
Une graine entière ne pique pas : le piquant naît de la rencontre entre deux molécules séparées, que seule la mouture met en contact.
21 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine indienne, britannique, française, japonaise.
Toute l’année
rien à attendre
3 ans
2,1kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
508kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
moyen
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 266 mg |
| Magnésium | 370 mg |
| Phosphore | 828 mg |
| Potassium | 738 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,65 mg |
| Fer | 9,21 mg |
| Manganèse | 2,45 mg |
| Sélénium | 208,1 µg |
| Zinc | 6,08 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 2 µg |
| Bêta-carotène | 18 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
| Vitamine E | 5,07 mg |
| Vitamine K1 | 5,4 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 7,1 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,81 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,26 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 4,73 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,81 mg |
| Vitamine B6 | 0,40 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 162 µg |
| Vitamine B12 | 0,00 µg |
Les jaunes, les plus douces, sont celles de la moutarde américaine et des pickles. Les brunes, plus vives, dominent la cuisine indienne. Les noires, les plus fortes, sont devenues rares. Les graines doivent être rondes, brillantes et libres, sans poussière ni brisures. Elles se conservent très bien entières, ce qui rend la graine toujours préférable à la poudre du commerce, laquelle a déjà perdu l'essentiel de son piquant.
Bocal hermétique au sec, deux ans entières, la coque protégeant parfaitement les composés. Une fois moulues, elles s'oxydent en quelques semaines et le piquant s'effondre : moulez au moment. Loin de la plaque de cuisson et de la lumière. Elles n'ont rien à faire au réfrigérateur, où l'humidité déclenche prématurément la réaction qui fait le piquant et les fait s'agglomérer.
Quand il y en a trop et que la date approche, ces dossiers disent quoi cuisiner, et comment le faire durer plus longtemps.
Les faire éclater dans l'huile chaude
C'est le tempérage indien : trente secondes dans l'huile fumante jusqu'à ce qu'elles sautent, puis on verse tout sur le plat. La chaleur détruit le piquant et révèle un goût de noisette.
De l'eau froide pour un maximum de piquant
Moulues et mouillées à l'eau froide, elles développent leur piquant en dix minutes. À l'eau chaude ou au vinaigre immédiat, l'enzyme est bloquée et le résultat reste doux : c'est la différence entre une moutarde forte et une moutarde douce.
Elles émulsionnent
Une demi cuillère de graines moulues dans une vinaigrette stabilise l'émulsion aussi bien que la moutarde en pot, sans en apporter le vinaigre : utile quand on veut choisir soi même l'acide.
Marge d'erreur
tolérant
Tolérantes dans un pickle ou un mijoté, où elles diffusent lentement sans jamais dominer. Elles deviennent exigeantes au tempérage, où dix secondes de trop dans l'huile les brûlent et rendent tout le plat amer.
Jetées dans l'huile chaude jusqu'à ce qu'elles sautent et éclatent, les graines de moutarde changent complètement de goût : le piquant nasal disparaît et il reste une note grillée de noisette. C'est le tempering indien, et il tient à ce que la chaleur détruit la myrosinase avant qu'elle ait produit les isothiocyanates piquants.
La graine entière est inerte : son piquant n'existe pas tant qu'elle n'est pas broyée en présence d'eau, ce qui la rend très stable au stockage. Moulue, elle commence à perdre sa capacité à développer ce piquant, et la poudre vieille donne une moutarde plate.
La mastication ou le broyage libère un piquant intense et des notes soufrées, tandis que la torréfaction développe un arôme de noisette.
Il donne la brûlure nasale de la moutarde, volatile et donc fugace à la cuisson.
Cet antioxydant de la graine ralentit le rancissement de l'huile qu'elle contient.
L'enveloppe de la graine tient l'émulsion d'une vinaigrette bien mieux qu'un jaune seul.
Elle libère l'isothiocyanate dès que la graine broyée rencontre de l'eau froide.
L'eau chaude la détruit, d'où une moutarde faite à l'eau tiède beaucoup plus douce.
Ce glucosinolate inerte attend la coupe et l'eau pour devenir le piquant de la moutarde.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Achards de mangue verte
4 gChitranna (riz au citron du Karnataka, aux cacahuètes et aux feuilles de curry)
4 gChutney d'abricots et gingembre
3 gChutney d'ananas
3 gChutney de mangue
4 gChutney de poires, raisins secs et gingembre
4 gChutney de pommes et d'oignons
4 gChutney de tomates à l'indienne
4 gConcombres lactofermentés à l'aneth
10 gDosa (crêpe fermentée de riz et de lentilles urad)
5 gMassalé (mélange d'épices réunionnais)
3.4 gPanch phoron (mélange de cinq graines du Bengale)
10 gPickles express de légumes d'automne
10 gPorc vindaloo (curry de porc de Goa au vinaigre et au piment)
4 gPoudre à colombo (mélange d'épices antillais)
10 gPoudre de curry
10 gRadis rose marinés au vinaigre de riz et au gingembre (pickles express japonais)
2 gSambar de légumes d'automne (soupe indienne de lentilles au tamarin)
4 gUpma (semoule indienne aux légumes et à la moutarde)
5 gVada pav
6 gVadouvan (mélange d'épices et d'échalotes de Pondichéry)
10 gLa science derrière
Le matériel
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