
Le kombu est la source du glutamate qui a donné son nom à l'umami : c'est en l'étudiant qu'un chimiste japonais a isolé la cinquième saveur en 1908.
12 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine japonaise.
Toute l’année
rien à attendre
3 ans
10%
du poids, cru
0,4kg CO₂e / kg
Faible pour un ingrédient brut
100%
tout s'utilise ; le morceau infusé se réemploie ou se confit en tsukudani.
165kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité faible
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 811 mg |
| Magnésium | 1 030 mg |
| Phosphore | 654 mg |
| Potassium | 10 400 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,15 mg |
| Fer | 13,00 mg |
| Iode | 233 000,0 µg |
| Manganèse | 0,48 mg |
| Sélénium | 134,0 µg |
| Zinc | 1,21 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 133 µg |
| Bêta-carotène | 1 590 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 14,8 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,21 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,42 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 1,50 mg |
| Vitamine B6 | 0,08 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 124 µg |
Une bonne feuille est épaisse, souple sans être molle, vert très foncé à noir, et couverte d'un léger dépôt blanc poudreux : ce voile est du mannitol et des sels de glutamate cristallisés, donc un signe de qualité et surtout pas de moisissure. Ne le rincez pas, c'est là qu'est le goût. Le kombu de Hokkaido est le plus réputé, avec des appellations distinctes selon les baies. Les feuilles cassantes comme du verre ou décolorées ont mal vieilli. Achetez-le en grandes feuilles plutôt qu'en poudre, ce qui permet de doser et de le réutiliser.
Un à deux ans dans un sachet refermé ou un bocal, au sec et à l'abri de la lumière, sans réfrigération : l'humidité est son seul ennemi et le réfrigérateur en apporte. Un morceau ayant servi à un dashi se garde deux jours au frais et se réutilise une seconde fois, avec un rendement moindre, ou se taille en lanières confites dans la sauce soja et le mirin, ce qui est le tsukudani japonais et évite de le jeter.
Quand il y en a trop et que la date approche, ces dossiers disent quoi cuisiner, et comment le faire durer plus longtemps.
Ne jamais le faire bouillir
Le dashi se fait en chauffant lentement le kombu dans l'eau et en le retirant juste avant l'ébullition, autour de 60 à 80 °C. Au-delà, l'algue libère des alginates et des composés amers qui rendent le bouillon visqueux et âpre. C'est la règle qui distingue un dashi limpide d'un bouillon d'algue raté.
L'essuyer, jamais le laver
Le dépôt blanc en surface est du glutamate et des sucres cristallisés, exactement ce que l'on cherche à extraire. Un rinçage sous l'eau en emporte une bonne part. Passez un linge à peine humide sur la feuille pour retirer une éventuelle poussière et arrêtez-vous là.
Une feuille dans les légumes secs
Un morceau de kombu ajouté à la cuisson des haricots ou des lentilles apporte du glutamate qui renforce le goût sans saler, et ses enzymes aident à attendrir la peau. C'est une pratique japonaise ancienne, valable telle quelle dans un plat français, et elle rend un chili ou un cassoulet plus profond sans qu'on identifie l'algue.
Marge d'erreur
demande de l’attention
Facile en cuisson longue de légumes secs, où il fond dans le fond et ne peut rien gâcher. La marge se referme sur le dashi : dix degrés de trop ou deux minutes d'ébullition donnent un bouillon amer et gluant qu'on ne peut ni corriger ni diluer. Le chiffre porte sur cette extraction.
Infusé sous l'ébullition, il donne un bouillon rond et salin ; bouilli, il devient amer et visqueux.
Il rend l'eau de trempage légèrement visqueuse et donne au bouillon sa tenue en bouche.
Il est la raison d'être du kombu dans le dashi, et donne un bouillon savoureux sans aucune viande.
Il passe dans l'eau à basse température, alors qu'une ébullition franche tire surtout de l'amertume.
Il donne le fond marin qui devient médicinal si la feuille bout trop longtemps.
Il forme la poudre blanche sur la feuille sèche, qu'il ne faut pas laver puisqu'elle est douce et non du sel.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Agedashi dofu (tofu frit au bouillon de kombu et de shiitaké)
6 gHōtō (soupe japonaise de nouilles plates au potiron et au miso)
10 gKabocha no nimono (courge japonaise mijotée au dashi et au soja)
10 gKatsuo no tataki (thon saisi à la flamme, sauce ponzu au yuzu)
5 gKenchinjiru (soupe japonaise de légumes racines au tofu et au sésame)
8 gNikujaga (ragoût japonais de bœuf, de pommes de terre et d'oignons au soja)
6 gSatsumaimo gohan (riz japonais à la patate douce et au sésame)
5 gSauce ponzu (sauce japonaise au yuzu, à la sauce soja et au dashi)
5 gSoupe miso aux champignons et tofu
10 gSoupe miso aux légumes et tofu
5 gTonjiru (soupe japonaise de porc, de légumes racines et de miso)
10 gTsukemono express (concombre mariné japonais au vinaigre de riz)
3 gLa science derrière
Quand ça rate
Les cuisines