
Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)

Des cubes de tofu farinés à la fécule et frits jusqu'à former une croûte fine, posés dans un bouillon clair de kombu et de shiitaké. Le contraste entre la croûte croustillante et le bouillon tiède est tout le plat.
La version des restaurants utilise un dashi au bonite séchée ; celle-ci, entièrement végétale, s'appuie sur le kombu et le shiitaké séché, dont l'association est un cas d'école de synergie umami : le glutamate de l'algue et le guanylate du champignon se renforcent mutuellement, et le mélange a un goût nettement plus plein que chacun pris seul. La fécule plutôt que la farine, enfin, donne une croûte qui reste croustillante quelques minutes dans le liquide, là où le gluten se détremperait aussitôt.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 1 194 g préparés, 299 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 7 sur 7.
Étape 1 — Le dashi se garde trois jours au frais et gagne à être fait d'avance.
Étape 3 — Le radis et le gingembre râpés perdent leur mordant en une heure : râpez au moment.
Étape 4 — La friture est la dernière chose faite, bouillon chaud et bols prêts.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Faites tremper le kombu et les shiitakés dans l'eau froide, portez doucement à frémissement puis retirez le kombu avant l'ébullition : bouilli, il donne un bouillon visqueux et amer. Laissez infuser les champignons 10 minutes hors du feu et ajoutez la sauce soja.
C’est prêt quand : Le bouillon est ambré et clair, sans film visqueux en surface, et sent le champignon avant la mer.
Égouttez le tofu, épongez-le entre deux torchons sous une assiette lestée pendant que le bouillon infuse, puis coupez-le en cubes de 4 cm.
C’est prêt quand : Le torchon est nettement humide et le cube coupé ne rend plus d'eau sous le doigt.
Râpez le radis blanc et le gingembre, pressez-les légèrement, et émincez la cébette.
Roulez les cubes dans la fécule en tapotant pour ôter l'excédent, et faites-les frire dans l'huile à 180 °C jusqu'à ce qu'ils soient dorés et fermes, environ 3 minutes. Égouttez sur une grille.
C’est prêt quand : La coque est dorée, sèche au toucher, et le cube sonne creux quand on le tapote à l'écumoire.
Répartissez les cubes dans des bols creux, versez le bouillon chaud jusqu'à mi-hauteur pour ne pas noyer la croûte, et couronnez de radis râpé, de gingembre et de cébette.
C’est prêt quand : La partie haute des cubes est encore mate et croustillante au-dessus de la ligne de bouillon.
0 / 5 étapes terminées
Pourquoi : Kombu porté à l'ébullition (Diffusion et infusion)
Rattrapage : Refaites le bouillon : cela ne se corrige pas. Retirez le kombu au premier frémissement.
Pourquoi : Tofu insuffisamment essoré, ou fécule appliquée trop à l'avance (Séchage et croustillant)
Rattrapage : Sortez les cubes, épongez, réenrobez juste avant de frire. Filtrez l'huile des débris.
Pourquoi : Huile en dessous de 170 °C (Point de fumée)
Rattrapage : Remontez à 180 °C avant la fournée suivante et frite par petites quantités.
Pourquoi : Bouillon versé jusqu'à couvrir, ou assemblage trop précoce
Rattrapage : Assemblez dans les bols au dernier moment, bouillon à mi-hauteur.
Le même problème, ailleurs sur le site :
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : Bouillon et tofu séparés, en boîtes distinctes
Le bouillon se garde bien et se réchauffe. Le tofu frit ramollit et ne redevient pas croustillant : réservez-le à un sauté plutôt qu'à un second agedashi.
Des tronçons d'aubergine à la place de la moitié du tofu, enrobés de la même façon : c'est le nasu agedashi.
Cubes enrobés de fécule et rôtis 20 minutes à 220 °C : moins vitreux, largement acceptable, et sans 40 cL d'huile.
Deux centilitres de mirin dans le bouillon avec la sauce soja, pour la version sucrée des izakaya.
Un tsukemono de concombre, pour l'acidité qui manque au plat

Le dashi se construit en deux temps parce que ses deux sources ne veulent pas la même température. Le kombu rend son glutamate dès 60 °C et devient visqueux et amer au-delà du frémissement ; le shiitaké séché a besoin de dix minutes d'infusion pour rendre son guanylate. D'où le kombu retiré avant l'ébullition et les champignons laissés seuls après.
Les molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.

La fécule de maïs autour du cube gélatinise instantanément dans l'huile à 180 °C et forme une coque fine et vitreuse, très différente de la croûte épaisse d'une farine de blé. C'est cette coque qui tient quelques minutes dans le bouillon avant de s'amollir.
Chauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.

Le tofu est essoré sous poids avant l'enrobage. L'eau qu'il garde se vaporiserait dans l'huile, décollerait la fécule et projetterait : un tofu mal égoutté ne fait pas une croûte, il fait une flaque.
Le croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.

180 °C mesurés, dans une huile à point de fumée haut. Plus bas, la coque pompe l'huile ; plus haut, elle brunit avant que le cube ne soit chaud à cœur.
Température à laquelle une matière grasse se dégrade et fume : chaque huile a sa cuisson.

Kombu sorti avant l'ébullition, shiitakés laissés dix minutes hors du feu. L'ordre est la recette du bouillon.

Trois minutes à 180 °C, en deux fournées plutôt qu'une seule surchargée : chaque cube ajouté fait tomber la température de l'huile.

Le tofu essoré entre deux torchons sous une assiette lestée, pendant que le bouillon infuse. Dix minutes d'attente qui ne coûtent rien puisqu'elles sont parallèles.
Ganmodoki (beignets japonais de tofu aux légumes, frits, servis avec du daikon râpé)
mêmes ingrédients : radis blanc (daikon), tofu, maïzenaWanja-jeon (galettes coréennes de bœuf et de tofu, poêlées, sauce soja au vinaigre)
mêmes ingrédients : tofu, maïzena, cébetteSalade de tofu grillé, chou et sauce cacahuète
mêmes ingrédients : tofu, cébette, sauce sojaKatsuo no tataki (thon saisi à la flamme, sauce ponzu au yuzu)
mêmes ingrédients : algue kombu, cébette, sauce sojaKimchi de chou chinois (baechu kimchi)
mêmes ingrédients : radis blanc (daikon), cébette, gingembre fraisTsukemono express (concombre mariné japonais au vinaigre de riz)
mêmes ingrédients : algue kombu, gingembre fraisDaigaku imo (patate douce caramélisée japonaise au sésame)
cuisine japonaise · même geste : frireTahu goreng kecap (tofu frit à la sauce soja sucrée)
même geste : frire · même aliment : tofuKōhaku namasu (salade japonaise de daikon et de carotte au vinaigre de riz et au yuzu)
cuisine japonaise · même aliment : radis blanc (daikon)Yam taohu (salade thaïe de tofu grillé aux herbes)
mêmes aliments : tofu, cébette, sauce sojaKinpira de carottes au sésame
cuisine japonaise · même aliment : sauce sojaKelewele (bananes plantains épicées ghanéennes)
même geste : frire · même aliment : gingembre frais