Ça n'a pas marché

Ma sauce a tranché, mon caramel a cristallisé, mon gâteau est retombé. 34 ratages classiques : ce qui s'est passé, comment rattraper, et le geste qui l'évite la prochaine fois.

Problèmes de cuisson

10
Ça brûle ou ça attache

Le fond noircit, la préparation colle au récipient et prend un goût de brûlé : la chaleur arrive plus vite que ce que l'aliment peut en absorber.

72 cas documentés
C'est cuit dehors, cru dedans

L'extérieur colore ou sèche pendant que le cœur reste cru : la chaleur arrive plus vite qu'elle ne se propage vers l'intérieur.

32 cas documentés
Les légumes sont en bouillie

Les légumes s'écrasent, se défont, perdent toute tenue : les pectines qui cimentaient leurs cellules se sont dissoutes.

29 cas documentés
Le chocolat a raté

Chocolat fondu qui devient pâteux, ganache qui se sépare, glaçage terne et mou : l'eau ou la température ont désorganisé le beurre de cacao.

21 cas documentés
Les œufs sont ratés

Omelette sèche, brouillade grumeleuse, œuf poché en filaments, jaune gris-vert : l'œuf coagule dans une fenêtre de quelques degrés seulement.

21 cas documentés
Les pâtes ou le riz collent

Les pâtes forment un bloc, le riz devient pâteux : l'amidon libéré à la cuisson n'a pas été dilué ni évacué.

20 cas documentés
Le caramel a raté

Le sucre masse en blocs blancs, ou passe du blond au noir en quelques secondes : la fenêtre de température est étroite et la cristallisation est contagieuse.

19 cas documentés
Le fromage file mal ou rejette son gras

Le fromage fondu se sépare en une masse élastique et une flaque d'huile : ses protéines ont coagulé au lieu de rester dispersées.

19 cas documentés
La viande est sèche et dure

La viande, le poisson ou les fruits de mer sortent secs, fermes, caoutchouteux : les protéines se sont contractées et ont chassé leur eau.

14 cas documentés
Les légumes secs restent durs

Après une heure de cuisson, les légumineuses sont encore fermes : l'eau est trop dure, trop salée, trop acide — ou la graine est simplement trop vieille.

10 cas documentés

Ça ne tient pas

8
Ça ne monte pas

Le gâteau sort dense, plat et lourd : le gaz qui devait le faire lever n'a pas été produit, ou il s'est échappé avant que la pâte ne fige.

94 cas documentés
Ça retombe

Le gâteau monte magnifiquement au four puis s'affaisse au centre à la sortie : la structure n'était pas encore prise quand le gaz s'est refroidi.

44 cas documentés
Ça ne se démoule pas

Le gâteau reste dans le moule, la pâte se déchire ou se rétracte : le chemisage, la température de démoulage ou le repos de la pâte sont en cause.

34 cas documentés
Ça s'effrite et ne tient pas

Terrine qui s'écroule, gâteau qui s'émiette, galettes végétales qui se disloquent : il manque un liant, ou le repos qui lui permet d'agir.

27 cas documentés
Ça déborde, ça s'étale ou ça fuit

Les cookies s'étalent en plaque, la garniture fuit, la casserole déborde : la matière grasse fond avant que la structure ne prenne, ou la mousse monte plus vite que le récipient.

22 cas documentés
La pâte à pain ne lève pas

La pâte reste inerte, ou lève à peine, et la mie sort dense et serrée : la levure n'a pas travaillé, ou le réseau de gluten n'a pas retenu son gaz.

10 cas documentés
Ça se fissure

Une crevasse au milieu du cake, un cheesecake craquelé, une peau qui éclate : la surface a figé avant que l'intérieur n'ait fini de gonfler.

6 cas documentés
Les blancs ne montent pas

Les blancs restent liquides, grainent, ou retombent une fois incorporés : une trace de gras, un jaune, ou un fouettage poussé trop loin.

6 cas documentés

Un ratage a presque toujours une explication physique. Elle est de l'autre côté : la chimie de la cuisine dit pourquoi, les techniques disent comment faire autrement.