Ouvre-boîte

Préparer

Pour les conserves sans languette.


📚 Pour aller plus loin

Le couvercle d'une conserve est serti au corps de la boîte : le métal des deux pièces est replié l'un dans l'autre sur plusieurs épaisseurs, avec un joint d'étanchéité au milieu. Un ouvre-boîte ne défait pas ce sertissage, il coupe le métal juste à côté — et selon l'endroit exact où il attaque, le résultat n'est pas le même.

Le modèle classique plante une molette tranchante à travers le couvercle et la fait avancer en dedans du bourrelet, entraînée par une roue crantée qui mord le sertissage. Il laisse un couvercle à bord vif et une boîte ourlée d'une arête coupante : c'est là que se produisent la plupart des coupures. Le modèle dit de sécurité pince le sertissage par le côté et coupe la paroi latérale sous le joint ; le couvercle sort entier, sans arête, et peut servir de presse pour égoutter le contenu. Il demande un serrage franc au départ et suit mal une boîte bosselée.

Deux points d'usage. On essuie le dessus de la boîte avant d'ouvrir, sans quoi la poussière du stockage est poussée à l'intérieur par la molette. Et on n'ouvre pas une boîte bombée, dont le couvercle est convexe ou cède sous le doigt : un gonflement signale une production de gaz, donc une contamination. Côté entretien, la roue crantée et l'axe retiennent des résidus qui rouillent et bloquent le mécanisme.