Aller au contenu principal
CookNGeek
Découvrir la cuisineGuide d’utilisationMentions légalesConfidentialité

Cook’n Geek — des recettes, une liste de courses et un stock qui parlent entre eux. Site sans publicité.

CookNGeekRecettes
  1. Dossiers
  2. /
  3. Neuro-gastronomie

🧠

La neuro-gastronomie : ce que les champignons, le thé, les noix et les petits poissons gras apportent au cerveau, et comment l’extraire

Nutrition
9 parties

« Brain food » est devenu un rayon : champignons adaptogènes, matcha, noix de cajou, myrtilles, sardines, vendus pour la concentration, la mémoire, l'humeur. Une partie de ce discours est solide, une partie est de la recherche en cours, et une partie est du vide. Ce dossier trie en s'appuyant sur deux outils. Le premier est le registre européen des allégations de santé, qui dit pour quel nutriment un effet sur le cerveau a été accepté, à quelle dose, et pour lequel il a été refusé. Le second est la chimie d'extraction : un champignon séché ou une feuille de thé ne livrent pas la même chose selon qu'on les infuse deux minutes ou qu'on les fait bouillir une heure, et c'est en cuisine que la différence se joue. Le catalogue apporte les mesures : la teneur en DHA des sardines, en magnésium des noix de cajou et des graines de courge, en vitamine D des champignons, dans ses fiches aliments, et les apports par portion de chaque recette.

Ce que « bon pour le cerveau » a le droit de vouloir dire

Le règlement européen 1924/2006 ne laisse une allégation de santé sur un aliment que si l'EFSA a jugé la preuve suffisante, et le registre liste les formulations acceptées. Pour le cerveau, il y en a une poignée, toutes sur des nutriments, aucune sur un aliment entier ni sur une plante : « le DHA contribue au fonctionnement normal du cerveau » (à 250 mg par jour), « le magnésium contribue à des fonctions psychologiques normales » et « au fonctionnement normal du système nerveux », « le fer contribue à une fonction cognitive normale », « le zinc contribue à une fonction cognitive normale », « l'iode contribue à une fonction cognitive normale », et les vitamines B1, B3, B6, B12, la biotine et la vitamine C pour le système nerveux ou les fonctions psychologiques. Chaque fois, la condition est que l'aliment en apporte au moins 15 % des apports de référence par 100 g (ou par portion pour certaines).

Ce qui n'a pas d'allégation, parce que la preuve a été jugée insuffisante ou n'a pas été soumise : la L-théanine du thé (l'EFSA a refusé en 2011 les allégations sur l'attention, la vigilance et la détente), les polyphénols du cacao pour la cognition (seule une allégation sur la circulation sanguine a été acceptée, à 200 mg de flavanols par jour), les champignons Lion's Mane et reishi (aucun dossier accepté), la curcumine (toutes les allégations refusées), les anthocyanes des myrtilles, les oméga-3 végétaux (ALA) pour le cerveau (refusé ; l'ALA a une allégation sur le cholestérol seulement). « Pas d'allégation » ne veut pas dire « pas d'effet » : cela veut dire que la littérature, à la date de l'évaluation, n'a pas convaincu un panel exigeant, et c'est la mesure qu'on garde ici.

Le tableau donne les nutriments avec allégation, la dose de référence, et l'aliment du catalogue qui en apporte le plus par 100 g.

Ce que « bon pour le cerveau » a le droit de vouloir dire
NutrimentAllégation autorisée (extrait)Apport de référence par jourAliment du catalogue le plus riche (par 100 g)
DHAcontribue au fonctionnement normal du cerveau250 mgsardines : 1 840 mg
Magnésiumcontribue à des fonctions psychologiques normales375 mggraines de courge : 592 mg
Fercontribue à une fonction cognitive normale14 mgcacao en poudre : 48,5 mg (curcuma : 55 mg, mais à la pincée)
Zinccontribue à une fonction cognitive normale10 mggraines de courge : 7,81 mg
Iodecontribue à une fonction cognitive normale150 µgmaquereau : 87,2 µg
Vitamine B12contribue au fonctionnement normal du système nerveux2,5 µghareng fumé : 11,8 µg
Vitamine Dcontribue à une fonction musculaire normale (pas d’allégation cognitive)5 µghareng fumé : 22 µg

Le DHA : pourquoi les petits poissons gras, et à quelle dose

L'acide docosahexaénoïque (DHA) est l'acide gras le plus abondant des membranes des neurones et de la rétine : il représente 10 à 20 % des acides gras du cortex. Le corps en fabrique un peu à partir de l'ALA des noix et du lin, mais la conversion est faible (moins de 5 % chez l'homme, un peu plus chez la femme), ce qui est la raison du refus de l'allégation sur l'ALA, et la raison de l'allégation sur le DHA lui-même : 250 mg par jour, c'est la dose qui maintient le statut, et elle vient des poissons gras, des œufs enrichis, ou des algues. Le dossier sur les oméga-3 détaille la conversion.

Le catalogue mesure le DHA des poissons dans ses fiches, et la hiérarchie est celle des petits poissons de surface, qui concentrent les acides gras du plancton sans accumuler le mercure des grands prédateurs : sardines 1,84 g de DHA aux 100 g, maquereau 1,56 g, thon frais 1,57 g, hareng fumé 1,11 g (mais 2,98 g d'EPA). Cent grammes d'œuf, soit deux pièces, en apportent 53 mg, un cinquième de la dose. Une portion de 100 g de sardines couvre sept jours d'allégation ; deux boîtes par semaine, la recommandation de l'Anses (un poisson gras par semaine, un poisson maigre), suffisent. Le saumon et la truite en sont riches aussi, mais le catalogue ne porte pas encore leur profil d'acides gras, seulement leur vitamine D (truite 12,1 µg, saumon 4,92 µg aux 100 g).

La cuisson compte peu : le DHA est stable à la poêle et au four, un peu moins à la friture longue, et une partie passe dans l'huile de cuisson quand on grille. Le dossier sur les petits poissons gras de l'inflation-core donne les recettes et la conserve, qui ne détruit pas le DHA. La seule règle est de manger le poisson, pas de boire l'huile : les essais de supplémentation en DHA sur la cognition des adultes sains sont pour la plupart négatifs (Cochrane 2012, Sydenham et collègues), là où les cohortes de consommateurs de poisson sont favorables, probablement parce que le poisson apporte en même temps l'iode, la B12, le sélénium et la vitamine D.

Le DHA : pourquoi les petits poissons gras, et à quelle dose
Poisson (fiche du catalogue, 100 g)DHA (mg)EPA (mg)Vitamine D (µg)Vitamine B12 (µg)Jours d’allégation DHA couverts
Sardines1 8401 260148,67
Thon frais1 5705007,83,796
Maquereau1 5609106,444,96
Hareng fumé1 1102 9802211,84
Œuf (100 g, deux pièces)53020,890,2
DHA aux 100 g, fiches aliments du catalogue (table Ciqual). L'allégation européenne demande 250 mg par jour : une portion de sardines en couvre une semaine.
  • Œuf (100 g, deux pièces)

    53

  • Hareng fumé

    Aussi mesuré dans : Inflation-core (EPA (g) : 2,98), La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 11,8 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,19 g) · la fiche

    1 110

  • Maquereau

    Aussi mesuré dans : Inflation-core (Niveau de prix (1 à 3) : 2), La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 4,9 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,25 g) · la fiche

    1 560

  • Thon frais

    Aussi mesuré dans : Inflation-core (EPA (g) : 0,5), Les omégas (Oméga-6 : 0,28 g) · la fiche

    1 570

  • Sardines

    Aussi mesuré dans : Inflation-core (Niveau de prix (1 à 3) : 2), La vitamine B12 (B12 pour 100 g : 8,6 µg), Les omégas (Oméga-6 : 0,12 g) · la fiche

    1 840

Sardinhas assadas (sardines grillées à la portugaise)

Rillettes de sardines au citron et à la ciboulette sur tartines

Lohikeitto (soupe finlandaise de saumon, de pommes de terre et d'aneth)

Sake no yūan-yaki (saumon grillé mariné au soja et au yuzu)

Truite poêlée au pamplemousse, aux câpres et au beurre noisette

Ugnsbakad lax med citron och dill (saumon au four, citron et aneth à la suédoise)

Le magnésium : noix de cajou, graines de courge, cacao, et ce que la cuisson en laisse

Le magnésium est le cofacteur de plus de trois cents enzymes, dont celles qui produisent l'ATP des neurones, et il module le récepteur NMDA du glutamate, le principal récepteur excitateur du cerveau : c'est le mécanisme invoqué pour les essais sur l'anxiété et le sommeil, dont la revue de Boyle, Lawton et Dye (2017) conclut à un effet possible chez les personnes carencées et non démontré chez les autres. Un tiers des adultes français n'atteint pas l'apport de référence (375 mg, et l'Anses recommande 380 mg pour les hommes, 300 pour les femmes), ce qui fait du magnésium alimentaire un levier plus sûr que les compléments.

Le catalogue classe les sources par ses fiches, et les noix de cajou, que le rayon « brain food » met en avant, sont au milieu de la liste : 260 mg aux 100 g, derrière les graines de courge (592 mg), le cacao en poudre (500 mg), les graines de lin (336 mg) et de chia (335 mg), les amandes (270 mg), devant les noix (140 mg) et les noisettes (160 mg). Le chocolat noir à 70 % en apporte 200 mg, les épinards crus 79 mg, les lentilles sèches 97 mg. Une poignée de 30 g de graines de courge apporte 178 mg, presque la moitié de la référence ; la même poignée de cajou, 78 mg. Et le prix et l'empreinte vont dans le même sens : les graines de courge et les noix sont moins chères et moins carbonées (2,4 kg CO₂e par kilo pour les noix contre 4,5 pour la cajou et 7 pour les amandes, selon Agribalyse dans les fiches du catalogue).

Le magnésium est un minéral : il ne se détruit pas à la cuisson, mais il se dissout. Les légumes bouillis en perdent 20 à 40 % dans l'eau de cuisson, les légumineuses trempées un peu, les oléagineux rien, sauf si on les fait tremper longtemps et qu'on jette l'eau. L'acide phytique des graines et des noix en bloque une partie de l'absorption ; le trempage, la germination et la torréfaction en réduisent l'effet, et c'est un argument de plus pour griller ses graines de courge, ou pour faire un gomasio ou un dukkah, condiments de graines torréfiées qu'on met sur tout. Les recettes du catalogue qui en apportent le plus par portion sont celles qui en combinent : un porridge au cacao et aux graines de courge (272 mg), un bol de quinoa aux patates douces (213 mg), une salade de lentilles, betterave et graines de courge (195 mg), une gretchka (190 mg), un poulet aux noix de cajou (173 mg).

Le magnésium : noix de cajou, graines de courge, cacao, et ce que la cuisson en laisse
Aliment (fiche du catalogue)Magnésium (mg/100 g)Pour une poignée de 30 g (mg)Fer (mg/100 g)Zinc (mg/100 g)Empreinte (kg CO₂e/kg)
Graines de courge5921788,827,811
Cacao en poudre50015048,56,419
Graines de lin33610166,11
Amandes270813,43,57
Noix de cajou260785,454,5
Chocolat noir 70 %2006011317
Noisettes1604832,33,2
Noix140422,22,72,4
Épinards frais79242,710,530,4
Magnésium aux 100 g, fiches aliments du catalogue. La noix de cajou, star du rayon brain food, est derrière la graine de courge, le cacao, le lin et l'amande.
  • Épinards frais

    79

  • Noix

    Aussi mesuré dans : Les omégas (Oméga-6 : 36,11 g) · la fiche

    140

  • Noisettes

    Aussi mesuré dans : Les omégas (Oméga-6 : 5,35 g) · la fiche

    160

  • Chocolat noir 70 %

    Aussi mesuré dans : Boissons chaudes d'hiver (Lipides : 42 g) · la fiche

    200

  • Noix de cajou

    260

  • Amandes

    Aussi mesuré dans : Les omégas (Oméga-6 : 10,51 g) · la fiche

    270

  • Graines de lin

    336

  • Cacao en poudre

    500

  • Graines de courge

    Aussi mesuré dans : Les omégas (Oméga-6 : 20,70 g), Courges et potirons (kg CO2e par kg : 1) · la fiche

    592

Kai pat med mamuang (poulet sauté aux noix de cajou)

Porridge au cacao, dattes et graines de courge

Salade de lentilles, betterave et feta

Salade de chou kale massé à l'orange

Gomasio (sésame grillé au sel)

Dukkah (condiment égyptien aux noisettes et aux épices)

Granola à l'orange, aux amandes et au miel

Bolo polana (gâteau mozambicain aux noix de cajou et à la pomme de terre)

Le matcha et la L-théanine : ce que les essais montrent, et ce que l’infusion extrait

La L-théanine est un acide aminé propre au thé (Camellia sinensis), découvert en 1949, qui représente 1 à 2 % de la feuille sèche et jusqu'à 3 % dans les thés ombrés comme le matcha et le gyokuro, parce que l'ombrage avant récolte bloque sa transformation en catéchines. Elle passe la barrière hémato-encéphalique et augmente les ondes alpha de l'électroencéphalogramme dans l'heure qui suit, à des doses de 50 à 200 mg (Nobre, Rao et Owen, 2008), ce qui est la base de sa réputation de « calme attentif ». Les essais les plus solides sont ceux qui la combinent à la caféine : Haskell et collègues (2008) ont trouvé qu'à 250 mg de théanine et 150 mg de caféine, la vitesse et la précision d'une tâche d'attention s'amélioraient plus qu'avec la caféine seule, et la méta-analyse de Camfield et collègues (2014) confirme un effet modeste sur l'attention quand les deux sont présents. L'EFSA, en 2011, a refusé toutes les allégations (attention, vigilance, stress, sommeil) pour insuffisance de preuves, et c'est ce que le dossier garde : un effet mesurable à court terme, dans les essais, en combinaison avec la caféine, et pas d'allégation.

Ce qu'on boit dépend de ce qu'on extrait. Une tasse de thé vert en feuilles infusé trois minutes à 80 °C contient 8 à 25 mg de théanine et 20 à 40 mg de caféine : la théanine est très soluble dans l'eau et passe vite, mais seul le tiers de la feuille cède à une infusion courte, et le reste part avec la feuille. Le matcha change l'équation parce qu'on avale la poudre entière : 2 g de matcha (une cuillerée chashaku traditionnelle) apportent 40 à 60 mg de théanine et 60 à 70 mg de caféine, soit la dose des essais en deux bols. La température, pour le matcha, est une question de goût plus que d'extraction (rien n'est filtré) : à 70-80 °C la poudre s'émulsionne sans amertume, au-dessus les catéchines dominent. Pour le thé en feuilles, une deuxième et une troisième infusion récupèrent ce que la première a laissé.

Le catalogue a une fiche thé vert, une fiche matcha, un thé à la menthe marocain (thé vert gunpowder, sucre, menthe), un lait d'or au curcuma et un matcha latte au lait d'avoine : 2 g de poudre tamisée, fouettée dans 40 ml d'eau à 75 °C jusqu'à une mousse fine, puis allongée de lait d'avoine chaud et moussé, pour 110 kcal et 12 g de sucres par tasse, ceux du lait d'avoine et d'une cuillerée de sirop d'érable. Un bol apporte la dose de théanine d'un usucha, la moitié de celle des essais. L'Usucha (matcha battu au fouet de bambou) est la forme sans lait : 2 g de poudre tamisée et 7 cL d'eau à 75 ou 80 °C par bol, battus au chasen jusqu'à une mousse fine. Les Financiers au matcha en sont la forme pâtissière, 8 g de poudre pour douze pièces : la dose de théanine y devient anecdotique.

Le matcha et la L-théanine : ce que les essais montrent, et ce que l’infusion extrait
PréparationQuantité de théEau, température, duréeL-théanine (mg)Caféine (mg)Ce qui reste dans la feuille
Thé vert sencha, première infusion3 g150 ml, 80 °C, 2 min8 à 1520 à 30les deux tiers
Thé vert sencha, trois infusions cumulées3 g450 ml, 80 °C, 2 + 1 + 2 min20 à 3040 à 60un dixième
Gyokuro (thé ombré), infusion5 g60 ml, 55 °C, 2 min20 à 4030 à 40la moitié
Matcha usucha (poudre fouettée)2 g70 ml, 75 °C, 30 s40 à 6060 à 70rien, la poudre est bue
Dose des essais (Haskell 2008)250150

Thé à la menthe marocain

Haldi doodh (lait d'or indien au curcuma, au gingembre et au poivre)

Matcha latte au lait d'avoine

Usucha (matcha battu au fouet de bambou)

Financiers au matcha

Lion’s Mane, reishi : les champignons adaptogènes, et la décoction contre l’infusion

Deux champignons portent le rayon : la crinière de lion (Hericium erinaceus, yamabushitake) et le reishi (Ganoderma lucidum, lingzhi). Pour le premier, la littérature est petite mais réelle : Mori et collègues (2009) ont donné 3 g de poudre par jour pendant seize semaines à trente personnes de 50 à 80 ans avec un déficit cognitif léger, et mesuré une amélioration des scores cognitifs qui disparaît quatre semaines après l'arrêt ; un essai de 2019 (Saitsu et collègues) sur 31 personnes a retrouvé un effet sur un test de mémoire. Les composés étudiés sont les hericenones du chapeau et les érinacines du mycélium, qui stimulent in vitro la synthèse du facteur de croissance nerveuse (NGF). Pour le reishi, la cognition n'est pas documentée chez l'homme ; les essais portent sur la fatigue et l'immunité, avec des résultats faibles, et la revue Cochrane (Jin et collègues, 2016) conclut qu'il n'y a pas de preuve pour recommander le reishi seul dans le cancer. Aucun des deux n'a d'allégation européenne, et le reishi se mange en décoction, pas en champignon de poêle : il est ligneux et amer.

Ce qui est utile en cuisine, c'est la chimie d'extraction, parce qu'elle est la même pour tous les champignons séchés du catalogue. Un champignon contient deux familles de composés d'intérêt qui ne sortent pas de la même façon. Les bêta-glucanes (polysaccharides des parois cellulaires, ceux qu'on crédite des effets immunitaires) sont enfermés dans une paroi de chitine que l'eau tiède n'ouvre pas : il faut une décoction, c'est-à-dire une ébullition douce longue, une à deux heures à 90-100 °C, pour les solubiliser ; une infusion de dix minutes en extrait une fraction. Les triterpènes du reishi (acides ganodériques) et les hericenones du Lion's Mane sont peu solubles dans l'eau et se dissolvent dans l'alcool : la méthode traditionnelle des teintures est une double extraction, alcool puis décoction, les deux liquides réunis. En cuisine, cela se traduit par deux gestes : un bouillon de champignons séchés qu'on fait frémir longtemps (ce que fait déjà un dashi de shiitaké, une soupe de cèpes, une gribnoy sup russe), et un vin ou un alcool de déglaçage qui emporte les composés aromatiques, les mêmes qui donnent le goût.

Le catalogue a une fiche pour le Lion's Mane séché (hydne hérisson) et une pour le reishi séché (ganoderme luisant), et une recette qui applique la chimie ci-dessus : une décoction des deux champignons au gingembre et au miel, une heure à frémissement, 66 kcal par tasse, presque tous du miel. Aucune allégation ne l'accompagne, et la fiche du reishi dit pourquoi. Il a aussi les shiitakés séchés, dont la fiche montre ce qu'un champignon apporte vraiment : 11,5 g de fibres, 9,6 g de protéines, 132 mg de magnésium, 7,66 mg de zinc, 5,17 mg de cuivre, 3,9 µg de vitamine D et 21,9 mg de vitamine B5 aux 100 g de poids sec, plus la lenthionine qui fait leur odeur. Les cèpes séchés en apportent 25 g de protéines et 25 g de fibres. Les champignons de Paris du commerce, cultivés dans le noir, contiennent 0,3 µg de vitamine D ; exposés au soleil quelques heures, lamelles vers le haut, ils en fabriquent plusieurs microgrammes par la conversion de l'ergostérol, un geste gratuit que Cardwell et collègues (2018) documentent.

Lion’s Mane, reishi : les champignons adaptogènes, et la décoction contre l’infusion
MéthodeTempérature et duréeCe qui est extraitCe qui reste dans le champignonGeste de cuisine correspondant
Infusion courte80 °C, 10 minarômes solubles, un peu de sels minéraux, une fraction des bêta-glucanesla plupart des bêta-glucanes, tous les triterpènesun thé de champignon, un dashi de shiitaké rapide
Décoction90 à 100 °C, 1 à 2 hles bêta-glucanes, les sels minéraux, les acides aminés, le guanylateles triterpènes, les hericenonesun bouillon de cèpes ou de shiitakés séchés, une soupe de champignons longue
Extraction alcoolique20 °C, plusieurs semaines, alcool à 40 % et plusles triterpènes, les hericenones, les composés aromatiquesles bêta-glucanesun déglaçage au vin, un champignon mariné à l’alcool
Double extractionalcool puis décoction, réunisles deux famillesla chitinela teinture traditionnelle
Sauté à la poêle160 °C, 8 minrien n’est extrait : tout est mangérien, sauf ce que la chitine retient à la digestionun champignon poêlé, un risotto

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

Sienikeitto (soupe finlandaise aux champignons à la crème)

Zuppa di castagne e porcini (soupe toscane de châtaignes et de cèpes)

Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)

Soupe miso aux champignons et tofu

Tom kha aux champignons

Risotto aux champignons

Pâtes aux champignons forestiers

Soupe aigre-piquante aux champignons

Rillettes de champignons aux noix

Décoction de Lion's Mane et de reishi au gingembre et au miel

Les flavonoïdes : myrtilles, cacao, et la différence entre un essai et une allégation

Les anthocyanes des myrtilles et les flavanols du cacao sont les polyphénols les plus étudiés pour la cognition. Pour le cacao, Brickman et collègues (2014) ont donné pendant trois mois 900 mg de flavanols par jour à des adultes de 50 à 69 ans et mesuré une amélioration de la mémoire liée au gyrus denté, avec une imagerie à l'appui ; Sokolov et collègues (2013) en font la revue, et le mécanisme retenu est vasculaire, l'épicatéchine augmentant le flux sanguin cérébral. C'est cohérent avec l'allégation européenne acceptée, qui porte sur « le maintien de l'élasticité des vaisseaux sanguins » à 200 mg de flavanols par jour, et non sur la cognition. Pour les myrtilles, Krikorian et collègues (2010) ont trouvé sur neuf personnes âgées une amélioration de la mémoire après douze semaines de jus, et la revue de Hein et collègues (2019) retient un effet modeste des anthocyanes sur la mémoire épisodique, sur de petits échantillons. Aucune allégation pour les anthocyanes.

La question de cuisine est la dose. Les 900 mg de flavanols de Brickman correspondent à un extrait ; un cacao en poudre naturel en apporte de 30 à 50 mg par gramme, un cacao alcalinisé (« dutched »), traité à la potasse pour adoucir, en a perdu 60 à 90 % (Miller et collègues, 2008). Un chocolat noir à 70 % en apporte de 1 à 5 mg par gramme selon la torréfaction et la fermentation des fèves. Deux cuillerées de cacao non alcalinisé, soit 10 g, approchent les 200 mg de l'allégation ; un chocolat chaud fait avec du cacao alcalinisé ne les atteint pas. Les anthocyanes sont solubles dans l'eau et sensibles à la chaleur et au pH : une myrtille crue, surgelée ou en smoothie en garde l'essentiel, une confiture longuement cuite en perd la moitié, et le dossier sur l'oxydation en dit plus.

Le catalogue a une fiche cacao, une fiche chocolat noir à 70 % et une fiche myrtille, et des recettes qui les mettent en avant sans les cuire longtemps : un chocolat chaud, un smoothie myrtille et avoine, un porridge au cacao, des truffes, un smoothie avocat banane cacao.

Les flavonoïdes : myrtilles, cacao, et la différence entre un essai et une allégation
SourceFlavanols (mg pour 10 g)Ce qui les fait baisserAllégation européenne
Cacao en poudre naturel300 à 500rien, à conserver au secélasticité des vaisseaux, à 200 mg par jour
Cacao alcalinisé (dutched)40 à 150le traitement à la potasse, 60 à 90 % de pertesouvent sous le seuil
Chocolat noir 70 %10 à 50torréfaction forte, fermentation longuesous le seuil à dose raisonnable
Chocolat au lait2 à 10moins de cacao, lait qui gêne l’absorptionaucune
Myrtilles crues20 à 40 (anthocyanes)cuisson longue, pH basiqueaucune

Chocolat chaud

Smoothie myrtille et flocons d'avoine

Porridge au cacao, dattes et graines de courge

Truffes au chocolat noir et à la mandarine

Smoothie avocat, banane et cacao

Le curcuma et la pipérine : un cas d’école de biodisponibilité

Le curcuma est le brain food des listes, et la curcumine est l'exemple parfait de l'écart entre le laboratoire et l'assiette. In vitro et chez l'animal, elle est anti-inflammatoire et antioxydante et elle traverse la barrière hémato-encéphalique. Chez l'homme, elle est à peine absorbée : Shoba et collègues (1998) ont donné 2 g de curcumine à des volontaires et mesuré une concentration sanguine presque nulle ; la même dose avec 20 mg de pipérine, l'alcaloïde du poivre noir, multipliait la biodisponibilité par vingt, parce que la pipérine inhibe la glucuronidation hépatique qui élimine la curcumine. Un essai de 2018 (Small et collègues) sur quarante personnes avec une forme de curcumine très absorbable a trouvé un effet sur la mémoire ; l'EFSA a refusé toutes les allégations sur la curcumine. Et une étude de Nelson et collègues (2017) rappelle que la curcumine est un composé qui interfère avec la plupart des tests de laboratoire, ce qui gonfle la littérature in vitro.

La leçon de cuisine est double. La curcumine est liposoluble : elle passe dans la graisse de cuisson (le ghee du lait d'or, l'huile du curry, le lait de coco du dahl), et ne se dissout pas dans l'eau. Et le poivre n'est pas une décoration : le lait d'or indien (haldi doodh) associe curcuma, poivre et matière grasse, et le curry de presque toutes les cuisines de l'Inde met du poivre à côté du curcuma, longtemps avant que Shoba en mesure la raison. Le catalogue compte 43 recettes au curcuma ; celles qui le cuisent dans une graisse avec du poivre sont les bonnes.

Haldi doodh (lait d'or indien au curcuma, au gingembre et au poivre)

Dahl de lentilles corail au lait de coco

Saag tofu (épinards au tofu à l'indienne)

Upma (semoule indienne aux légumes et à la moutarde)

Les légumes verts, le fer et les vitamines B : la partie sans marketing

Ce que les listes de brain food oublient est ce qui a le plus de preuves. La cohorte de Morris et collègues (2018), 960 personnes âgées suivies cinq ans, trouve que celles qui mangent une portion de légumes verts à feuilles par jour ont un déclin cognitif équivalent à onze années de moins que celles qui n'en mangent presque pas, avec la vitamine K1, la lutéine, le folate et le nitrate comme candidats. Les épinards du catalogue en apportent : 483 µg de vitamine K1, 79 mg de magnésium, 2,7 mg de fer aux 100 g crus. Le fer a une allégation sur la cognition, et la carence en fer, la plus fréquente au monde, se traduit chez l'enfant et la femme en âge de procréer par de la fatigue et une attention qui baisse ; le fer non héminique des légumes et des légumineuses s'absorbe deux à trois fois mieux avec de la vitamine C dans le même repas, et moins bien avec le thé bu en même temps (les tanins). Un jus de citron sur les lentilles, et le thé à distance du repas, sont les deux gestes.

La vitamine B12 n'a pas de source végétale fiable (les algues et le tempeh en contiennent des analogues inactifs), et sa carence est la cause de troubles cognitifs réversibles chez les personnes âgées et les végétaliens non supplémentés : le hareng fumé (11,8 µg aux 100 g), les sardines (8,6 µg), le maquereau (4,9 µg), les œufs, les produits laitiers en apportent. Le folate (B9) des légumineuses et des légumes verts, la B6 des poissons et des pommes de terre, la B1 des céréales complètes ont chacune leur allégation sur le système nerveux ou les fonctions psychologiques. Les recettes du catalogue qui réunissent ces apports sont des plats de légumes verts et de légumineuses, et des poissons : un sigeumchi namul coréen (épinards, sésame : 110 mg de magnésium par portion), un borani d'épinards au yaourt, un saag tofu, une salade de lentilles à la betterave, un chou kale massé aux graines de courge.

Sigeumchi namul (épinards coréens au sésame)

Borani esfenaj (épinards au yaourt à la persane)

Saag tofu (épinards au tofu à l'indienne)

Smoothie vert épinards, banane et mangue

Salade de lentilles, betterave et feta

Salade de chou kale massé à l'orange

Pkhali de betterave aux noix

Velouté de lentilles

Ce que la plateforme mesure, et une semaine de brain food sans complément

Les fiches aliments portent le DHA et l'EPA des poissons, le magnésium, le fer, le zinc, l'iode, les vitamines D et B12, les flavonoïdes et les anthocyanes par leurs pages molécules ; chaque recette affiche ses apports par portion, et le filtre nutritionnel cherche par nutriment. Le tableau rassemble, pour les recettes du dossier, les deux apports qui ont une allégation et qu'une recette peut couvrir en une portion : le magnésium (375 mg de référence) et la vitamine B12 (2,5 µg), avec la vitamine D en prime, parce que la carence d'hiver est générale en France et que le poisson gras et les champignons exposés en sont les deux sources alimentaires.

Une semaine qui couvre tout sans rayon spécialisé : deux repas de petits poissons gras (sardines grillées, rillettes de sardines, une truite poêlée), un plat de champignons en bouillon long (gribnoy sup, tom kha), des légumes verts tous les jours (namul, borani, saag), des graines de courge et du sésame torréfiés en condiment, du cacao non alcalinisé au petit déjeuner ou en chocolat chaud, un thé vert à distance des repas riches en fer, et du curcuma dans une graisse avec du poivre. Un matcha latte le matin apporte la moitié de la dose de théanine des essais, et une décoction de Lion's Mane et de reishi le soir en apporte les polysaccharides, sans qu'aucune allégation n'y soit attachée. Ce que cette semaine n'apporte pas : la promesse d'être plus intelligent, que personne ne tient.

Ce que la plateforme mesure, et une semaine de brain food sans complément
Recette (une portion)Magnésium (mg)Vitamine B12 (µg)Vitamine D (µg)Fer (mg)Score nutritionnel
Sardinhas assadas (sardines grillées)13317,2285,69D
Truite poêlée au pamplemousse986,5118,152,49B
Ugnsbakad lax (saumon au four, aneth)1016,918,612,69B
Sake no yuan yaki (saumon grillé mariné)775,937,382,74B
Rillettes de sardines sur tartines283,495,61,24C
Lohikeitto (soupe de saumon)794,094,922,61C
Porridge au cacao et graines de courge27200,28,31B
Piyaz (haricots blancs, oignon rouge)2680,30,815,21A
Salade de lentilles, betterave, graines de courge1950,207,31B
Gretchka (sarrasin, champignons)19000,22,27C
Kai pat med mamuang (poulet, noix de cajou)1730,303,66C
Chou kale massé aux graines de courge1370,103,45C
Tom kha aux champignons12800,58,61C
Sigeumchi namul (épinards au sésame)110003,89A
Gribnoy sup (champignons des bois, orge)3900,21,34B
Magnésium par portion, calcul de la plateforme. L'apport de référence est 375 mg par jour : un porridge au cacao et aux graines de courge en couvre près des trois quarts.
  • Rillettes de sardines sur tartines

    28

  • Gribnoy sup (champignons des bois, orge)

    39

  • Sake no yuan yaki (saumon grillé mariné)

    77

  • Lohikeitto (soupe de saumon)

    79

  • Truite poêlée au pamplemousse

    98

  • Ugnsbakad lax (saumon au four, aneth)

    101

  • Sigeumchi namul (épinards au sésame)

    110

  • Tom kha aux champignons

    128

  • Sardinhas assadas (sardines grillées)

    133

  • Chou kale massé aux graines de courge

    137

  • Kai pat med mamuang (poulet, noix de cajou)

    173

  • Gretchka (sarrasin, champignons)

    190

  • Salade de lentilles, betterave, graines de courge

    195

  • Piyaz (haricots blancs, oignon rouge)

    268

  • Porridge au cacao et graines de courge

    272

Sardinhas assadas (sardines grillées à la portugaise)

Truite poêlée au pamplemousse, aux câpres et au beurre noisette

Piyaz (salade turque de haricots blancs à l'oignon rouge)

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

Tom kha aux champignons

Sigeumchi namul (épinards coréens au sésame)

Porridge au cacao, dattes et graines de courge

Kai pat med mamuang (poulet sauté aux noix de cajou)

Gomasio (sésame grillé au sel)

Matcha latte au lait d'avoine

Décoction de Lion's Mane et de reishi au gingembre et au miel

Sources

Commission européenne, Registre des allégations nutritionnelles et de santé (règlement 1924/2006) : La liste des allégations autorisées et refusées : DHA, magnésium, fer, zinc, iode, vitamines B acceptées ; théanine, curcumine, champignons refusés ou absents.

EFSA, « Scientific opinion on the substantiation of health claims related to L-theanine from Camellia sinensis », EFSA Journal, 2011 : L'avis qui refuse les allégations sur la théanine (attention, vigilance, stress, sommeil) pour insuffisance de preuves.

EFSA, « Scientific opinion on the substantiation of a health claim related to cocoa flavanols and maintenance of normal endothelium-dependent vasodilation », EFSA Journal, 2012 : L'avis qui accepte l'allégation vasculaire des flavanols de cacao à 200 mg par jour, et pas d'allégation cognitive.

EFSA, « Scientific opinion on dietary reference values for magnesium », EFSA Journal, 2015 : Les apports de référence en magnésium qui servent de dénominateur au tableau des recettes.

Sydenham E., Dangour A. D., Lim W. S., « Omega 3 fatty acid for the prevention of cognitive decline and dementia », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2012 : La revue qui ne trouve pas d'effet des compléments d'oméga-3 sur la cognition des adultes sains, à distinguer des cohortes de consommateurs de poisson.

Anses, « Avis relatif aux recommandations sur les bénéfices et les risques liés à la consommation de produits de la pêche dans le cadre de l’actualisation des repères nutritionnels », 2013 : La recommandation de deux portions de poisson par semaine dont une grasse, et la préférence pour les petits poissons moins contaminés.

Boyle N. B., Lawton C., Dye L., « The effects of magnesium supplementation on subjective anxiety and stress: a systematic review », Nutrients, 2017 : La revue qui conclut à un effet possible du magnésium chez les personnes carencées et non démontré chez les autres.

Nobre A. C., Rao A., Owen G. N., « L-theanine, a natural constituent in tea, and its effect on mental state », Asia Pacific Journal of Clinical Nutrition, 2008 : La mesure des ondes alpha après 50 mg de théanine, base de la réputation de calme attentif.

Haskell C. F., Kennedy D. O., Milne A. L., Wesnes K. A., Scholey A. B., « The effects of L-theanine, caffeine and their combination on cognition and mood », Biological Psychology, 2008 : L'essai sur la combinaison théanine et caféine, dont les doses (250 et 150 mg) sont celles du tableau d'extraction.

Camfield D. A., Stough C., Farrimond J., Scholey A. B., « Acute effects of tea constituents L-theanine, caffeine, and epigallocatechin gallate on cognitive function and mood: a systematic review and meta-analysis », Nutrition Reviews, 2014 : La méta-analyse qui retient un effet modeste sur l'attention quand théanine et caféine sont combinées.

Mori K., Inatomi S., Ouchi K., Azumi Y., Tuchida T., « Improving effects of the mushroom Yamabushitake (Hericium erinaceus) on mild cognitive impairment: a double-blind placebo-controlled clinical trial », Phytotherapy Research, 2009 : L'essai de seize semaines sur trente personnes avec un déficit cognitif léger, et l'effet qui disparaît à l'arrêt.

Jin X., Ruiz Beguerie J., Sze D. M., Chan G. C., « Ganoderma lucidum (Reishi mushroom) for the treatment of cancer », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2016 : La revue Cochrane sur le reishi, qui ne trouve pas de preuve pour le recommander seul, et aucune donnée cognitive.

Cardwell G., Bornman J. F., James A. P., Black L. J., « A review of mushrooms as a potential source of dietary vitamin D », Nutrients, 2018 : La conversion de l'ergostérol en vitamine D2 par exposition des champignons aux UV, y compris au soleil de la cuisine.

Brickman A. M. et al., « Enhancing dentate gyrus function with dietary flavanols improves cognition in older adults », Nature Neuroscience, 2014 : L'essai de trois mois à 900 mg de flavanols de cacao par jour, avec l'imagerie du gyrus denté.

Miller K. B. et al., « Impact of alkalization on the antioxidant and flavanol content of commercial cocoa powders », Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2008 : La mesure de la perte de flavanols des cacaos alcalinisés, de 60 à 90 % selon le degré de traitement.

Krikorian R. et al., « Blueberry supplementation improves memory in older adults », Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2010 : Le petit essai de douze semaines au jus de myrtille, à l'origine de la réputation cognitive de la baie.

Shoba G. et al., « Influence of piperine on the pharmacokinetics of curcumin in animals and human volunteers », Planta Medica, 1998 : La multiplication par vingt de la biodisponibilité de la curcumine par 20 mg de pipérine chez l'homme.

Nelson K. M. et al., « The essential medicinal chemistry of curcumin », Journal of Medicinal Chemistry, 2017 : La mise en garde sur la curcumine comme composé qui interfère avec les tests de laboratoire et gonfle la littérature in vitro.

Morris M. C. et al., « Nutrients and bioactives in green leafy vegetables and cognitive decline: prospective study », Neurology, 2018 : La cohorte de 960 personnes âgées où une portion de légumes verts par jour est associée à un déclin cognitif ralenti.

Anses, Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual : La source des teneurs en DHA, magnésium, fer, zinc, vitamines D et B12 des fiches aliments du catalogue.

Agribalyse, base de données environnementale des produits agricoles et alimentaires (Ademe) : La source des empreintes carbone des fruits à coque et graines comparés dans le tableau du magnésium.

Les recettes du dossier

Sardinhas assadas (sardines grillées à la portugaise)

Rillettes de sardines au citron et à la ciboulette sur tartines

Truite poêlée au pamplemousse, aux câpres et au beurre noisette

Lohikeitto (soupe finlandaise de saumon, de pommes de terre et d'aneth)

Sake no yūan-yaki (saumon grillé mariné au soja et au yuzu)

Ugnsbakad lax med citron och dill (saumon au four, citron et aneth à la suédoise)

Kai pat med mamuang (poulet sauté aux noix de cajou)

Porridge au cacao, dattes et graines de courge

Salade de lentilles, betterave et feta

Piyaz (salade turque de haricots blancs à l'oignon rouge)

Salade de chou kale massé à l'orange

Gomasio (sésame grillé au sel)

Dukkah (condiment égyptien aux noisettes et aux épices)

Granola à l'orange, aux amandes et au miel

Bolo polana (gâteau mozambicain aux noix de cajou et à la pomme de terre)

Thé à la menthe marocain

Haldi doodh (lait d'or indien au curcuma, au gingembre et au poivre)

Gribnoy sup (soupe russe aux champignons des bois et à l'orge perlé)

Sienikeitto (soupe finlandaise aux champignons à la crème)

Zuppa di castagne e porcini (soupe toscane de châtaignes et de cèpes)

Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)

Soupe miso aux champignons et tofu

Tom kha aux champignons

Risotto aux champignons

Pâtes aux champignons forestiers

Soupe aigre-piquante aux champignons

Rillettes de champignons aux noix

Chocolat chaud

Smoothie myrtille et flocons d'avoine

Truffes au chocolat noir et à la mandarine

Smoothie avocat, banane et cacao

Dahl de lentilles corail au lait de coco

Saag tofu (épinards au tofu à l'indienne)

Upma (semoule indienne aux légumes et à la moutarde)

Sigeumchi namul (épinards coréens au sésame)

Borani esfenaj (épinards au yaourt à la persane)

Smoothie vert épinards, banane et mangue

Pkhali de betterave aux noix

Velouté de lentilles

Matcha latte au lait d'avoine

Décoction de Lion's Mane et de reishi au gingembre et au miel

Usucha (matcha battu au fouet de bambou)

Financiers au matcha

Les autres dossiers

♻️ Cuisiner les restes
🍲 Inflation-core
🥛 Le petit-lait
🫙 Le reste de levain
🥚 Les blancs d'œufs
🍮 Les jaunes d'œufs
🧊 Ranger son frigo
🫙 Techniques de conservation
🌿 Trop d'herbes
🥚 Trop d'œufs
🍌 Trop de bananes
🧈 Trop de beurre
🍄 Trop de champignons
🥛 Trop de crème
🧀 Trop de fromage
🥓 Trop de jambon
🥛 Trop de lait
🍞 Trop de pain
🥬 Trop de salade
🍅 Trop de tomates
🥩 Trop de viande hachée
🥣 Trop de yaourt
🍵 Boissons chaudes d'hiver
🍹 Boissons sans alcool
☕ Café et thé
🔥 Barbecue et plancha
🌾 Farines anciennes et physique des pâtes
🍟 L'air fryer
🫘 L’aquafaba
🍆 L'aubergine façon cèpe
🔥 La cuisson au four
🌾 La cuisson de la semoule
🥚 La cuisson des œufs
🍝 La cuisson des pâtes
🍚 La cuisson du riz
♨️ La cuisson sous vide
🍄 La science de l’umami
🍳 Les matériaux de cuisson
🍜 Les pâtes fraîches
🥬 La lacto-fermentation
🫧 Les boissons fermentées
🥖 Les pâtes levées
👑 Crêpes et galette
🎄 Menu de fêtes anticipé
🧀 Raclette, fondue, tartiflette
🧈 Le beurre
🍲 Les grands mijotés d'hiver
🥄 Les sauces françaises
🍝 Formats de pâtes
🫘 Pâtes et légumineuses
🌽 Polentas régionales
🌾 Assiette climatarienne
🥑 Cétogène et low carb
🧠 L’alimentation fonctionnelle
🧲 L'assimilation des nutriments
🌱 La cuisine vegan
🥗 La cuisine végétarienne
🌡️ La cuisson et les nutriments
🥄 La diversification
🦪 La vitamine B12
🥛 Le calcium
🍲 Le fer
🦠 Le microbiote
🧂 Le sel et le sodium
🫐 Les antioxydants
📊 Les apports de référence
🌿 Les fibres
🍞 Les glucides
🫒 Les lipides
🪨 Les minéraux
🐟 Les omégas
🥚 Les protéines
🍋 Les vitamines
📉 Lissage glycémique
🍱 La lunch box
🥡 Le batch cooking
⚖️ Quantités par personne
🌀 Cannelle et brioches roulées
🍫 Le chocolat de fêtes
🥧 Les pâtes à tarte
🍬 Sucre et substituts
🍄 Champignons d'automne
🎃 Courges et potirons
🍐 Le coing
🥦 Les choux d'hiver
🍎 Pommes et poires
🥣 Soupes et veloutés

Continuer

Oméga-3 et oméga-6 · Le filtre nutritionnel · L’alimentation fonctionnelle · La science de l’umami · L’inflation-core · Le lissage glycémique · Diffusion et infusion · Solubilité des arômes · Réduction et concentration · Infuser · Mijoter · Torréfier · Le DHA · L’EPA · L’ALA · La caféine · Les bêta-glucanes · La chitine · La lenthionine · Les flavonoïdes · Les anthocyanes · La curcumine · L’acide phytique · Les tanins · L’iode · Les sardines · Les graines de courge · Les noix de cajou · Le thé vert · Les shiitakés séchés · Le cacao