Raclette, fondue et tartiflette reposent sur le même geste : chauffer un fromage de montagne jusqu'à ce qu'il coule, puis le servir sur du pain ou des pommes de terre. Derrière ce geste simple il y a une physique précise. Un fromage file ou rend son gras selon son calcium, son acidité, son eau et son âge ; une fondue reste lisse parce qu'un peu d'acide du vin et une cuillerée d'amidon empêchent les protéines de s'agglomérer. Ce dossier part du catalogue, qui compte deux fondues, une tartiflette, un Mont d'Or au four et une dizaine de plats cousins, et pose les chiffres sur la table : grammes de fromage par personne, calories, graisses saturées et sel par portion, empreinte carbone du fromage. Il dit aussi franchement ce que sont ces plats (des repas très riches, à réserver à une soirée froide) et comment construire autour d'eux un repas qui tient debout : salades amères, fruits acides, boisson chaude. Les appellations citées renvoient à l'INAO et à l'association suisse des AOP-IGP.
La fondue savoyarde mélange beaufort, comté et emmental fondus dans du vin blanc ; la fondue suisse dite moitié-moitié marie gruyère et un second fromage (le catalogue la fait au gruyère et à l'emmental). La raclette chauffe la tranche d'une meule, ou des tranches sous un appareil, et la racle sur des pommes de terre en robe des champs. La tartiflette, plat savoyard récent qui a fait connaître le reblochon bien au-delà de ses montagnes, gratine un reblochon entier coupé en deux sur des pommes de terre, des oignons et des lardons.
Le catalogue compte deux fondues alpines (savoyarde, suisse au gruyère et à l'emmental), une tartiflette et sa cousine la croziflette (des crozets à la place des pommes de terre, sous le même reblochon), un Mont d'Or au four, des crozets au beaufort, la fonduta valdostana à la fontine, et des cousins de montagne : aligot, truffade, rösti, polenta concia. Côté pain, il y a le welsh, le welsh rarebit, la tartine au reblochon et le rösti-burger à la raclette.
Le catalogue n'a pas encore de recette de raclette proprement dite. C'est logique, puisque la raclette tient moins de la recette que du service, mais cela veut dire que ses chiffres ci-dessous sont déduits des fiches aliments (fromage à raclette, pomme de terre, charcuteries) et non d'une recette mesurée. Il n'a pas non plus de fiche pour le vacherin fribourgeois, le second fromage de la fondue moitié-moitié traditionnelle.
Presque tous les fromages de ces plats sont des appellations protégées, et leur cahier des charges explique leur comportement à la chaleur. Le comté, le beaufort et le gruyère sont des pâtes pressées cuites, de grandes meules de 25 à 40 kg affinées longtemps : au moins 4 mois pour le comté, 5 pour le beaufort et le gruyère. Le reblochon est une pâte pressée non cuite, jeune et humide. Le vacherin fribourgeois est une pâte mi-dure au lait cru ou thermisé, affinée 9 à 24 semaines ; c'est lui qui donne à la moitié-moitié son fondant crémeux.
La raclette existe sous deux appellations distinctes : la Raclette du Valais AOP en Suisse, au lait cru, affinée au moins 3 mois, et la Raclette de Savoie, enregistrée en IGP en 2017, au lait cru ou thermisé. Le Mont d'Or (ou vacherin du Haut-Doubs) est un fromage saisonnier : fabriqué du 15 août au 15 mars, vendu du 10 septembre au 10 mai, cerclé d'épicéa, c'est lui qu'on cuit entier dans sa boîte.
Le tableau reprend les fiches du catalogue. Les calories varient peu d'un fromage à l'autre (330 à 413 kcal pour 100 g), le sel davantage : la fontine et le fromage à raclette en portent deux fois plus que l'emmental. L'empreinte carbone se tient entre 5,8 et 8,5 kg CO2e par kilo, soit dix à vingt fois celle de la pomme de terre (0,35).
| Fromage | Statut | Pâte et lait | Affinage minimal | kcal pour 100 g | Sel (g/100 g) | kg CO2e/kg |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Comté | AOP (France) | pressée cuite, lait cru | 4 mois | 413 | 0,84 | 6,5 |
| Beaufort | AOP (France) | pressée cuite, lait cru | 5 mois | 404 | 1,06 | 5,8 |
| Gruyère | AOP (Suisse) | pressée cuite, lait cru | 5 mois | 413 | 1,4 | 6,5 |
| Emmental | selon l'origine | pressée cuite | variable | 373 | 0,61 | 6 |
| Reblochon | AOP (France) | pressée non cuite, lait cru | court | 330 | 1,2 | 6 |
| Fromage à raclette | AOP en Valais, IGP en Savoie | pressée non cuite, lait cru ou thermisé | 3 mois (Valais) | 361 | 1,7 | 6 |
| Mont d'Or | AOP (France) | molle, lait cru | saisonnier | 293 | 1,43 | 8,5 |
| Fontine | AOP (Italie) | pressée, lait cru | variable | 384 | 2 | 8,5 |
| Vacherin fribourgeois | AOP (Suisse) | mi-dure, lait cru ou thermisé | 9 semaines | pas de fiche | pas de fiche | pas de fiche |
Un fromage est un gel de caséines : ces protéines du lait forment un réseau tenu par des ponts de phosphate de calcium, et ce réseau emprisonne des gouttelettes de matière grasse et de l'eau. Quand on chauffe, la graisse fond la première, puis les liaisons entre caséines se relâchent et le réseau se met à couler. Lucey et ses collègues ont montré que tout se joue sur ces liaisons : plus il reste de calcium accroché aux caséines, plus le réseau est solide et moins le fromage s'étale.
Quatre variables décident du résultat. Le pH d'abord : un fromage modérément acide a perdu une partie de son calcium et fond en filant ; trop acide, il s'effrite. L'eau ensuite : une pâte humide comme le reblochon coule vite et nappe. La graisse lubrifie le réseau et donne le brillant. L'âge enfin : avec l'affinage, les enzymes découpent les caséines en morceaux plus courts, ce qui fait fondre un comté de 12 mois en nappe lisse quand un comté jeune file en élastique.
Ce que l'on voit à table en découle. Un fromage trop chauffé ou trop vite resserre son réseau de caséines, chasse l'eau et la graisse, et l'on obtient une boule caoutchouteuse dans une flaque d'huile : c'est le ratage décrit sur la page « le fromage file mal ou rejette son gras ». Le remède est toujours le même : feu doux, fromage râpé ou coupé fin, et un acide ou un amidon pour tenir l'ensemble. Les pâtes pressées cuites longuement affinées supportent mieux la chaleur que les pâtes jeunes, ce qui explique leur règne dans la fondue.
Une fondue n'est pas du fromage fondu : c'est une émulsion. L'équipe de Peter Fischer à l'ETH Zurich l'a décrite en 2019 comme un liquide continu d'eau (apportée par le vin) dans lequel flottent des gouttelettes de graisse, des caséines et des grains d'amidon. Ce mélange se comporte comme un fluide à seuil : il tient sur le pain au repos et coule quand on tourne. Les auteurs ont surtout mesuré qu'il existe une concentration minimale d'amidon en dessous de laquelle la fondue se sépare de façon irréversible.
Le vin joue deux rôles. Son eau dilue, et son acidité (acide tartrique, un peu d'acide malique) abaisse le pH, ce qui rapproche les caséines de leur point isoélectrique, dissocie le calcium et rend les protéines plus solubles : la fondue devient plus fluide. L'éthanol fait de même. Mais il y a une limite : passé le point isoélectrique, la fondue tranche. C'est pourquoi on choisit un vin blanc sec et vif, sans excès, et pourquoi certains ajoutent un filet de jus de citron (acide citrique) quand le vin manque de nerf.
L'amidon (la Maïzena du catalogue, 10 à 15 g pour 4 personnes) gonfle à la chaleur et s'intercale entre les gouttelettes de graisse. Le kirsch, ajouté en fin de préparation pour délayer cet amidon, apporte surtout de l'arôme. Quand une fondue tranche malgré tout, on la rattrape hors du feu : une cuillerée de Maïzena délayée dans un peu de vin ou de jus de citron, puis on fouette vigoureusement en remettant sur feu doux.
| Ce que l'on voit | Ce qui se passe | Comment rattraper |
|---|---|---|
| La graisse remonte en flaque | émulsion rompue, pas assez d'amidon ou feu trop fort | hors du feu, 1 cuillère de Maïzena délayée dans du vin, fouetter |
| Boule élastique au fond | caséines resserrées par la chaleur | baisser le feu, ajouter un peu de vin chaud et un trait de citron |
| Fondue granuleuse | fromage ajouté trop vite ou froid | râper plus fin, ajouter par poignées en tournant en huit |
| Trop épaisse | évaporation en cours de repas | un peu de vin blanc chaud |
| Trop liquide | trop de vin pour la quantité de fromage | ajouter du fromage râpé ou une pointe d'amidon délayé |
Les recettes du catalogue donnent une base mesurée. La fondue savoyarde utilise 1 kg de fromage pour 4, soit 250 g par personne, avec 125 g de pain. La fondue suisse en prend 800 g pour 4, soit 200 g. La tartiflette se contente d'un reblochon de 500 g pour 6, environ 83 g de fromage, mais avec 200 g de pommes de terre et 40 g de lardons par personne. Le Mont d'Or au four compte un fromage d'environ 500 g pour 4, soit 125 g, et 250 g de pommes de terre.
Pour la raclette, que le catalogue ne chiffre pas encore, on peut raisonner par analogie avec les fondues : 200 à 250 g de fromage par personne pour un repas complet, et 250 à 300 g de pommes de terre. La charcuterie est un accompagnement, pas un second plat : 50 à 80 g par personne suffisent. Ces fourchettes sont les nôtres, déduites des recettes, et non une norme publiée.
Deux remarques pratiques. D'abord, ces quantités sont pensées pour un plat unique ; si un menu prévoit une entrée et un dessert, on peut retirer un quart du fromage sans que personne ne reste sur sa faim. Ensuite, le pain d'une fondue se coupe la veille, pour qu'il sèche un peu et tienne sur la fourchette. Le dossier sur les quantités par personne reprend la même logique pour tout un repas de fête.
| Plat (recette du catalogue) | Fromage par personne | Féculent par personne | Autre |
|---|---|---|---|
| Fondue savoyarde | 250 g (beaufort, comté, emmental) | 125 g de pain | 10 cL de vin blanc |
| Fondue suisse au gruyère et à l'emmental | 200 g | 125 g de pain | 7,5 cL de vin blanc |
| Tartiflette | 83 g de reblochon | 200 g de pommes de terre | 40 g de lardons |
| Mont d'Or au four | 125 g | 250 g de pommes de terre | saucisse de Morteau |
| Fonduta valdostana | 100 g de fontine | 60 g de pain | 1 jaune d'œuf |
| Raclette (pas de recette, estimation) | 200 à 250 g | 250 à 300 g de pommes de terre | 50 à 80 g de charcuterie |
Ce sont des plats lourds, et il vaut mieux le savoir que le découvrir. Une portion de fondue savoyarde du catalogue apporte 1 413 kcal, 53,4 g d'acides gras saturés et 3,8 g de sel. Rapportée aux apports de référence de l'étiquetage européen (2 000 kcal, 20 g d'acides gras saturés et 6 g de sel par jour pour un adulte), c'est 71 % de l'énergie, plus de deux fois et demie les graisses saturées et 63 % du sel d'une journée, en un seul plat. Le Mont d'Or au four, avec sa saucisse de Morteau, dépasse à lui seul la référence de sel (6,2 g). L'Organisation mondiale de la santé recommande de rester sous 5 g de sel par jour.
La tartiflette est moins dense par portion (626 kcal, 22,6 g d'AGS, 3 g de sel) parce que la pomme de terre dilue le fromage. La croziflette, où les crozets remplacent la pomme de terre, monte à 1 026 kcal et 5,2 g de sel. Les variantes au pain (welsh rarebit, rösti-burger) restent autour de 500 kcal. Toutes ces recettes ont un Nutri-Score C ou D.
Rien de cela n'interdit d'en manger : un repas ne fait pas un régime, et ces plats ont leur place une ou deux fois dans l'hiver. Ce qui compte, c'est le reste de la journée et le reste du repas : pas de charcuterie en entrée, une salade verte ou amère, un dessert de fruits, et un repas léger le lendemain. Pour qui suit un régime pauvre en sel, la fondue suisse et la tartiflette sont les moins salées des quatre plats principaux.
| Recette (une portion) | kcal | AGS (g) | Sel (g) | Nutri-Score |
|---|---|---|---|---|
| Fondue savoyarde | 1 413 | 53,4 | 3,8 | D |
| Fondue suisse au gruyère et à l'emmental | 1 183 | 40,2 | 3,6 | D |
| Croziflette | 1 026 | 33,2 | 5,2 | C |
| Mont d'Or au four | 927 | 29 | 6,2 | D |
| Crozets au beaufort | 854 | 27,4 | 2,9 | D |
| Truffade | 720 | 22 | 3 | C |
| Fonduta valdostana | 703 | 27,4 | 2,9 | D |
| Aligot | 674 | 28,1 | 2,3 | C |
| Tartiflette | 626 | 22,6 | 3 | C |
| Rösti-burger à la raclette | 533 | 15,1 | 2,8 | C |
| Welsh rarebit | 476 | 16 | 2,1 | D |
Welsh rarebit
476
Rösti-burger à la raclette
533
Tartiflette
626
Aligot
674
Fonduta valdostana
703
Truffade
720
Crozets au beaufort
854
Mont d'Or au four
927
Croziflette
1 026
Fondue suisse au gruyère et à l'emmental
1 183
Fondue savoyarde
1 413
Un repas au fromage fondu manque de trois choses : de végétal, d'acidité et de fibres. La tradition alpine l'a toujours su : cornichons et oignons au vinaigre avec la raclette, salade verte avec la tartiflette. Le catalogue offre mieux encore. Une salade d'endives aux noix et à la pomme, une salade de chou rouge, une mâche aux agrumes apportent l'amertume et le croquant qui coupent le gras. En dessert, un fruit acide (oranges à la cannelle, sorbet à l'orange sanguine, poires pochées) remet la bouche à zéro mieux qu'une pâtisserie.
Côté climat, le fromage est le poste dominant. En croisant les quantités des recettes avec les fiches, le fromage seul d'une portion de fondue savoyarde pèse environ 1,5 kg CO2e (1 kg de fromage à 5,8 à 6,5 kg CO2e par kilo, pour 4). La fondue suisse est autour de 1,25 kg, le Mont d'Or au four autour de 1,06 kg. La tartiflette descend à 0,5 kg pour le reblochon, plus 0,25 kg pour les lardons, parce qu'elle met moins de fromage par assiette. À titre de comparaison, les 200 g de pommes de terre d'une portion représentent 0,07 kg.
Le levier est donc la quantité, pas l'abandon : passer de 250 à 180 g de fromage par personne et compléter avec des légumes (pommes de terre, endives braisées, champignons) réduit l'empreinte de près d'un tiers sans changer la nature du plat. Le dossier sur l'assiette climatarienne détaille le même raisonnement.
| Recette | Fromage par portion | kg CO2e du fromage par portion |
|---|---|---|
| Fondue savoyarde | 250 g | 1,53 |
| Fondue suisse | 200 g | 1,25 |
| Mont d'Or au four | 125 g | 1,06 |
| Fonduta valdostana | 100 g | 0,85 |
| Tartiflette | 83 g | 0,5 |
Tartiflette
0,5
Fonduta valdostana
0,85
Mont d'Or au four
1,06
Fondue suisse
1,25
Fondue savoyarde
1,53
L'accord classique est un vin blanc sec de la même montagne : vins de Savoie (jacquère, roussette, chignin-bergeron) pour la fondue savoyarde et la tartiflette, chasselas pour la fondue suisse, savagnin ou chardonnay du Jura avec le Mont d'Or, que la recette du catalogue arrose d'ailleurs d'un trait de ce vin. L'acidité du blanc fait en bouche ce qu'elle fait dans le caquelon : elle coupe le gras.
Une croyance tenace veut qu'il faille boire du vin plutôt que de l'eau ou du thé pour « bien digérer ». Une équipe de l'hôpital universitaire de Zurich l'a testée en 2010 dans un essai randomisé publié dans le BMJ : vingt adultes en bonne santé ont mangé la même fondue avec du vin blanc ou du thé noir, suivie ou non d'un petit verre d'eau-de-vie. La vidange de l'estomac a été nettement plus lente avec l'alcool qu'avec le thé, et les symptômes (ballonnements, nausées, brûlures) n'ont pas différé. Le thé n'a donc rien contre-indiqué, et le petit verre de kirsch « digestif » ralentit plutôt la digestion.
Pour un repas sans alcool, un thé noir ou une infusion chaude accompagnent bien le fromage, de même qu'un jus de pomme pétillant bien acide ou un cidre sans alcool. Le dossier sur les boissons sans alcool propose des accords plus travaillés. Les enfants, les femmes enceintes et les conducteurs ont ainsi leur verre à table sans changer le plat.
La plupart de ces fromages sont au lait cru. Pour la population générale, ce n'est pas un problème, surtout une fois fondus. Mais l'ANSES distingue clairement deux familles pour les personnes vulnérables (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées ou immunodéprimées) : les pâtes pressées cuites comme le comté, le beaufort ou le gruyère restent consommables même au lait cru, tandis que les pâtes pressées non cuites peu affinées, comme le reblochon, sont à éviter crues. La listériose, rare, est grave : elle conduit à l'hospitalisation dans 20 à 30 % des formes compliquées selon l'agence.
Pour une femme enceinte, une fondue aux pâtes cuites bien chaude ou une tartiflette gratinée jusqu'au cœur est donc acceptable, mais pas la croûte de reblochon tiède en apéritif ni les fromages râpés en sachet ajoutés à froid. Pour les enfants de moins de cinq ans, l'ANSES déconseille fortement les produits au lait cru autres que les pâtes pressées cuites.
Les restes suivent la règle générale : au réfrigérateur à 4 °C au plus dans les deux heures, consommés dans les trois jours, et réchauffés jusqu'à être bien chauds à cœur. Un reste de fondue se transforme très bien en croque-monsieur ou en gratin de pâtes ; une tartiflette se réchauffe au four plutôt qu'au micro-ondes, qui fait trancher le fromage. Le dossier sur les restes et celui sur le rangement du frigo donnent les durées.
Trois menus complets, chacun construit sur le même principe : une entrée végétale et acide, le plat fondu en quantité raisonnable, un dessert de fruits. Le premier est la soirée fondue classique : une salade d'endives aux noix et à la pomme pour commencer, la fondue savoyarde, et des oranges à la cannelle et à la fleur d'oranger.
Le deuxième est un menu tartiflette plus léger : une salade de chou rouge, pomme et noix (crue, croquante, très acide), la tartiflette avec une salade verte, puis des poires pochées au vin rouge préparées la veille. C'est le menu le moins chargé en sel et en graisses saturées des trois.
Le troisième est une soirée Mont d'Or, plutôt pour un petit groupe : une salade de mâche aux kumquats et au chèvre frais, le Mont d'Or au four avec ses pommes de terre, et un sorbet à l'orange sanguine. Pour une version sans charcuterie, on retire la saucisse de Morteau et on double les pommes de terre et les endives braisées.
Pour chaque menu, on prépare la veille ce qui peut l'être : pain coupé, salade lavée et sauce à part, dessert prêt au frais. Il ne reste au dernier moment que le fromage à fondre, ce qui est tout l'intérêt de ces plats de convivialité.
| Menu | Entrée | Plat | Dessert |
|---|---|---|---|
| Soirée fondue | Salade d'endives au roquefort, aux noix et à la pomme | Fondue savoyarde | Salade d'oranges à la cannelle et à la fleur d'oranger |
| Tartiflette légère | Salade de chou rouge, pomme et noix | Tartiflette | Poires pochées au vin rouge, à la cannelle et à la vanille |
| Soirée Mont d'Or | Salade de mâche aux kumquats, au chèvre frais et aux noix | Mont d'Or au four | Sorbet à l'orange sanguine |
Salade d'endives au roquefort, aux noix et à la pomme
Fondue savoyarde
Salade d'oranges à la cannelle et à la fleur d'oranger
Salade de chou rouge, pomme et noix
Tartiflette
Poires pochées au vin rouge, à la cannelle et à la vanille
Salade de mâche aux kumquats, au chèvre frais et aux noix
Mont d'or au four
Sorbet à l'orange sanguine
Bertsch P., Savorani L., Fischer P., « Rheology of Swiss Cheese Fondue », ACS Omega, 2019 : La fondue décrite comme une émulsion continue d'eau, l'amidon minimal contre la séparation, l'effet du pH et de l'éthanol sur les caséines.
Lucey J. A., Johnson M. E., Horne D. S., « Perspectives on the basis of the rheology and texture properties of cheese », Journal of Dairy Science, 2003 : Le rôle du calcium, du pH et de la protéolyse dans la fonte et le filage des fromages.
Heinrich H. et al., « Effect on gastric function and symptoms of drinking wine, black tea, or schnapps with a Swiss cheese fondue », BMJ, 2010 : Essai croisé randomisé sur vingt adultes : vidange gastrique plus lente avec l'alcool qu'avec le thé, symptômes comparables.
INAO, fiche produit « Reblochon ou Reblochon de Savoie » : Appellation au lait cru entier de vache, pâte pressée non cuite, zone de Haute-Savoie.
INAO, fiche produit « Beaufort » : Meule de 40 kg, lait cru, affinage d'au moins 5 mois, mentions été et chalet d'alpage.
INAO, fiche produit « Comté » : Lait cru, meules de 40 kg, affinage de 4 mois minimum et jusqu'à 18 mois et plus.
INAO, fiche produit « Mont d'Or ou Vacherin du Haut-Doubs » : Fabrication du 15 août au 15 mars, vente du 10 septembre au 10 mai, sangle d'épicéa.
INAO, fiche produit « Raclette de Savoie » : Indication géographique protégée enregistrée en 2017, lait cru ou thermisé.
Association suisse des AOP-IGP, « Le Gruyère AOP » : Lait cru, affinage de 5 à 18 mois, meules de 25 à 40 kg.
Association suisse des AOP-IGP, « Vacherin fribourgeois AOP » : Pâte mi-dure au lait cru ou thermisé, maturation de 9 à 24 semaines.
Association suisse des AOP-IGP, « Raclette du Valais AOP » : Lait cru, affinage d'au moins 3 mois, fromage fondu attesté en Valais dès 1574.
ANSES, « Qu'est-ce que la listériose et comment s'en prémunir ? » : Fromages à éviter pendant la grossesse, distinction pâtes pressées cuites et non cuites, restes à moins de 3 jours.
Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires : Annexe XIII : apports de référence de 2 000 kcal, 20 g d'acides gras saturés et 6 g de sel.
Organisation mondiale de la santé, « Réduction de la consommation de sel », aide-mémoire : Recommandation de moins de 5 g de sel par jour pour un adulte.
Fondue savoyarde
Fondue suisse au gruyère et à l'emmental
Tartiflette
Mont d'or au four
Crozets au beaufort
Fonduta valdostana (fondue à la fontine du Val d'Aoste)
Rösti-burger suisse à la raclette et à l'œuf au plat
Rösti (galette suisse de pommes de terre râpées au beurre)
Aligot
Truffade
Polenta concia (polenta à la fontine et au beurre)
Welsh rarebit (toast gallois au cheddar fondu et à la bière)
Tartine au reblochon, jambon cru et roquette
Bagna càuda (fondue chaude d'anchois et d'ail du Piémont)
Gougères au comté
Endives braisées à l'orange
Salade d'endives au roquefort, aux noix et à la pomme
Salade de chou rouge, pomme et noix
Salade de mâche aux kumquats, au chèvre frais et aux noix
Poires pochées au vin rouge, à la cannelle et à la vanille
Salade d'oranges à la cannelle et à la fleur d'oranger
Sorbet à l'orange sanguine
Croziflette
Welsh
Croque-monsieur
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