Une cuisine d'épices travaillées : grillées à sec, frites dans le gras, ajoutées en fin de cuisson, jamais versées telles quelles.
La différence entre un curry réussi et un curry plat ne tient presque jamais aux épices utilisées, mais au moment et à la manière dont elles sont chauffées. Deux gestes structurent le répertoire. Le tadka, ou tempering : on fait éclater des graines entières (cumin, moutarde, fenugrec) dans du ghee brûlant pendant quelques secondes, ce qui libère leurs composés liposolubles, puis on verse le tout dans le plat. Et le bhuna : la pâte d'oignon, ail, gingembre et épices moulues qu'on fait revenir longtemps jusqu'à ce que l'huile se sépare en surface, signe que l'eau est partie et que la réaction de Maillard a fait son travail.
Les épices moulues se dégradent vite et brûlent en quelques secondes ; les épices entières se conservent des mois et supportent la chaleur. D'où l'ordre habituel : entières dans le gras chaud d'abord, moulues ensuite à feu réduit avec un peu de liquide, garam masala et herbes fraîches hors du feu à la fin.
Géographiquement, le nord cuisine au ghee, au yaourt, au blé et au tandoor ; le sud à l'huile de coco, au tamarin, au riz, aux feuilles de curry et au piment. Le mot « curry » recouvre les deux et n'existe dans aucune des deux langues.
Chana masala (pois chiches à la tomate et au garam masala)
Curry de pois chiches et épinards
Dahl de lentilles corail au lait de coco
Dosa (crêpe fermentée de riz et de lentilles urad)
Gobi matar (chou-fleur et petits pois au masala)
Kaddu ki sabzi (courge indienne aigre-douce aux épices)
Malai kofta (boulettes indiennes de paneer et de pomme de terre en sauce crémeuse à la tomate)
Masala omelette (omelette indienne aux oignons et à la coriandre)
Naan au fromage
Palak paneer
Paneer maison
Rajma (curry de haricots rouges)
Saag tofu (épinards au tofu à l'indienne)
Upma (semoule indienne aux légumes et à la moutarde)
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