
Focaccia genovese (focaccia génoise à l'huile d'olive)

Une pâte à peine pétrie, marquée du bout des doigts et arrosée d'une saumure d'eau, d'huile et de gros sel avant d'aller au four très chaud. La focaccia génoise se mange à toute heure, tiède, avec les trous encore luisants d'huile.
À Gênes, la focaccia se vend au poids dès sept heures du matin et se trempe volontiers dans le cappuccino, ce qui déconcerte tous les visiteurs. Sa signature n'est pas la pâte, assez ordinaire, mais la salamoia : un mélange d'eau, d'huile d'olive et de gros sel qu'on verse dans les creux avant la dernière pousse. Cette eau salée fait deux choses. Elle empêche les alvéoles marquées au doigt de se refermer pendant la pousse et la cuisson, ce qui donne le relief caractéristique ; et elle s'évapore au four en produisant de la vapeur juste sous la surface, ce qui garde la mie humide alors que le dessus dore. Le sel, lui, reste et cristallise en surface. Une focaccia arrosée d'huile seule, sans eau, sort plate et sèche : le geste a l'air décoratif, il est structurel.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 8 personnes · 944 g préparés, 118 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 7 sur 7.
Pousse lente au réfrigérateur : après le pétrissage, douze heures au froid à la place des 90 minutes. Le goût est nettement meilleur ; sortez la pâte une heure avant de l'étirer.
Congelez cuite et découpée. Elle ressort du four à 200 °C comme si elle sortait de la première cuisson.
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Émiettez la levure fraîche dans 20 cl d'eau tiède à 30 °C avec le sucre et laissez cinq minutes, jusqu'à ce qu'une mousse apparaisse en surface.
Ajoutez la farine, le sel et 4 cl d'huile d'olive, puis pétrissez 10 minutes jusqu'à ce que la pâte soit souple, un peu collante, et se détache des parois du saladier.
Couvrez et laissez pousser 1 h 30 à 24 °C, jusqu'à ce que la pâte ait doublé et qu'un doigt enfoncé laisse une marque qui ne se referme que lentement.
C’est prêt quand : La pâte a doublé et un doigt enfoncé laisse une marque qui ne se referme que lentement.
Huilez généreusement une plaque, versez la pâte dessus et étirez-la à la main jusqu'aux bords, sans rouleau, en la laissant se détendre si elle résiste.
Laissez pousser une heure de plus sur la plaque, à couvert d'un torchon.
Préparez la salamoia en fouettant 10 cl d'eau tiède, 4 cl d'huile d'olive et le gros sel. Enfoncez les doigts écartés dans la pâte jusqu'au fond de la plaque pour creuser les alvéoles, puis versez la saumure dessus : elle doit rester en flaques dans les trous.
C’est prêt quand : Les creux touchent le fond de la plaque et la saumure y reste en flaques sans être absorbée.
Laissez reposer 30 minutes de plus : les creux se stabilisent et la saumure commence à pénétrer.
Préchauffez le four à 230 °C, chaleur tournante, avec une plaque vide sur la sole.
Enfournez 18 à 20 minutes à 230 °C, jusqu'à ce que la surface soit dorée et que les creux restent plus clairs et brillants. Le dessous doit être ferme quand vous soulevez un coin.
C’est prêt quand : Le dessus est doré, les creux restent plus clairs et brillants, et le dessous est ferme quand vous soulevez un coin.
Badigeonnez du reste d'huile d'olive à la sortie, faites glisser sur une grille et laissez tiédir 10 minutes avant de découper en carrés.
0 / 10 étapes terminées
Pourquoi : Levure morte (eau trop chaude au départ) ou pousse écourtée. (Fermentation par levure)
Rattrapage : Vérifiez que la levure mousse dans l'eau tiède avant d'ajouter la farine : sans mousse au bout de cinq minutes, elle est morte. L'eau ne doit pas dépasser 35 °C.
Pourquoi : Ils n'ont pas été enfoncés jusqu'au fond, ou la saumure a été remplacée par de l'huile seule. (Séchage et croustillant)
Rattrapage : Rien à faire sur celle-ci. La fois suivante : doigts jusqu'au métal, et une vraie salamoia eau plus huile plus sel.
Pourquoi : Trop de farine ajoutée au pétrissage pour compenser le collant, ou four trop bas et cuisson trop longue. (Séchage et croustillant)
Rattrapage : Acceptez une pâte collante et huilez-vous les mains plutôt que de fariner. 230 °C et pas plus de vingt minutes.
Le même problème, ailleurs sur le site :
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : torchon propre ou sachet papier, jamais de boîte hermétique qui la ramollit
Se congèle très bien découpée en parts, dans un sachet. Réchauffage direct au four à 200 °C, sans décongélation.
Des oignons émincés très fins, macérés dix minutes dans l'eau froide puis répartis avant la dernière pousse. Le classique du matin à Gênes.
Une tout autre recette du même littoral : deux feuilles de pâte sans levure enfermant du stracchino, cuites huit minutes à 270 °C. Rien à voir en texture, et c'est un sommet.
Une poignée d'olives ligures enfoncées dans les creux avec la saumure. Elles se réchauffent et parfument toute la mie autour.
Un Vermentino ligure bien frais, ou un cappuccino si vous voulez faire comme à Gênes

Trois heures de pousse en tout, en trois temps : la levure produit le gaz qui fait les alvéoles, mais aussi les acides organiques qui donnent le goût. Une focaccia poussée en une heure au chaud lève et n'a aucun goût.
Les levures transforment les sucres en CO2 et en alcool : la pâte lève et développe ses arômes.

Dix minutes de pétrissage suffisent pour une pâte à 60 % d'hydratation : le réseau doit être assez fort pour retenir le gaz, assez souple pour se laisser étirer à la main sans revenir en arrière.
Le pétrissage crée un réseau élastique qui retient les gaz de fermentation ; à l'inverse, trop travailler une pâte à tarte la rend dure.

La saumure versée dans les creux s'évapore au four juste sous la surface : cette vapeur garde la mie humide pendant que le dessus dore. C'est ce qui distingue une focaccia génoise d'une pizza sèche.
Le croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.

Le gros sel de la saumure ne s'évapore pas, lui : il reste et cristallise en surface, ce qui donne les points salés qu'on croque. Le sel de la pâte, lui, freine la levure et renforce le gluten.
Le sel assaisonne, extrait l'eau, renforce le gluten, ralentit la fermentation et rehausse les arômes.

230 °C sont nécessaires : en dessous, la pâte sèche avant de dorer et la focaccia sort pâle et cassante.
Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.

Dix minutes à la main ou six au robot, jusqu'à ce que la pâte se détache des parois tout en restant collante au doigt. Elle ne doit pas devenir sèche.

Trois pousses courtes plutôt qu'une longue : après le saladier, sur la plaque, puis après les creux. Chacune détend le gluten un peu plus.

La salamoia, eau, huile et gros sel fouettés, versée dans les creux : elle pénètre la pâte pendant la dernière demi-heure et c'est ce qui empêche les alvéoles de se refermer.
Un quart d'heure à 230 °C avec une plaque vide sur la sole : la chaleur accumulée dans le métal saisit le dessous dès l'enfournement.
Taralli napoletani 'nzogna e pepe (couronnes au saindoux, poivre et amandes)
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cuisine italienne · mêmes gestes : façonner et faire lever, pétrirTigelle (crescentine modenesi au saindoux)
cuisine italienne · même aliment : levure de boulanger fraîcheTaralli pugliesi al finocchio (couronnes croquantes des Pouilles au fenouil)
cuisine italienne · même geste : pétrirFarinata di ceci (galette de pois chiches à la ligure)
cuisine italienne · même geste : préchauffer le fourCrackers au levain aux graines
même geste : façonner et faire lever · même principe : fermentation par levure