
Le rhum agricole est distillé à partir du jus de canne, le rhum traditionnel à partir de mélasse : ce sont deux alcools différents sous un même nom.
23 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, cubaine, italienne, américaine.
1.6 ans
2,6kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
230kcal
pour 100 g
pour 100 g, source Agribalyse, fiabilité moyenne
14.3 g
9,5 g par centilitre
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 0 mg |
| Magnésium | 0 mg |
| Phosphore | 5 mg |
| Potassium | 2 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,05 mg |
| Fer | 0,12 mg |
| Iode | 1,0 µg |
| Manganèse | 0,02 mg |
| Zinc | 0,07 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 0 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
| Vitamine K1 | 0,0 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,01 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,00 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 0,00 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,00 mg |
| Vitamine B6 | 0,00 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 0 µg |
| Vitamine B12 | 0,00 µg |
Deux familles à distinguer avant tout. Le rhum agricole, antillais pour l'essentiel et AOC en Martinique, vient du pur jus de canne fraîchement pressé : il est herbacé, végétal, franc, et fait le ti-punch et le daiquiri. Le rhum traditionnel, dit de sucrerie ou de mélasse, vient d'un sous produit du sucre : il est plus rond, plus sucré, plus vanillé, et convient à la pâtisserie et aux cocktails tiki. Le blanc est brut de distillation, l'ambré a passé quelques mois en fût, le vieux au moins trois ans. Pour cuisiner, un blanc agricole ou un ambré simple suffisent : un rhum vieux perd ses nuances à la chaleur.
Bouteille debout, à température ambiante, à l'abri de la lumière directe : indéfiniment tant qu'elle est fermée, l'alcool à 40 % ne se dégradant pas. Debout et non couchée, contrairement au vin, l'alcool attaquant le bouchon en liège au contact prolongé. Une bouteille entamée s'oxyde lentement et perd de son nez sur un ou deux ans, ce qui reste marginal ; transvasez dans une plus petite bouteille si un fond traîne depuis longtemps. Ne le mettez pas au congélateur pour le servir frais, l'alcool ne gelant pas mais les arômes se refermant complètement à cette température.
Flamber ne retire pas l'alcool
Une flambée brûle les vapeurs de surface et laisse la plus grande part de l'alcool dans le plat : après une flambée courte, il en reste couramment plus des trois quarts. Ce que l'on gagne est la caramélisation des sucres et la brûlure des composés les plus volatils, donc un goût plus rond, pas un plat sans alcool.
Il fige la texture d'une glace
L'alcool abaisse le point de congélation : quelques centilitres de rhum dans une glace ou un sorbet empêchent la formation de gros cristaux et donnent une texture plus souple. Au-delà d'environ cinq pour cent du volume, la préparation ne prend plus du tout. C'est l'usage le plus utile du rhum en pâtisserie après l'imbibage.
Un sirop pour imbiber, pas du rhum pur
Versé pur sur un baba ou une génoise, le rhum reste en surface, s'évapore et laisse un goût d'alcool brut. Mélangé à un sirop de sucre tiède, à raison d'un tiers de rhum pour deux tiers de sirop, il pénètre la mie de façon homogène et son parfum reste. Imbibez tiède sur un gâteau tiède.
Marge d'erreur
demande de l’attention
Demande de l'attention parce que sa puissance masque tout : deux cuillères de trop dans une pâte à gâteau, et l'alcool domine le reste sans qu'aucune correction ne soit possible. Dans un cocktail, où il est l'élément principal et où l'équilibre se règle au sucre et à l'acide, il est en revanche bien plus permissif, le sirop et le citron vert rattrapant un dosage approximatif.
La cuisson fait évaporer l'alcool, ce qui élimine la sensation de brûlure pour concentrer ses arômes chauds et sucrés.
Il porte les arômes, conserve un baba des semaines et brûle dans un flambage.
Le passage en fût la fournit et donne le fond vanillé d'un rhum ambré.
Il donne les notes de banane et d'ananas d'un rhum agricole non vieilli.
La chauffe du fût le forme et donne la note grillée d'un vieux rhum.
Le sucrage de certaines marques donne la rondeur d'un rhum de dégustation.
Cognac ×1 : Même quantité. Plus boisé et moins sucré : très bien dans une pâte ou un sirop, moins là où le rhum doit se reconnaître.
Extrait de vanille ×0.1 : Une cuillère à café d'extrait (5 g) pour 5 cl de rhum, plus 4 cl d'eau pour retrouver le liquide. Le parfum reste, l'alcool disparaît.
Whisky ×1 : Même quantité, mais selon la bouteille il est tourbé ou vanillé et domine vite : goûtez avant de verser.
Whisky ×1 : même volume ; prenez-le ambré, le blanc laisse le sucre en avant ; on perd les notes de fût et de tourbe
Ce que les 1220 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Babà napoletano (baba napolitain imbibé au rhum)
15 cLBugnes lyonnaises
3 cLCannelés bordelais
5 cLCrêpes de mamie
5 cLDaiquiri
6 cLFar breton aux pruneaux
5 cLGalette des rois
5 cLGâteau basque
3 cLGâteau breton
2 cLGâteau nantais
8 cLGâteau patate douce réunionnais
4 cLGaufres fourrées à la vergeoise
2 cLKaiserschmarrn aux prunes rôties
3 cLMojito
6 cLMont-blanc aux marrons
2 cLPiña colada
6 cLPithiviers
2 cLPunch coco des Îles du Nord
40 cLSirop à baba au rhum
10 cLStrudel di mele (strudel aux pommes du Trentin)
5 cLSweet potato pie (tarte américaine à la patate douce)
3 cLTarte aux coings et aux amandes
2 cLVin chaud
10 cLLa science derrière
Les cuisines