
L'épaule est le morceau que les cuissons longues récompensent : son collagène devient gélatine et sa chair s'effiloche à la fourchette.
24 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, mexicaine, italienne, thaïlandaise.
Toute l’année
rien à attendre
3 jours
2 jours une fois entamé
71%
du poids, cru
7kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
178kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
moyen
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 14 mg |
| Magnésium | 18 mg |
| Phosphore | 191 mg |
| Potassium | 335 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,08 mg |
| Fer | 0,65 mg |
| Iode | 1,0 µg |
| Manganèse | 0,01 mg |
| Sélénium | 9,3 µg |
| Zinc | 2,59 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 4 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 1,25 µg |
| Vitamine K1 | 0,0 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,7 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,84 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,24 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 4,18 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,87 mg |
| Vitamine B6 | 0,42 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 5 µg |
| Vitamine B12 | 0,49 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 1,02 g |
| Acide arachidonique 20:4 n-6 | 0,05 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,05 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,00 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,00 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 4,47 g |
La chair doit être rosée à rouge clair, ferme, et surtout persillée : des veines de gras dans le muscle, plus le gras de couverture, sont exactement ce qui fait un bon effiloché. Un morceau maigre et pâle donne une viande sèche. Demandez l'épaule entière avec l'os quand c'est possible, il apporte de la gélatine et du goût. La couenne se garde pour une cuisson au four, où elle devient croustillante. Le jus dans la barquette doit être clair et peu abondant ; une viande baignant dans un liquide trouble a été congelée puis décongelée.
Au réfrigérateur dans la zone la plus froide, deux à trois jours pour un morceau entier, un seul pour de l'épaule détaillée. Posez la sur une grille au-dessus d'une assiette plutôt que dans son film : la surface sèche, ce qui améliore la coloration au four. Elle se congèle huit mois et décongèle au réfrigérateur sur vingt-quatre heures pour une grosse pièce. Cuite et effilochée, elle se garde quatre jours et se congèle très bien dans son jus, qui l'empêche de sécher au réchauffage.
Sécurité alimentaire
Le porc se cuit à 63 °C à cœur suivis de trois minutes de repos pour une pièce entière, 71 °C s'il est haché. Ne décongelez jamais une grosse pièce à température ambiante : la surface entre en zone de multiplication bactérienne longtemps avant que le cœur ne soit décongelé.
Quand il y en a trop et que la date approche, ces dossiers disent quoi cuisiner, et comment le faire durer plus longtemps.
Basse température, très longtemps
Six à huit heures à 130 °C, couverte, transforment le collagène en gélatine sans dessécher la chair. Au-dessus de 160 °C, les fibres se contractent plus vite que le collagène ne fond, et la viande devient sèche et filandreuse malgré la durée.
Saumurer à sec la veille
Une cuillère à soupe de sel par kilo, frottée sur toute la pièce et laissée douze heures au réfrigérateur, assaisonne la viande en profondeur et lui fait retenir son eau à la cuisson. C'est le geste qui distingue le plus nettement un effiloché réussi.
La laisser reposer avant de l'effilocher
Vingt minutes hors du four, couverte de papier aluminium, permettent aux jus de se redistribuer. Effilochée trop tôt, elle perd son liquide sur la planche. Effilochez à deux fourchettes et remettez la viande dans son jus dégraissé.
Marge d'erreur
tolérant
Très tolérante en durée : une heure de plus à basse température rend l'épaule plus fondante, jamais plus sèche, tant qu'elle reste couverte et humide. Elle ne pardonne que deux choses, un four trop chaud, qui la dessèche en trois heures, et le choix d'un morceau maigre, qui condamne le plat dès l'achat.
Franchi dès les premières heures d'une cuisson longue, bien avant que l'épaule soit bonne.
La température du pulled pork : le collagène est devenu gélatine et la viande se sépare à la fourchette sans résistance.
L'épaule est un muscle d'effort traversé de tissu conjonctif, ce qui la rend impossible à réussir en cuisson courte et presque impossible à rater en cuisson longue. Entre 70 et 92 °C, le collagène se transforme lentement en gélatine, qui remplace en bouche l'eau que les fibres ont perdue. C'est le seul cas où pousser la température jusqu'à un chiffre qui semble absurde donne une viande plus juteuse.
Une cuisson qui stagne vers 70 °C pendant longtemps n'est pas un problème sanitaire mais un palier connu, dû à l'eau qui s'évapore en surface. Couvrir la pièce relance la montée.
La cuisson longue et lente concentre son goût umami et développe des arômes torréfiés et de viande confite très réconfortants.
Le gras infiltré arrose la viande de l'intérieur et rend l'épaule très difficile à dessécher.
Il abonde dans ce muscle qui travaille.
Il fond en gélatine après des heures à basse température, ce qui donne l'effiloché.
Il se libère pendant la cuisson longue et donne la profondeur d'un porc braisé face à un rôti rapide.
Elle est plus présente que dans le filet et donne à l'épaule sa couleur rosée soutenue.
Elles se forment au coup de four final, celui qui croustille la couenne d'un porc effiloché.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Baeckeoffe
500 gBánh mì thịt nướng (baguette vietnamienne au porc grillé à la citronnelle)
400 gBifanas (sandwichs portugais au porc mariné à l'ail)
500 gCarnitas (porc confit mexicain à l'orange)
1200 gCassoulet
400 gChả giò (nems vietnamiens au porc et à la crevette)
400 gChoucroute garnie
800 gCipaille miquelonnais
400 gCochinita pibil (porc du Yucatán mariné à l'achiote et cuit en feuille de bananier)
1200 gColombo de porc
800 gGaeng hung lay (curry de porc du nord de la Thaïlande)
800 gJambon persillé
600 gKig ha farz
500 gMa'a tinito (porc, haricots rouges et macaronis)
700 gNems calédoniens au porc
500 gOlive all'ascolana (olives farcies et frites des Marches)
100 gPanaeng moo (curry panaeng au porc et aux cacahuètes)
300 gPâté lorrain
400 gPorc vindaloo (curry de porc de Goa au vinaigre et au piment)
800 gPozole rojo (soupe mexicaine de porc, de maïs hominy et de piments rouges)
700 gRillettes du Mans
800 gSpaghetti alla chitarra all'abruzzese (spaghetti à la guitare, ragù d'agneau et de porc)
200 gSzékelygulyás (ragoût hongrois de porc, choucroute et crème aigre)
600 gTourtière du Lac-Saint-Jean
600 gLa science derrière
Les cuisines