Ce que la levure fabrique à côté de l'éthanol : les alcools lourds qui donnent la morsure d'une eau-de-vie jeune et le fond de grain d'une vodka.
Une eau-de-vie n'est pas de l'alcool pur, et c'est heureux : le peu qui n'est pas de l'éthanol est tout ce qui la distingue. Cette famille en est la part la plus lourde, des alcools à trois carbones et plus que la levure produit en fermentant les acides aminés du moût. Ils bouillent au-dessus de l'éthanol, ce qui explique le geste central de la distillation : le distillateur écarte les têtes et coupe les queues, où ils se concentrent, et garde le cœur. Trop peu, l'alcool est plat ; trop, il agresse, et c'est la morsure d'un calva ou d'un cognac jeune, cette chaleur qui monte au nez avant tout arôme. Le temps de fût les transforme lentement en esters, ce qui est ce qu'on paie dans un vieux millésime : les mêmes molécules, devenues fruit. En cuisine, la conséquence pratique est qu'une eau-de-vie jeune se flambe et une vieille se verse à froid, car la flamme brûle l'éthanol et laisse justement les lourds. Dans une vodka, dont le but est la neutralité, leur trace résiduelle donne le fond de seigle ou de blé que les amateurs cherchent.
Volatile : elle s’évapore pendant la cuisson : à ajouter en fin de course si l’on veut la retrouver dans l’assiette.
Point d’ébullition 130 °C, contre 100 °C pour l’eau.Les recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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