
Confiture de pommes et poires

Une confiture douce et fruitée de pommes et de poires, relevée d'un peu de cannelle et de sucre roux. Elle se tartine sur du pain d'épices ou se sert avec du fromage de brebis.
Pommes et poires mûrissent en même temps à l'automne, et ce sont les fruits d'un verger que l'on transforme pour l'hiver. Ensemble, elles se complètent : la pomme est acide et riche en pectine, la poire est douce et parfumée mais granuleuse. La pomme, avec sa pectine, apporte la structure de la prise. Le jus de citron fixe le pH autour de 3 et empêche l'oxydation, le sucre roux atteint 60 à 65 % du produit fini, et la cuisson jusqu'à 105 °C fait gélifier le tout. Plus la cuisson est longue, plus la confiture est ambrée : le sucre roux et les fruits caramélisent légèrement. Choisissez des pommes qui tiennent à la cuisson (reinette, boskoop) et des poires fermes (conférence, comice). Elles sont à garder avec leur peau lavée si elles ne sont pas traitées : la peau est riche en pectine.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 5 personnes · 1 842 g préparés, 368 g par personne
⚠️ Allergènes :
aucun identifiéCochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 12 sur 12.
Étape 3 — Les dés macèrent 2 heures, on peut les laisser jusqu'au lendemain au frais.
Étape 9 — La confiture se garde bien et prend de la rondeur après quelques jours.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Lavez 4 pots et leurs couvercles à l'eau chaude savonneuse, rincez-les, puis posez-les sur une plaque. Préchauffez le four à 120 °C et mettez-y les pots à stériliser pendant que la confiture cuit.
Épluchez les pommes et les poires, retirez le cœur et les pépins, puis coupez la chair en petits dés de 1 cm. Arrosez aussitôt de jus de citron pour qu'elle ne brunisse pas.
Mélangez les fruits avec le sucre roux et la cannelle dans une bassine. Laissez macérer 2 heures : le sucre fait sortir le jus.
Portez à ébullition à feu moyen et laissez frémir 15 minutes en remuant, jusqu'à ce que les morceaux soient tendres et translucides.
C’est prêt quand : Les dés sont tendres et translucides, sans être défaits.
Montez à feu vif et poursuivez 10 minutes, jusqu'à 105 °C. La mousse retombe et la confiture nappe la cuillère. Vérifiez la prise : déposez une goutte sur une assiette passée au congélateur, elle doit figer et plisser quand on la pousse du doigt. Sinon, poursuivez par tranches de 2 minutes.
C’est prêt quand : La confiture nappe la cuillère et la goutte sur l'assiette froide plisse sous le doigt.
Contrôlez la concentration en sucre et l'acidité avant la mise en pots. Hors du feu, prélevez une demi-cuillerée de sirop, sans morceaux de fruit, et laissez-la refroidir une minute sur une soucoupe froide : une goutte chaude s'évapore sur le prisme et fausse la lecture vers le haut. Déposez la goutte sur le réfractomètre : visez 60 à 65 °Brix, 60 % de matière sèche soluble étant le minimum réglementaire d'une confiture. En dessous, remettez à bouillir 3 à 5 minutes et mesurez de nouveau. Au-delà de 68, la confiture risque de cristalliser en pot : détendez-la d'une cuillerée d'eau bouillante. Touchez ensuite la goutte refroidie avec une bandelette de pH à plage étroite : elle doit lire entre 3,0 et 3,5. Au-dessus de 3,5, la pectine prend mal et la conservation est moins sûre : ajoutez une cuillerée de jus de citron, faites bouillir 2 minutes et mesurez de nouveau. La poire est peu acide : c'est ici que la bandelette compte le plus, et le citron de la recette n'est pas facultatif. Avec si peu de sucre, atteindre 60 °Brix demande une longue réduction : si vous vous arrêtez avant, c'est une confiture allégée, qui se garde moins bien. Stérilisez alors les pots fermés 15 minutes au bain-marie bouillant, et consommez un pot ouvert en deux semaines, au frais. Sans réfractomètre, le thermomètre et le test de l'assiette restent de bons repères. Remettez à frémir une minute avant de remplir les pots, pour que la confiture y entre bien chaude.
C’est prêt quand : Le réfractomètre lit 60 à 65 °Brix et la bandelette de pH entre 3,0 et 3,5.
Laissez la confiture reposer 5 minutes hors du feu pour que les morceaux se répartissent.
Retirez les pots du four en vous aidant d'un torchon. Écumez la confiture, mélangez-la une dernière fois et versez-la bouillante à ras bord. Fermez aussitôt les couvercles et retournez les pots.
Laissez les pots retournés refroidir complètement, à température ambiante. Le vide se fait en refroidissant, et la confiture finit de prendre.
C’est prêt quand : Les couvercles sont creusés, le vide est fait.
0 / 9 étapes terminées
Pourquoi : Les dés sont restés à l'air sans jus de citron avant la macération. (Oxydation enzymatique)
Rattrapage : Pas de rattrapage ; la couleur est plus sombre mais le goût est intact. Citronnez plus vite au prochain essai.
Pourquoi : Cuisson dépassant 106 °C avec une pomme très riche en pectine. (Gélification)
Rattrapage : Remettez-la sur le feu avec un petit verre d'eau pour la détendre, puis remettez en pots stérilisés.
Pourquoi : Frémissement trop court avant le sucre : le sucre fige les tissus des fruits encore fermes. (Osmose)
Rattrapage : Remettez à frémir 10 minutes pour ramollir les morceaux.
Pourquoi : Le pot a été ensemencé : confiture trop peu concentrée, remplissage trop froid, couvercle qui n'a pas fait le vide ou cuillère sale. (Températures de sécurité)
Rattrapage : Jetez le pot entier, sans gratter la surface : les moisissures diffusent dans toute la confiture des toxines comme la patuline, invisibles et que la cuisson ne détruit pas.
Pourquoi : Des levures fermentent le sucre : la concentration était trop basse ou le pot n'a pas fait le vide. (Rôle du sucre)
Rattrapage : Jetez le pot sans le goûter. À la prochaine fournée, montez à 60 °Brix au moins et remplissez les pots bien chauds.
Pourquoi : La confiture est trop concentrée, au-delà de 68 °Brix, ou trop peu acide : l'acide inverse une partie du saccharose pendant la cuisson, et ce sucre inverti empêche les cristaux. (Cristallisation du sucre)
Rattrapage : Réchauffez doucement le pot entamé avec une cuillerée d'eau et quelques gouttes de jus de citron. La fois suivante, arrêtez la cuisson à 65 °Brix.
Pourquoi : Le fruit est peu acide ou très mûr, ou le citron a été oublié. (Acidité et pH)
Rattrapage : Ajoutez du jus de citron par cuillerée, faites bouillir 2 minutes après chaque ajout et mesurez de nouveau sur une goutte refroidie.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : pots en verre stérilisés, fermés à chaud et retournés
Fermés et retournés, à l'abri de la lumière, les pots tiennent 12 mois. Ouvert, un pot se garde 3 à 4 semaines au frais.
Ajoutez une gousse de vanille ou une pincée de gingembre moulu avec la cannelle.

Deux heures de macération au sucre roux (étape 3) : les dés rendent leur jus et le sucre commence à les imprégner.
Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

Pommes et poires épluchées brunissent en quelques minutes à l'air : le jus de citron arrosé à l'étape 2 bloque les enzymes.
Des enzymes brunissent avocat, pomme ou artichaut coupés ; le jus de citron et le froid les freinent.

La pomme est riche en pectine, la poire un peu moins : leur mélange prend bien sans pectine ajoutée.
Gélatine, pectine ou agar-agar piègent l'eau dans un réseau : confitures, panna cotta, gelées.

Le sucre roux apporte un goût de caramel et la même force de prise que le sucre blanc, mais colore la confiture.
Au-delà du goût : conservation, coloration, moelleux, abaissement du point de congélation des glaces.

Quinze minutes de frémissement pour attendrir, puis dix minutes à feu vif : l'ordre protège la forme des dés avant la prise à 105 °C.
L'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).

La pectine ne forme son réseau qu'entre pH 2,8 et 3,5, et un milieu aussi acide bloque aussi les bactéries pathogènes : une bandelette sur une goutte refroidie le vérifie avant la mise en pots.
L'acide raffermit les protéines, ralentit l'oxydation, équilibre le goût et active le bicarbonate.

Des dés de 1 cm cuisent à la même vitesse et restent visibles dans la confiture.

Le frémissement doux de l'étape 4 attendrit les fruits avant de monter à feu vif pour la prise.

L'écume retirée à la fin de la cuisson donne une confiture brillante.
peut mal tourner en :
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