
Panaeng moo (curry panaeng au porc et aux cacahuètes)

Un curry court et épais, monté sur la crème qui remonte du lait de coco, avec de la cacahuète moulue, un mélange d'épices douces et des feuilles de combava en fines lanières.
Le panaeng se reconnaît à sa consistance : c'est le plus sec des curries thaïs, une sauce qui nappe la viande plutôt qu'elle ne la baigne. La technique tient en une étape, celle qui ouvre la recette. On fait chauffer la partie épaisse du lait de coco sans la remuer jusqu'à ce que l'huile se sépare, et c'est dans cette huile parfumée que la pâte de curry est frite. Sauter cette étape donne un curry correct mais plat, où les épices restent en surface.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 2 personnes · 928 g préparés, 464 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 7 sur 7.
Étape 1 — Le mélange d'épices torréfiées et moulues se prépare en quantité et se garde un mois dans un bocal à l'abri de la lumière.
Étape 6 — Le curry entier se prépare la veille et gagne à reposer une nuit.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Faites griller à sec le cumin, la cardamome, les grains de coriandre et les clous de girofle une minute, puis réduisez-les en poudre avec la muscade râpée et le poivre. Faites griller les cacahuètes et concassez-les grossièrement.
Coupez le porc en tranches fines contre la fibre, le piment rouge en biseau et les feuilles de combava en lanières très fines. Coupez les aubergines thaïes en deux.
Versez le tiers du lait de coco et l'huile dans une sauteuse et faites chauffer sans remuer jusqu'à ce que l'huile se sépare et que la surface grésille, cinq minutes environ.
C’est prêt quand : Une couche d'huile claire flotte au-dessus du lait de coco et la surface grésille doucement.
Ajoutez la pâte de curry rouge et faites-la frire deux minutes dans cette huile parfumée, en écrasant à la spatule, jusqu'à ce qu'elle fonce.
C’est prêt quand : La pâte de curry a foncé, elle est presque sèche et son parfum a perdu tout côté cru.
Ajoutez le porc, faites-le enrober deux minutes, puis versez le reste du lait de coco avec les aubergines. Laissez mijoter dix minutes à découvert.
Incorporez la sauce poisson, le sucre de palme, les cacahuètes concassées et les épices moulues. Laissez épaissir cinq minutes : la sauce doit napper la viande. Parsemez de lanières de combava et de piment avant de servir.
C’est prêt quand : La sauce nappe le dos de la cuillère et la trace du doigt reste nette.
0 / 6 étapes terminées
Pourquoi : Le lait de coco est allégé ou contient un émulsifiant ajouté, ou il a été remué. (Émulsion)
Rattrapage : Prenez un lait de coco à teneur élevée en coco et sans additif, et laissez chauffer sans y toucher.
Pourquoi : La réduction finale a été écourtée, ou le mijotage s'est fait à couvert. (Réduction et concentration)
Rattrapage : Poursuivez à découvert à petits frémissements jusqu'à ce que la sauce nappe : elle épaissit encore en refroidissant.
Pourquoi : Il a été coupé dans le sens de la fibre, ou trop épais pour dix minutes de cuisson.
Rattrapage : Repérez le sens des fibres et tranchez perpendiculairement, à trois millimètres. Sinon, prolongez le mijotage de vingt minutes.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : boîte hermétique
Réchauffage : Feu doux à couvert, avec deux cuillerées de lait de coco si la sauce a trop épaissi.
Quatre jours au frais et meilleur le lendemain. Les cacahuètes ramollissent : gardez-en pour parsemer au réchauffage.
De la bavette taillée très fin contre la fibre, saisie et mijotée cinq minutes seulement : au-delà elle durcit.
Cuisses désossées en morceaux, quinze minutes de mijotage : la version la plus douce du plat.
Tofu ferme doré et aubergines, avec une pâte de curry sans pâte de crevettes et de la sauce soja claire à la place de la sauce poisson.
Un gewurztraminer sec, dont les épices douces suivent celles du curry

Le tiers du lait de coco est chauffé sans remuer jusqu'à ce que l'huile se sépare et grésille. Rompre l'émulsion volontairement crée une huile de coco parfumée, et c'est dans cette huile que la pâte de curry va livrer ses arômes liposolubles.
Dispersion stable de gras dans l'eau (ou l'inverse) grâce à un émulsifiant et à l'agitation : mayonnaise, vinaigrette, ganache.

Le panaeng se distingue par ses épices sèches torréfiées et moulues, ajoutées en fin de cuisson. Torréfiées à sec, elles libèrent des composés que ni le curry rouge seul ni une poudre du commerce n'apportent.
Certains arômes se dissolvent dans le gras, d'autres dans l'eau ou l'alcool : d'où l'intérêt de faire revenir les épices ou de flamber.

Le panaeng est le plus épais des curries thaïs : il doit napper la viande et non la baigner. Cinq minutes de réduction finale à découvert font la différence entre un panaeng et un curry ordinaire.
L'évaporation de l'eau concentre les saveurs et épaissit sauces, jus et confitures.

L'épaule de porc est tranchée fin contre la fibre : dix minutes de mijotage suffisent alors à l'attendrir, là où des cubes demanderaient une heure.
La chaleur, l'acide ou le fouettage déplient les protéines et changent la texture (viande qui raffermit, poisson qui « cuit » au citron).

Cumin, cardamome, coriandre et girofle passés une minute à sec dans une poêle jusqu'à ce qu'ils embaument, puis moulus : c'est l'étape qui fait le panaeng.

Le porc en tranches fines contre la fibre, les feuilles de combava en lanières d'un millimètre, le piment en biseau : trois coupes différentes pour trois usages.

À découvert et à petits frémissements, pour que la sauce réduise au lieu de se rediluer.

Les cacahuètes sont grillées puis concassées grossièrement : c'est le contraste de texture qui les justifie, pas seulement leur goût.
peut mal tourner en :
Gaeng kiew wan fak thong (curry vert thaï au potiron et au tofu)
mêmes ingrédients : aubergine thaï, feuille de combava, sucre de palmeGaeng hung lay (curry de porc du nord de la Thaïlande)
mêmes ingrédients : pâte de curry rouge, sucre de palme, épaule de porcGaeng massaman gai (curry massaman au poulet et aux pommes de terre)
mêmes ingrédients : sucre de palme, cacahuètes, cardamomePhat phrik khing tao hu (tofu sauté thaï aux haricots verts, au curry rouge et au combava)
mêmes ingrédients : pâte de curry rouge, feuille de combava, sucre de palmeSatay ayam (brochettes de poulet mariné, sauce cacahuète et acar de concombre)
mêmes ingrédients : cacahuètes, grains de coriandre, lait de cocoMoo satae (brochettes de porc au lait de coco, sauce cacahuète)
mêmes ingrédients : pâte de curry rouge, cacahuètes, lait de cocoCurry Vert au poulet
cuisine thaïlandaise · mêmes gestes : mijoter, émincerPhad thai (nouilles de riz sautées au poulet et aux cacahuètes)
cuisine thaïlandaise · même geste : concasserMu manao (porc poché à la thaïe, sauce au citron vert, à l'ail et au piment)
cuisine thaïlandaise · même geste : émincerPat kra phao (porc haché sauté au basilic sacré)
cuisine thaïlandaise · même geste : émincerKai pat med mamuang (poulet sauté aux noix de cajou)
cuisine thaïlandaise · même geste : émincerKung phat pong karee (crevettes sautées à la poudre de curry)
cuisine thaïlandaise · même geste : émincer