
Le figatellu est une saucisse au foie de porc, et c'est ce foie qui interdit de la manger crue ou saignante.
Une recette du site utilise de figatellu. On en trouve surtout dans la cuisine française.
de novembre à mars
1 mois
7 jours une fois entamé
7kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
90%
seul le boyau se retire ; le gras fondu est traditionnellement recueilli sur du pain.
360kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
350 g
en moyenne
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 26 mg |
| Magnésium | 12 mg |
| Phosphore | 230 mg |
| Potassium | 170 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,24 mg |
| Fer | 6,40 mg |
| Manganèse | 0,16 mg |
| Sélénium | 58,0 µg |
| Zinc | 2,30 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 8 308 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,27 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 1,03 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 4,30 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 2,95 mg |
| Vitamine B6 | 0,19 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 30 µg |
| Vitamine B12 | 13,46 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 2,94 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,23 g |
En forme de U, suspendue par paires, elle doit être d'un brun sombre presque noir, ferme, avec un boyau intact et une odeur nette de fumée de châtaignier. Le foie représente environ un tiers de la farce, le reste étant maigre et gras de porc, et c'est ce qui lui donne sa couleur foncée et son goût dominant. Distinguez le figatellu frais, à griller, du sec, qui se mange en tranches après plusieurs semaines de séchage. La saison est hivernale, de novembre à mars, période d'abattage traditionnelle en Corse.
Le figatellu frais se garde une semaine au réfrigérateur ou trois mois au congélateur : c'est une viande crue malgré son fumage, lequel est trop court pour conserver seul. Le sec se conserve plusieurs mois suspendu au frais et à l'air, et continue de sécher, donc de durcir et de se concentrer. Une fois grillé, il ne se garde pas au-delà de deux jours, le foie s'oxydant rapidement et prenant une amertume désagréable.
Sécurité alimentaire
Le figatellu frais est un produit cru au foie de porc, régulièrement associé à des cas d'hépatite E en Corse et sur le continent. Il doit toujours être cuit à cœur, soixante-dix degrés au minimum, jamais dégusté saignant ni cru, y compris en tranches fines sur du pain.
Le griller sur braises, loin du feu
À vingt centimètres des braises, quinze à vingt minutes, retourné souvent. Le foie brûle vite et devient amer, et une flamme directe carbonise le boyau avant que le cœur soit cuit. La cuisson doit être lente pour atteindre soixante-dix degrés au centre sans noircir la surface.
Le servir sur du pain grillé
Le pain sous la saucisse recueille le gras et le jus qui s'écoulent pendant la cuisson, ce qui est la façon corse de le manger. Rien n'est perdu et le pain devient la moitié du plat. C'est aussi une manière d'étirer un produit très riche.
L'associer aux lentilles ou au brocciu
Un produit aussi fumé et gras demande un support neutre et absorbant. Lentilles, polenta de châtaigne ou fromage frais tempèrent sa puissance sans lutter contre elle. Une salade acidulée fait le même travail par un autre chemin.
Marge d'erreur
exigeant
Peu tolérant sur les braises : le foie noircit et vire à l'amer bien avant qu'une flamme directe ait cuit le cœur, et il faut en même temps atteindre soixante-dix degrés pour la sécurité. Ces deux contraintes opposées laissent une marge étroite qu'un feu doux et un thermomètre élargissent.
Grillé sur châtaignier, il gagne des notes boisées profondes qui se superposent à l'amertume ferreuse du foie.
Il sale la farce et permet le séchage lent qui suit le fumage en cheminée.
Il vient du foie de porc et donne le goût puissant et sanguin de cette saucisse corse.
Le fumage à la châtaigne le dépose en surface et protège la saucisse tout en la parfumant.
Le poivre de l'assaisonnement corse donne la chaleur qui équilibre la puissance du foie.
Le gras de porc fond à la braise et porte le fumé jusque dans le pain qui l'accompagne.
La science derrière
Les gestes
Le matériel
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