
Le tamarin est le seul acidifiant courant à être aussi franchement sucré : c'est ce qui lui permet d'acidifier un plat sans le rendre agressif.
6 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine sénégalaise, thaïlandaise, créole, indienne.
Toute l’année
rien à attendre
2 ans
6 mois une fois entamé
1,5kg CO₂e / kg
Modérée pour un ingrédient brut
239kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
moyen
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 74 mg |
| Magnésium | 92 mg |
| Phosphore | 113 mg |
| Potassium | 628 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,09 mg |
| Fer | 2,80 mg |
| Sélénium | 1,3 µg |
| Zinc | 0,10 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 2 µg |
| Bêta-carotène | 18 µg |
| Vitamine D | 0,00 µg |
| Vitamine E | 0,10 mg |
| Vitamine K1 | 2,8 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 3,5 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,43 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,15 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 1,94 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,14 mg |
| Vitamine B6 | 0,07 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 14 µg |
| Vitamine B12 | 0,00 µg |
Index glycémique bas
valeur estimée par similarité avec un aliment mesuré34,4 de charge pour 100 g
62,5 g de glucides pour 100 g, charge élevéepulpe de fruit réduite, fructose et glucose dominants : idem Mélasse de grenade ; l'acidité tempère la réponse du repas.
L’aire de cette courbe est la charge de 100 g de pâte de tamarin, 34,4. Une seule courbe occupe tout le cadre : sa largeur ne se compare à rien ici, c’est sa hauteur qui est l’index et son aire la charge.
Cuisiner IG bas : ce que ces deux nombres mesurent, la table complète et les recettes du catalogue.
🩺 Les index sont ceux des tables internationales publiées : ils décrivent l’aliment tel qu’il est mangé, mesuré sur un groupe, et une glycémie individuelle en dépend moins que du reste du repas.
Trois produits portent ce nom et ils ne se remplacent pas à dose égale. Le bloc de pulpe, brun et collant, contient encore les fibres et souvent les noyaux : c'est le plus parfumé, mais il demande d'être détrempé puis passé, et un bloc rend environ la moitié de son poids en pulpe utilisable. Le pot de pulpe déjà passée, de la consistance d'une confiture épaisse, est le compromis courant et celui auquel la plupart des recettes se réfèrent. Le concentré, noir, brillant et presque liquide, est de deux à quatre fois plus acide que le précédent : versé à la même cuillère, il rend le plat immangeable. Lisez donc la consistance et la couleur avant la marque, et méfiez vous des pots très noirs. Vérifiez enfin la liste : un tamarin, c'est du tamarin, de l'eau et parfois du sel, et tout sucre ou colorant ajouté annonce une pâte rallongée.
Un bloc ou un pot non ouverts se gardent un an et plus dans un placard : le tamarin est assez acide pour se conserver seul. Une fois ouvert, le pot va au réfrigérateur, où il tient plusieurs mois, et le bloc entamé se garde dans un sac bien fermé, sans quoi il durcit par les bords. Quand un bloc a séché au point de ne plus se couper, il n'est pas perdu : c'est de l'eau qu'il a rendue, et une nuit au frais dans deux fois son volume d'eau tiède le ramène. Le plus pratique reste de détremper un bloc entier d'un coup, de passer la pulpe et de la congeler en bac à glaçons, chaque cube valant une cuillère à soupe. À l'air libre en revanche, une pulpe passée brunit vite : l'oxydation ne la rend pas mauvaise, elle la rend noire, ce qui se voit dans un plat clair.
Détremper à l'eau chaude, puis passer
Couvrez le bloc de deux fois son volume d'eau chaude et laissez le vingt minutes, puis malaxez à la main dans l'eau : la pulpe se détache des fibres et des noyaux, qui restent entiers. Versez le tout dans un chinois et pressez au dos d'une louche jusqu'à ce qu'il ne reste que des fibres sèches. Passer avant de presser ne sert à rien : la pulpe n'est pas en suspension, elle est accrochée, et c'est la pression qui la décolle.
Ni fonte nue ni aluminium
Un jus de tamarin descend sous pH 3, aussi bas qu'un vinaigre. Dans une casserole en aluminium ou dans une fonte non émaillée, il attaque le métal : la préparation prend un goût métallique et vire au gris ardoise en quelques minutes, et le culottage d'une poêle en fonte y passe en une cuisson. Inox, émail ou terre cuite, et le problème n'existe pas. C'est la même précaution que pour une sauce tomate longuement mijotée, en plus rapide.
En fin de cuisson quand un légume sec est de la partie
L'acidité du tamarin bloque la dissolution des pectines : un niébé, un haricot ou une pomme de terre mis à cuire dans un bouillon déjà tamariné restent fermes indéfiniment, et on conclut à tort que le légume était vieux. Faites cuire d'abord à l'eau, jusqu'à ce que le grain cède sous le doigt, et n'ajoutez le tamarin qu'ensuite, pour les dernières minutes. L'inverse ne se rattrape pas en prolongeant la cuisson.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Doubles trinidadiens (pains frits au curcuma garnis de pois chiches au curry)
20 gGaeng hung lay (curry de porc du nord de la Thaïlande)
40 gGaeng massaman gai (curry massaman au poulet et aux pommes de terre)
30 gJus de Tamarin (boisson ouest-africaine à la pulpe de tamarin)
250 gSambar de légumes d'automne (soupe indienne de lentilles au tamarin)
25 gThiéboudienne (riz au poisson et aux légumes du Sénégal)
20 g