
Le lapin réunit dans le même animal deux viandes opposées : un râble à cuire vite, des cuisses à cuire longtemps.
2 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française.
Toute l’année
rien à attendre
3 jours
2 jours une fois entamé
73%
du poids, cru
8kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
55%
animal entier découpé ; les os et la carcasse font un excellent fond.
137kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité moyenne
moyen
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 13 mg |
| Magnésium | 19 mg |
| Phosphore | 213 mg |
| Potassium | 330 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,15 mg |
| Fer | 1,57 mg |
| Iode | 1,5 µg |
| Manganèse | 0,03 mg |
| Sélénium | 15,6 µg |
| Zinc | 1,57 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 0 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
| Vitamine K1 | 0,0 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,04 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,18 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 10,40 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 1,10 mg |
| Vitamine B6 | 0,18 mg |
| Vitamine B12 | 2,90 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,41 g |
| Acide arachidonique 20:4 n-6 | 0,04 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,14 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,00 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 0,37 g |
La chair doit être rose pâle et nacrée, ferme, avec des reins couverts d'un gras blanc et non jaune. Un lapin fermier, plus âgé et élevé plus longtemps, a une chair plus rose, plus ferme et bien plus de goût qu'un lapin de batterie très blanc et fade. Comptez un kilo deux à un kilo cinq entier pour quatre personnes. Achetez-le entier plutôt qu'en morceaux : c'est moins cher, les abats sont souvent fournis et surtout vous pouvez séparer le râble des cuisses, ce qui est la condition d'une cuisson réussie. Le foie, s'il est présent, doit être brillant et sans taches.
Deux à trois jours au réfrigérateur, dans du papier de boucher plutôt que sous film. Sa chair très maigre s'assèche à l'air : couvrez si vous le gardez découpé. Il se congèle six mois en morceaux séparés, et supporte l'opération mieux que la volaille grâce à sa chair dense. Cuit en civet ou à la moutarde, il se garde trois jours et gagne au réchauffage, le collagène des cuisses continuant de se gélifier et la sauce de s'arrondir.
Séparer le râble des cuisses
Le râble, muscle de posture sans collagène, est sec au-delà de dix minutes ; les cuisses et les épaules, muscles d'effort, ont besoin de quarante-cinq minutes pour que leur collagène se gélifie. Cuits ensemble, l'un des deux est raté. Lancez les cuisses, ajoutez le râble le dernier quart d'heure.
Le mariner à la moutarde
Badigeonné de moutarde une heure avant, le lapin gagne sur trois plans : l'acidité du vinaigre attendrit légèrement la surface, les composés soufrés du condiment répondent aux notes de la chair, et la couche de moutarde limite l'évaporation pendant la cuisson au four. C'est la recette la plus répandue pour une raison mécanique.
Barder ou envelopper le râble
Une barde de lard ou quelques tranches de poitrine autour du râble apportent le gras qui lui manque totalement et retardent le dessèchement. Roulé et ficelé avec une farce d'herbes, il cuit encore mieux : la masse est plus régulière et le cœur atteint sa température sans que les bords soient dépassés.
Marge d'erreur
exigeant
Peu tolérant sur le râble, qui passe de rosé à cotonneux en trois minutes faute du moindre gras, et qui ne se rattrape pas. Les cuisses, elles, pardonnent une demi-heure de mijotage en trop. C'est cette asymétrie qui rend l'animal difficile plus que la cuisson elle-même.
Le râble est le filet du lapin : maigre, rapide, perdu à 70 °C.
Les cuisses demandent une cuisson longue et une température que le râble ne supporterait pas.
Le lapin est le même problème que le poulet en plus marqué : deux viandes sur une carcasse. Le râble n'a presque pas de gras pour pardonner un excès, les cuisses sont pleines de conjonctif qui demande du temps. Découper l'animal et cuire les morceaux séparément est la seule façon d'avoir les deux à leur point, ce que les recettes de civet contournent en poussant tout à la cuisson longue.
Un lapin entier au four cuit forcément en dégradé, râble à sec avant que les cuisses soient prêtes : barder le râble ou le sortir en cours de cuisson sont deux réponses au même déséquilibre.
Mijoté au vin ou à la moutarde, il s'enrichit nettement ; rôti sec, il reste discret et un peu neutre.
Il abonde dans les cuisses et demande le mijotage lent d'un lapin à la moutarde.
Il donne une savoureur douce qui appelle la moutarde ou les pruneaux pour être relevée.
Peu abondante, elle donne la chair pâle qui rapproche le lapin d'une volaille.
Elle coagule vite dans une chair très maigre, d'où un râble sec au moindre excès.
Elles se forment quand les morceaux sont dorés avant d'être mouillés au vin blanc.
Le matériel
Quand ça rate