Les mélanges d'épices

33 mélanges, de la Provence à Bali, avec pour chacun sa formule en proportions, la méthode pour le faire et ce qu'il devient dans un plat. Les proportions sont un point de départ : chaque maison a son ras el-hanout, et chaque page dit ce qui bouge de l'une à l'autre.

Pourquoi le faire soi-même

Une épice entière garde ses composés volatils tant que la graine est fermée. Moulue, elle les perd en quelques mois, et un mélange acheté a déjà attendu sur une étagère. Faire le sien, c'est moudre au moment, doser le piment selon ce qu'on supporte, et retirer ce qui ne plaît pas : la cannelle d'un ras el-hanout, le fenugrec d'un colombo.

Deux gestes reviennent partout et méritent d'être lus une fois : la torréfaction, qui réveille les huiles essentielles avant la mouture, et le pilage au mortier, qui écrase les fibres au lieu de les couper et qui est la raison pour laquelle une pâte de curry pilée ne ressemble pas à une pâte de curry mixée.

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