
Le cabillaud se défait en gros feuillets nacrés parce que ses fibres sont séparées par des cloisons de collagène qui fondent dès 45 °C.
8 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, britannique, suédoise, thaïlandaise.
Toute l’année
rien à attendre
2 jours
82%
du poids, cru
6,7kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
45%
poisson entier vidé et levé en filets ; la tête et l'arête font un excellent fumet.
79kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité moyenne
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 4 mg |
| Magnésium | 26 mg |
| Phosphore | 163 mg |
| Potassium | 357 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Fer | 0,49 mg |
| Iode | 101,0 µg |
| Sélénium | 136,0 µg |
| Zinc | 0,39 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 1 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine K1 | 0,1 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 1,0 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,05 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 2,18 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,14 mg |
| Vitamine B6 | 0,16 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 21 µg |
| Vitamine B12 | 1,32 µg |
Sur l'étal, le dos de cabillaud doit être d'un blanc translucide légèrement rosé, ferme, sans eau qui perle autour et sans zones opaques ou jaunies. Une chair qui bâille, dont les feuillets se séparent déjà, a plusieurs jours. Entier, le poisson se juge à l'œil bombé et brillant, aux branchies rouge vif et à l'odeur d'algue et non d'ammoniaque. Attention au vocabulaire : le cabillaud est le poisson frais, la morue est ce même poisson salé et séché, et le skrei désigne le cabillaud de Norvège pêché en migration de janvier à avril, plus ferme et plus gras. Vérifiez la provenance et l'état des stocks, très variables selon les zones de pêche.
Un à deux jours au plus froid du réfrigérateur, posé sur un lit de glace ou dans un plat couvert, et non dans son emballage sous vide qui macère. C'est un poisson maigre, donc il ne rancit pas, mais sa chair se défait vite. Congelé, il tient trois à six mois et se décongèle impérativement au réfrigérateur, lentement, sinon les cristaux déchirent les fibres et le poisson rend toute son eau à la cuisson. Salé une demi-heure avant cuisson, il se raffermit et se tient nettement mieux.
Quand il y en a trop et que la date approche, ces dossiers disent quoi cuisiner, et comment le faire durer plus longtemps.
Le saler à sec trente minutes avant
Une pincée de gros sel sur le dos, une demi-heure au réfrigérateur, puis on essuie : le sel dénature légèrement les protéines de surface et fait sortir un peu d'eau, ce qui raffermit la chair et l'empêche de se déliter à la poêle. C'est la parade la plus efficace au cabillaud qui s'effrite dans l'assiette.
Le sortir à 50 °C à cœur
Les feuillets se séparent quand le collagène qui les relie fond, ce qui arrive vers 45 à 50 °C. Un cabillaud cuit à 65 °C est sec et cotonneux parce que ses protéines se sont contractées et ont expulsé leur eau. Visez 50 °C au thermomètre, ou l'instant où la chair se sépare tout juste sous la pointe d'un couteau.
Le pocher plutôt que le bouillir
Un court-bouillon frémissant à 70 °C, jamais bouillant, cuit le dos en huit à dix minutes sans agiter la chair. L'ébullition brutalise les feuillets et les disperse dans la casserole. Le même principe vaut pour un cabillaud à l'huile d'olive tiède, cuit à 55 °C pendant vingt minutes, qui donne une texture impossible à obtenir autrement.
Marge d'erreur
exigeant
Peu tolérant à la cuisson : la fenêtre entre nacré et cotonneux tient à deux ou trois minutes, et un cabillaud trop cuit ne revient pas. Sa chair maigre n'a aucune réserve de gras pour masquer l'erreur, contrairement au saumon. En brandade ou en soupe, où il est effiloché, il pardonne tout.
Les feuillets se séparent mais gardent un aspect translucide : le point recherché en cuisine contemporaine.
Blanc opaque, encore moelleux, la chair se détache en lamelles nettes.
Seuil de référence pour les poissons servis cuits. Le nacré à 50 °C est un compromis assumé, comme la viande saignante.
L'albumine coagule et sort en perles blanches à la surface : la chair a expulsé son eau.
Le collagène du poisson fond dès 45 °C, contre 70 pour celui d'un bœuf : c'est pourquoi un poisson est cuit en quelques minutes et pourquoi il se défait si vite. La cuisson du poisson n'est pas une question de tendreté à conquérir mais d'eau à ne pas perdre.
Un cabillaud destiné à être mangé cru ou juste marqué doit avoir été congelé à cœur au préalable, à -20 °C au moins une journée entière : c'est le seul traitement domestique qui neutralise l'anisakis, et la cuisson à 63 °C fait le même travail autrement.
Sa saveur douce supporte mal la surcuisson, qui fait apparaître des notes soufrées absentes du poisson juste cuit.
Il sépare la chair en gros feuillets.
Il fond à basse température, d'où un poisson qui se défait à la fourchette dès qu'il est cuit.
Il donne la savoureur douce de la chair blanche, discrète et facile à couvrir.
Elle coagule tôt et rend la chair opaque, signal visuel qui indique la fin de la cuisson.
Il est inodore sur le poisson vivant et se transforme en odeur de marée dès les premiers jours.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Bâtonnets de poisson panés
500 gCabillaud au lait de coco et citron vert
600 gCabillaud en papillote au citron
600 gCabillaud poêlé au beurre citronné
600 gCabillaud rôti, beurre blanc à la bergamote
640 gFish and chips (poisson pané en beignet et frites à l'anglaise)
600 gFiskbullar i dillsås (boulettes de poisson suédoises à la sauce à l'aneth)
600 gRissoles de Saint-Pierre-et-Miquelon
500 gLa science derrière
Le matériel
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