Pourquoi une pâte lève, pourquoi une viande brunit, pourquoi une mayonnaise tient. 38 mécanismes expliqués sans jargon, chacun avec les recettes du site où il opère.
Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.
451 recettesChauffé en milieu humide, l'amidon gonfle et épaissit : béchamel, crème pâtissière, risotto.
371 recettesCertains arômes se dissolvent dans le gras, d'autres dans l'eau ou l'alcool : d'où l'intérêt de faire revenir les épices ou de flamber.
327 recettesL'acide raffermit les protéines, ralentit l'oxydation, équilibre le goût et active le bicarbonate.
255 recettesLa chaleur, l'acide ou le fouettage déplient les protéines et changent la texture (viande qui raffermit, poisson qui « cuit » au citron).
231 recettesLes protéines de l'œuf figent entre 62 et 85 °C : c'est ce qui lie crèmes, flans et appareils à quiche, et ce qui granule si on surchauffe.
185 recettesLe sel assaisonne, extrait l'eau, renforce le gluten, ralentit la fermentation et rehausse les arômes.
152 recettesDécomposition des sucres à haute température (> 160 °C) qui produit couleur ambrée et arômes complexes.
127 recettesLe pétrissage crée un réseau élastique qui retient les gaz de fermentation ; à l'inverse, trop travailler une pâte à tarte la rend dure.
125 recettesLes sucs caramélisés au fond du récipient se dissolvent dans un liquide : c'est la base des sauces.
103 recettesAu-delà du goût : conservation, coloration, moelleux, abaissement du point de congélation des glaces.
79 recettesLevure chimique ou bicarbonate + acide libèrent du CO2 à la cuisson : gâteaux aérés sans fermentation.
72 recettesEn refroidissant, l'amidon recristallise : pain qui rassit, riz qui durcit au réfrigérateur.
57 recettesTempérature à laquelle une matière grasse se dégrade et fume : chaque huile a sa cuisson.
53 recettesLa chlorophylle des légumes verts vire au vert olive dès que la cuisson se prolonge ou que le milieu s'acidifie : le magnésium quitte la molécule. D'où la règle des cuissons courtes, à découvert et en grand volume d'eau bouillante, pour garder un vert franc.
51 recettesGélatine, pectine ou agar-agar piègent l'eau dans un réseau : confitures, panna cotta, gelées.
22 recettesLe sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.
269 recettesLe croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.
244 recettesLe gras enrobe, attendrit, isole le gluten (pâtes sablées) et transporte les arômes.
204 recettesL'évaporation de l'eau concentre les saveurs et épaissit sauces, jus et confitures.
198 recettesDispersion stable de gras dans l'eau (ou l'inverse) grâce à un émulsifiant et à l'agitation : mayonnaise, vinaigrette, ganache.
177 recettesLes molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.
166 recettesConduction, convection et rayonnement ne chauffent pas pareil : poêle, four, friture et vapeur donnent des résultats différents.
149 recettesUn biscuit sec aspire le liquide par capillarité : babas, tiramisu, gâteaux imbibés.
130 recettesIncorporer de l'air en fouettant : blancs en neige, chantilly, sabayon ; le volume, c'est de l'air emprisonné.
65 recettesL'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).
60 recettesPlonger dans l'eau glacée stoppe net la cuisson et fixe la couleur des légumes verts.
38 recettesContrôler la formation (ou l'absence) de cristaux : caramel lisse, confiture qui prend, glaçage brillant.
37 recettesAprès cuisson, les fibres se détendent et les jus se redistribuent : une viande reposée reste juteuse à la découpe.
37 recettesProtéines et sucres stabilisent les bulles d'air ; une trace de gras (jaune d'œuf) empêche les blancs de monter.
34 recettesUn liquide plus sucré ou plus alcoolisé n'a pas la même densité : c'est ce qui permet les cocktails en couches et ce qui fait remonter la crème.
9 recettesLe CO2 dissous s'échappe d'autant plus vite que le liquide est chaud ou agité : on verse les boissons pétillantes en dernier, le long de la paroi.
9 recettesPlus la congélation est rapide et brassée, plus les cristaux sont petits : glaces et sorbets onctueux.
7 recettesUne courbe de température précise aligne les cristaux du beurre de cacao : chocolat brillant, cassant, qui ne blanchit pas.
5 recettesDes enzymes brunissent avocat, pomme ou artichaut coupés ; le jus de citron et le froid les freinent.
60 recettesLes levures transforment les sucres en CO2 et en alcool : la pâte lève et développe ses arômes.
49 recettesLes températures à cœur qui détruisent les pathogènes : volaille 74 °C, viande hachée 70 °C, œufs peu cuits = fraîcheur exigée.
43 recettesDes bactéries transforment les sucres en acide lactique : yaourt, légumes lactofermentés, levain.
29 recettesChaque mécanisme opère sur des molécules précises : le catalogue des molécules les décrit une à une, avec les ingrédients qui les portent, et le tableau récapitulatifles croise en une page. Le geste qui déclenche chacun d'eux est décrit dans les techniques, et ce qui se passe quand il rate dans les dossiers.