
Rhum agricole blanc
Distillé à partir du jus de canne frais et non de la mélasse, il garde un goût de canne verte que le rhum industriel n'a pas.
3 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine créole.
La fiche
- Saison
Toute l’année
rien à attendre
- Se garde
10 ans
3 ans une fois entamé
- Eau
50%
du poids, cru
- Empreinte carbone
1,6kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
- Calories
295kcal
pour 100 g
- Composition
- Protéines0 gGlucides0 gdont 0 g de sucresLipides0 gdont 0 g saturésFibres0 gEau et reste100 gSel0 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
- Une cuillère à soupe
14.1 g
9,4 g par centilitre
- Prix
- €€€
cher
- Rôles en cuisine
- aromatiqueconservateur
Bien le choisir
Deux familles de rhum blanc cohabitent sur la même étagère et ne font pas le même verre. Le rhum de sucrerie, dit traditionnel ou industriel, vient de la mélasse, résidu du raffinage : il est neutre, presque sec, fait pour disparaître dans un cocktail. Le rhum agricole vient du vesou, le jus de canne pressé et fermenté dans les heures qui suivent la coupe, et il garde un nez végétal de canne, d'herbe fraîche et parfois d'olive. C'est lui, et lui seul, que demandent un ti-punch ou un planteur antillais. Cherchez le mot agricole sur l'étiquette, et l'appellation d'origine Martinique si vous voulez la garantie complète. Le degré compte autant : cinquante à cinquante-cinq degrés est la norme antillaise, et les versions ramenées à quarante degrés pour l'export sont plus douces mais nettement plus courtes en bouche.
- Le mot agricole sur l'étiquette, pas seulement rhum blanc
- Cinquante degrés ou plus, degré antillais
- Une AOC Martinique si vous voulez la garantie d'origine
- Un nez végétal de canne coupée, jamais un nez de sucre
Le garder
Une bouteille fermée se garde indéfiniment debout, dans un placard frais et sombre : l'alcool à cinquante degrés ne tourne pas, et rien ne s'y développe. Debout et non couchée, parce que ce degré attaque le liège à la longue et finit par donner un goût de bouchon. Une fois ouverte, elle reste bonne des années, mais le nez s'affaisse à mesure que la bouteille se vide et que le vide se remplit d'air : transvasez dans un flacon plus petit une bouteille dont il ne reste qu'un fond et que vous buvez lentement. Ne le mettez pas au réfrigérateur avant de servir : le froid referme précisément les notes végétales pour lesquelles on l'a acheté.
Les gestes qui changent tout
Le doser à la mesure, pas à l'œil
À cinquante degrés, un centimètre de plus dans le verre ne se rattrape pas avec du citron. Le ti-punch se construit sur un rapport, une part de sirop pour quatre à cinq de rhum, et ce rapport ne se lit pas au fond d'un verre trapu. Le doseur coûte trois euros et sauve tous les apéritifs suivants.
Le servir à température ambiante
Les arômes végétaux du vesou sont volatils et le froid les bloque. Un rhum agricole sorti du réfrigérateur a le nez fermé et ne laisse que la brûlure de l'alcool ; le même verre, revenu à la température de la pièce, sent la canne fraîche. D'où la règle antillaise de mettre la glace dans le verre, jamais la bouteille au froid.
En pâtisserie, l'ajouter hors du feu
Dans un sirop à baba, une crème ou une confiture de coco, l'alcool sert de véhicule aromatique : chauffé, il s'évapore et emporte avec lui les notes de canne, qui sont volatiles elles aussi. Coupez le feu, laissez retomber la préparation sous le point d'ébullition, puis versez.
Marge d'erreur
exigeant
Sans difficulté technique, mais sans marge non plus : c'est un alcool fort dont un tour de main approximatif se sent immédiatement dans un verre de dix centilitres. En cuisine il est plus indulgent, la cuisson rabotant l'excès, sauf dans une préparation froide où il reste tel qu'on l'a versé.
Son profil et ses molécules
À l'air et à température ambiante, le nez s'ouvre sur la canne coupée et l'herbe fraîche ; chauffé, l'alcool part le premier et emporte ces notes végétales avec lui.
3 recettes qui en contiennent
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