Aussi écrit cari français, vadavan.
Un curry qui commence comme une compote d'oignons. Né à Pondichéry, adopté par la cuisine française, et le seul mélange de cette page dont la moitié du poids est un légume.
Le vadouvan descend du vadavan tamoul, une préparation de curry leaves, d'échalote et de légumineuses séchée au soleil pour l'année. La version qui circule en France est passée par les cuisines de Pondichéry puis par celles de la gastronomie : elle a gardé le principe, sécher un aromate cuit, et perdu une partie des légumineuses.
Ce principe est ce qui le distingue de tous les autres mélanges d'ici. Un curry en poudre est une somme de graines sèches ; le vadouvan est une base cuite, déshydratée ensuite. L'échalote et l'ail y passent une heure à l'huile douce, où leurs sucres brunissent sans caraméliser franchement, puis quatre à six heures au four très bas. Ce qui reste n'est plus de l'oignon : c'est une matière brune, sucrée, presque une chapelure, qui apporte du corps à un plat et pas seulement du parfum.
Il se dose donc comme un condiment et non comme une épice : une cuillerée à soupe pour quatre, jetée dans le gras chaud en début de cuisson. Et comme il contient un légume et de l'huile, il ne se garde pas comme une poudre sèche : deux mois au sec, ou trois mois au congélateur.
Des proportions, pas un standard : c'est un point de départ qui donne environ 242 g, soit 81 cuillères à café. Ce qui bouge d'une maison à l'autre est dit plus haut.
| Composant | Proportion | Note |
|---|---|---|
| Échalote | 13 units | émincées finement |
| Oignon | 2 units | émincés finement |
| Ail | 10 gousses | haché |
| Huile végétale | 9 cL | |
| Graines de moutarde | 10 g | |
| Cumin | 6,3 g | |
| Curcuma | 2 units | |
| Graines de fenugrec | 3,7 g | |
| Feuilles de curry | 20 feuilles | fraîches si possible |
| Sel | 6 g |
Les quantités, les durées et le matériel sont sur la recette du vadouvan, qui est ce que cette page résume.
Deux mois au sec, trois mois au congélateur. Il contient de l'huile : un bocal oublié au chaud rancit.
Réaction de Maillard : Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.
Séchage et croustillant : Le croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.
Solubilité des arômes : Certains arômes se dissolvent dans le gras, d'autres dans l'eau ou l'alcool : d'où l'intérêt de faire revenir les épices ou de flamber.
Émincer : Couper en tranches fines et régulières (oignons, champignons).
Confire : Cuire lentement un aliment immergé dans une matière grasse maintenue à basse température (60 à 95 °C), sans jamais le colorer : la chaleur pénètre régulièrement et la chair devient fondante.
Torréfier : Griller à sec fruits secs ou épices pour intensifier leurs arômes.
Assaisonner et goûter : Saler par touches, goûter, rectifier : l'assaisonnement se construit tout au long de la cuisson.
Pourquoi ça brûle et ça attache au fond ? : Le fond noircit, la préparation colle au récipient et prend un goût de brûlé : la chaleur arrive plus vite que ce que l'aliment peut en absorber.
Comment rattraper un plat trop salé ? : Le sel est le seul assaisonnement qu'on ne peut pas retirer : on ne le corrige qu'en diluant, en masquant ou en ajoutant du volume.
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