
Ratafia de coing

La liqueur de coing des greniers d'autrefois : des coings râpés avec leur peau, qui rendent leur jus sous le sucre, puis macèrent deux mois dans l'alcool avec un bâton de cannelle et deux clous de girofle avant d'être filtrés.
On appelle ratafia, dans une bonne partie de la France, une liqueur de ménage faite de fruits, de sucre et d'eau-de-vie, sans distillation : on laisse simplement le temps et l'alcool extraire le parfum. Le coing est l'un des fruits qui s'y prêtent le mieux. Son parfum est puissant, il se loge en grande partie juste sous la peau duveteuse, et il passe très bien dans l'alcool, qui dissout les molécules aromatiques que l'eau seule extrait mal. La méthode tient en trois temps. On râpe les coings avec leur peau, en laissant le cœur pierreux de côté, et on les mélange au sucre : en une journée, le sucre tire le jus des cellules par osmose. On ajoute ensuite l'alcool et les épices, et le bocal attend deux mois au frais et à l'obscurité, secoué de temps en temps. On filtre enfin, en pressant bien la pulpe, et la liqueur s'affine encore quelques semaines en bouteille. Elle prend une couleur ambrée et une douceur de miel. Une vodka neutre laisse toute la place au fruit ; une eau-de-vie de fruits ou un armagnac donnent une liqueur plus ronde et plus boisée. Le ratafia se boit en digestif, à petits verres de 4 cl, ou allongé d'eau gazeuse.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 20 personnes · 1 968 g préparés, 98 g par personne
⚠️ Allergènes :
aucun identifiéCochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 4 sur 4.
Étape 6 — Deux mois de macération : à lancer en octobre pour les fêtes.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Frotter soigneusement les coings avec un torchon sec pour retirer tout le duvet, puis les rincer et les sécher. Ne pas les éplucher : le parfum est dans la peau.
Râper les coings à la grosse grille, peau comprise, en tournant autour du cœur et en laissant de côté le cœur dur et les pépins.
Mélanger la pulpe râpée et le sucre dans un grand bocal propre de 2 litres. Fermer.
Laisser reposer 24 heures à température ambiante : le sucre fait sortir le jus du fruit, et la pulpe baigne dans un sirop.
C’est prêt quand : La pulpe baigne dans un sirop après 24 heures.
Ajouter l'alcool, le bâton de cannelle et les clous de girofle. Fermer le bocal et le secouer.
Laisser macérer 2 mois au frais et à l'abri de la lumière, en secouant le bocal une fois par semaine.
Filtrer à travers un linge fin ou une étamine posée dans une passoire, en tordant le linge pour presser la pulpe. Filtrer une seconde fois au filtre à café si la liqueur est trouble, puis mettre en bouteille. Elle s'arrondit encore en un mois et se garde plus d'un an, bouchée, à l'abri de la lumière.
C’est prêt quand : Le ratafia est limpide et ambré après le second filtrage.
0 / 7 étapes terminées
Pourquoi : Les particules fines de pulpe ont traversé l'étamine. (Diffusion et infusion)
Rattrapage : Laisser décanter quelques jours puis repasser au filtre à café.
Pourquoi : Macération trop courte, ou coings verts. (Solubilité des arômes)
Rattrapage : Laisser vieillir la bouteille quelques mois : l'âpreté s'efface.
Vous avez innové dans la manière de foirer cette recette ? Racontez-nous : on cherche avec vous ce qui s’est passé, et si on trouve, ça rejoint cette rubrique pour les suivants.
Comment : bouteille fermée, à l'abri de la lumière
Se garde plus d'un an et s'arrondit les premiers mois.
Des biscuits secs aux amandes

Vingt-quatre heures de sucre sur la pulpe râpée tirent le jus du fruit avant l'alcool : la macération part d'un sirop et non d'un fruit sec.
Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

L'alcool dissout les arômes du coing et des épices lentement : deux mois sont nécessaires, pas deux semaines.
Les molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.

Les composés parfumés du coing se dissolvent mieux dans l'alcool que dans l'eau, ce qui fait d'une liqueur la façon la plus fidèle de les garder.
Certains arômes se dissolvent dans le gras, d'autres dans l'eau ou l'alcool : d'où l'intérêt de faire revenir les épices ou de flamber.

Un filtrage en deux temps : l'étamine tordue pour la pulpe, puis un filtre à café pour la limpidité.
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