
La harissa n'est pas une sauce piquante : c'est une purée de piments séchés puis réhydratés, et l'huile qui la couvre est ce qui la conserve.
11 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine tunisienne, algérienne, israélienne, maghrébine.
Toute l’année
rien à attendre
1 an
1 mois une fois entamé
1kg CO₂e / kg
Faible pour un ingrédient brut
70kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité moyenne
moyen
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 78 mg |
| Magnésium | 47 mg |
| Phosphore | 63 mg |
| Potassium | 710 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Fer | 3,10 mg |
| Iode | 43,5 µg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Bêta-carotène | 4 000 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 31,9 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,21 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,52 mg |
| Vitamine B6 | 0,26 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 28 µg |
Le premier critère est la liste des ingrédients, et elle départage immédiatement : une harissa est une purée de piments rouges séchés, d'ail, de sel, de carvi et de coriandre, liée d'huile. Tout ce qui commence par de la tomate, de la carotte ou du concentré est un sous produit qui apporte de la couleur et du sucre à la place du piment, et il en faudra trois fois plus pour le même effet. Les tubes du commerce sont commodes et généralement bien plus doux que les pots artisanaux, dont la force va du simple au quadruple : un pot inconnu se goûte à la pointe du couteau avant de doser une recette, jamais après. Une harissa de Nabeul, la seule à porter une appellation protégée, est un bon étalon de ce que le mot devrait désigner. Regardez enfin la surface d'un pot en verre : elle doit être couverte d'huile, uniformément rouge sombre, sans croûte brune ni tache.
Un tube ou une conserve non ouverts se gardent des années dans un placard. Une fois entamés, ils passent au réfrigérateur et tiennent trois à quatre semaines, à une condition qui fait toute la différence : la surface doit rester couverte d'un film d'huile. C'est lui qui prive d'air les moisissures, et une harissa qui s'assèche en surface brunit et prend un goût de poussière en quelques jours. Remettez donc une cuillère d'huile d'olive après chaque prélèvement et lissez la surface avant de refermer. Pour un gros pot qu'on n'ouvre qu'en été, le congélateur règle tout : la harissa se prend en bac à glaçons puis se garde en sachet, et chaque cube vaut à peu près une cuillère à soupe.
Sécurité alimentaire
Une harissa maison ne se conserve pas comme une harissa du commerce. Le pot industriel est acidifié et stérilisé ; une purée de piments et d'ail cru faite à la maison, couverte d'huile et laissée dans un placard, réunit au contraire les trois conditions d'un développement de Clostridium botulinum : de l'ail cru, pas d'air, pas d'acide. Une harissa maison se garde au réfrigérateur et se mange dans la semaine, ou s'acidifie franchement au vinaigre ou au citron dès la préparation.
La réveiller dans le gras avant de mouiller
Dans un ojja comme dans une tastira, la harissa ne s'ajoute pas au liquide : elle passe d'abord une minute dans l'huile chaude avec les oignons, jusqu'à ce qu'elle fonce et que l'huile se colore. La capsaïcine et les caroténoïdes qui font le piquant et la couleur sont solubles dans les corps gras et pas dans l'eau, et ce court passage les répartit dans tout le plat au lieu de les laisser en poches. Le goût de purée crue disparaît en même temps.
Doser en deux fois, à dix minutes d'intervalle
Le piquant d'une harissa ne se juge pas à la seconde où on la goûte : la capsaïcine se fixe progressivement sur les récepteurs, et un plat jugé timide en sortant de casserole peut devenir brûlant à table. Mettez la moitié de ce que vous pensiez, laissez mijoter dix minutes, goûtez et complétez. C'est la seule façon de travailler avec un pot dont on ne connaît pas la force, et il n'existe aucun moyen de retirer ce qui a été mis.
Ce qui éteint un plat trop piquant
L'eau ne dilue pas la capsaïcine, elle la promène : boire un verre d'eau sur une bouchée trop forte l'étale sur toute la bouche. Ce qui la capte est le gras, et accessoirement la caséine du lait. Dans le plat, cela veut dire qu'une cuillère d'huile, un yaourt, un œuf ou un peu de beurre ramènent une harissa mal dosée à un niveau supportable, alors qu'un verre de bouillon en plus ne change rien à l'intensité, seulement au volume.
Ce que les 1935 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.
Carottes à la marocaine au cumin et au citron
10 gChorba Frik (soupe algérienne au blé vert concassé)
15 gDoubara (fèves et pois chiches épicés de Biskra)
20 gFricassé tunisien (petits pains frits farcis au thon, à l'œuf et aux olives)
20 gKefteji (poêlée tunisienne de légumes frits au piment)
20 gLablabi (soupe tunisienne de pois chiches au cumin, à la harissa et au pain)
20 gLablebi (soupe tunisienne de pois chiches au pain rassis)
30 gMercimek köftesi (boulettes turques de lentilles corail et de boulgour, à froid)
20 gMerguez et semoule aux légumes
10 gOjja aux merguez (œufs pochés tunisiens à la tomate)
15 gShakshouka en pita (sandwich israélien d'œufs pochés à la tomate et au poivron)
10 g