cuisson écourtée à deux heures, où il est encore dur.
Braisé longuement, il libère une gélatine qui nappe et arrondit tout le bouillon ; sa couenne rôtie apporte des notes grillées franches.
La couenne et le gras fondent lentement et enrichissent tout le bouillon.
Le jarret en est saturé, plus qu'aucun autre morceau du porc.
Il fond en gélatine après trois heures de cuisson douce et donne un bouillon qui prend au froid.
Il donne la profondeur d'une potée ou d'un bouillon de jarret longuement mené.
Le muscle très sollicité en est riche et donne une chair plus sombre qu'un filet.
Elles se forment quand la couenne est passée au four et donnent la croûte laquée.
La science derrière
Le matériel