Ma sauce a tranché, mon caramel a cristallisé, mon gâteau est retombé. 34 ratages classiques : ce qui s'est passé, comment rattraper, et le geste qui l'évite la prochaine fois.
Le fond noircit, la préparation colle au récipient et prend un goût de brûlé : la chaleur arrive plus vite que ce que l'aliment peut en absorber.
166 cas documentésLes légumes s'écrasent, se défont, perdent toute tenue : les pectines qui cimentaient leurs cellules se sont dissoutes.
130 cas documentésL'extérieur colore ou sèche pendant que le cœur reste cru : la chaleur arrive plus vite qu'elle ne se propage vers l'intérieur.
94 cas documentésLa viande, le poisson ou les fruits de mer sortent secs, fermes, caoutchouteux : les protéines se sont contractées et ont chassé leur eau.
73 cas documentésLe fromage fondu se sépare en une masse élastique et une flaque d'huile : ses protéines ont coagulé au lieu de rester dispersées.
54 cas documentésOmelette sèche, brouillade grumeleuse, œuf poché en filaments, jaune gris-vert : l'œuf coagule dans une fenêtre de quelques degrés seulement.
51 cas documentésLes pâtes forment un bloc, le riz devient pâteux : l'amidon libéré à la cuisson n'a pas été dilué ni évacué.
46 cas documentésAprès une heure de cuisson, les légumineuses sont encore fermes : l'eau est trop dure, trop salée, trop acide, ou la graine est simplement trop vieille.
43 cas documentésChocolat fondu qui devient pâteux, ganache qui se sépare, glaçage terne et mou : l'eau ou la température ont désorganisé le beurre de cacao.
33 cas documentésLe sucre masse en blocs blancs, ou passe du blond au noir en quelques secondes : la fenêtre de température est étroite et la cristallisation est contagieuse.
31 cas documentésDes grains, des grumeaux ou une sensation de sable sous la dent : l'amidon s'est aggloméré, le sucre a cristallisé, ou les protéines ont coagulé en paquets.
277 cas documentésLa pâte du dessous reste molle et humide alors que le dessus est cuit : l'eau de la garniture est passée dans la pâte avant que la chaleur ne l'ait fixée.
128 cas documentésLe croustillant tient dix minutes puis disparaît : l'humidité de l'intérieur, ou de l'air, a rejoint la croûte.
124 cas documentésCake, biscuit ou plat sortis secs, durs, sans moelleux : l'eau est partie à la cuisson, ou l'équilibre entre les ingrédients ne la retenait pas.
106 cas documentésUne flaque au fond du plat, une salade qui baigne, un gratin noyé : les cellules végétales ont libéré leur eau, ou le sel l'a fait sortir.
103 cas documentésPurée qui fait de la colle, crêpes caoutchouteuses, pâte qui résiste : l'amidon a été libéré par excès de travail, ou le gluten s'est développé.
91 cas documentésL'aliment sort imbibé d'huile au lieu d'être croustillant : le bain n'était pas assez chaud, ou il a été surchargé.
77 cas documentésLe gâteau sort dense, plat et lourd : le gaz qui devait le faire lever n'a pas été produit, ou il s'est échappé avant que la pâte ne fige.
182 cas documentésLe gâteau reste dans le moule, la pâte se déchire ou se rétracte : le chemisage, la température de démoulage ou le repos de la pâte sont en cause.
95 cas documentésLes cookies s'étalent en plaque, la garniture fuit, la casserole déborde : la matière grasse fond avant que la structure ne prenne, ou la mousse monte plus vite que le récipient.
83 cas documentésLe gâteau monte magnifiquement au four puis s'affaisse au centre à la sortie : la structure n'était pas encore prise quand le gaz s'est refroidi.
73 cas documentésTerrine qui s'écroule, gâteau qui s'émiette, galettes végétales qui se disloquent : il manque un liant, ou le repos qui lui permet d'agir.
73 cas documentésLa pâte reste inerte, ou lève à peine, et la mie sort dense et serrée : la levure n'a pas travaillé, ou le réseau de gluten n'a pas retenu son gaz.
22 cas documentésUne crevasse au milieu du cake, un cheesecake craquelé, une peau qui éclate : la surface a figé avant que l'intérieur n'ait fini de gonfler.
18 cas documentésLes blancs restent liquides, grainent, ou retombent une fois incorporés : une trace de gras, un jaune, ou un fouettage poussé trop loin.
10 cas documentésLa sauce ne nappe pas, elle glisse sur les aliments et fait une flaque dans l'assiette : il manque un épaississant, ou il n'a pas été activé.
152 cas documentésLe gras se sépare du liquide, la sauce devient huileuse ou caillée : l'émulsion s'est rompue, presque toujours par excès de chaleur ou d'acidité.
123 cas documentésLa soupe fait bloc, la sauce colle au lieu de napper : l'amidon a continué de gonfler, puis s'est rétrogradé en refroidissant.
20 cas documentésUne amertume qui n'était pas prévue vient presque toujours d'une cuisson poussée trop loin, d'un ail brûlé ou d'un légume qui contient naturellement des composés amers.
189 cas documentésRien n'est raté, mais rien ne ressort : il manque du sel, de l'acide, ou une cuisson qui aurait créé du goût plutôt que de le conserver.
143 cas documentésPomme, avocat, artichaut qui brunissent, légumes verts qui virent au kaki, herbes qui noircissent : deux réactions différentes, deux remèdes différents.
93 cas documentésTrop d'eau, pas assez de froid, l'alcool qui domine ou le sucre qui reste au fond : la dilution et la température sont des ingrédients à part entière.
66 cas documentésLe sel est le seul assaisonnement qu'on ne peut pas retirer : on ne le corrige qu'en diluant, en masquant ou en ajoutant du volume.
56 cas documentésSauce tomate agressive, vinaigrette qui pique, plat au vin qui reste vert : l'acidité se corrige par le sucre, le gras ou une cuisson plus longue.
27 cas documentésUn ratage a presque toujours une explication physique. Elle est de l'autre côté : la chimie de la cuisine dit pourquoi, les techniques disent comment faire autrement.