
Vingt-quatre à trente-six heures de dessalage, l'eau changée quatre fois : ce délai n'est pas négociable et se prévoit à l'avance.
16 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, portugaise, créole, espagnole.
Toute l’année
rien à attendre
6 mois
7 jours une fois entamé
55%
du poids, cru
3,4kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
210kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 124 mg |
| Magnésium | 81 mg |
| Phosphore | 551 mg |
| Potassium | 1 300 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,10 mg |
| Fer | 2,09 mg |
| Iode | 230,0 µg |
| Manganèse | 0,05 mg |
| Zinc | 1,07 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 25 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 4,00 µg |
| Vitamine K1 | 0,4 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,13 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,20 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 5,26 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 1,01 mg |
| Vitamine B6 | 0,58 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 22 µg |
| Vitamine B12 | 5,43 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,00 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| EPA 20:5 n-3 | 0,03 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,24 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 0,00 g |
Un bon filet est épais, d'un blanc crème plutôt que jaune, avec une chair ferme et un sel sec en surface, non humide ni collant. Le jaunissement indique une oxydation du gras et donne un goût rance. Préférez les filets de dos, épais et charnus, aux queues fines qui se défont au dessalage. La morue vendue en boîte de bois ou en vrac chez un poissonnier est en général mieux séchée que celle sous vide. Il existe aussi de la morue déjà dessalée au rayon frais, pratique mais moins bonne.
Salée et sèche, elle se garde des mois au réfrigérateur ou dans un endroit frais et sec, enveloppée dans un papier : c'est un aliment conçu pour traverser les océans. Une fois dessalée, elle redevient un poisson frais et se consomme dans les vingt-quatre à quarante-huit heures, ou se congèle trois mois. Le dessalage lui même se fait au réfrigérateur et non à température ambiante. Une morue devenue jaune et odorante a rancie et ne se rattrape pas au dessalage.
Dessaler à l'eau froide, en changeant l'eau
Vingt-quatre heures pour un filet fin, trente-six pour un dos épais, au réfrigérateur, peau vers le haut, avec quatre changements d'eau. Une eau qu'on ne change pas se sature et le dessalage s'arrête. Goûtez un éclat de chair crue avant de cuire pour juger.
Pocher, jamais bouillir
Un frémissement à peine visible, huit à dix minutes, suffit. L'ébullition contracte les fibres et fait éclater les lamelles, et une morue dessalée est déjà fragile. Départ à l'eau froide ou au lait, et retrait dès que la chair se sépare.
Marge d'erreur
exigeant
Exigeante par son dessalage, qui se compte en jours et qu'aucun raccourci ne remplace : une morue mal dessalée ruine le plat, et une morue trop dessalée perd son goût. Une fois cette étape passée, la cuisson reste délicate car la chair se défait dès l'ébullition.
La cuisson à l'eau ou à l'huile assouplit sa chair et diffuse ses arômes marins et salés dans tout le plat.
Le salage retire l'eau de la chair et conserve le poisson sans aucun froid.
Elle donne l'odeur puissante de la morue sèche, atténuée par un dessalage de deux jours.
Il fond au pochage et donne l'onctuosité qui permet de monter une brandade à l'huile.
La maturation en sel le libère et donne une puissance qu'un cabillaud frais n'a pas.
Dénaturée par le sel, elle donne la chair ferme qui se défait en gros feuillets.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Accras de morue guadeloupéens
250 gAïoli garni
800 gBacalao a la vizcaína (morue à la basquaise, sauce au piment doux séché)
600 gBacalhau à Brás (morue effilochée aux pommes de terre et aux œufs)
400 gBaccalà mantecato (morue fouettée à l'huile d'olive)
600 gBokit guadeloupéen
250 gBolinhos de bacalhau (croquettes portugaises de morue)
400 gBouillon d'awara (le plat de Pâques guyanais)
300 gBrandade de morue
600 gChiquetaille de morue
400 gFéroce d'avocat martiniquais
200 gPataniscas de bacalhau (beignets portugais de morue)
300 gPorrusalda (soupe basque de poireaux, pommes de terre et morue)
300 gRougail morue réunionnais
500 gTi-nain morue (bananes vertes et morue)
400 gTrempage (pain trempé à la morue, à la mode martiniquaise)
500 gLa science derrière
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