
Kibbeh (boulettes libanaises de boulgour et d'agneau farcies aux pignons, frites)

Le plat national libanais : une coque de boulgour fin et d'agneau haché, farcie d'agneau revenu aux oignons, aux pignons et aux épices, façonnée en fuseaux et frite croustillante.
Le kibbeh est au Liban ce que la boulette est ailleurs, en plus : plat national, geste de fête, et le test de toute cuisinière. La coque se fait avec du boulgour fin trempé puis pétri avec de l'agneau très maigre, de l'oignon et des épices jusqu'à obtenir une pâte lisse. L'eau du boulgour, la glace ajoutée pendant le pétrissage et le froid sont ce qui permet à cette pâte de se tenir : la viande doit rester sous 10 °C pour que ses protéines forment un réseau et non une bouillie. La farce est l'inverse de la coque : de l'agneau plus gras, revenu avec des oignons jusqu'à ce qu'ils fondent, des pignons dorés au beurre, de la cannelle et du sept-épices (remplacé ici par le quatre-épices). Elle doit être bien assaisonnée parce que la coque, elle, l'est peu. Le façonnage est le geste difficile : on creuse une boule de pâte avec l'index en la tournant dans la paume, on garnit, on referme en pointe des deux côtés. Les premières seront irrégulières ; c'est sans importance pour la friture. La friture se fait à 175 °C, 4 à 5 minutes, jusqu'à un brun profond. Le boulgour de la coque devient croustillant et l'agneau de la farce, déjà cuit, réchauffe. Les kibbeh se mangent chauds avec du yaourt ou du labneh, ou froids le lendemain, et se congèlent crus très bien.
Difficulté: 3/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 1 703 g préparés, 426 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 6 sur 6.
La farce se prépare la veille et refroidit au réfrigérateur ; elle se manipule mieux froide.
Les kibbeh formés, crus, se congèlent sur une plaque puis en sac, trois mois. Frire sans décongeler, une minute de plus, à 170 °C.
Formés le matin, ils attendent au frais sur un plateau fariné, couverts d'un torchon.
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Rincer le boulgour, le couvrir d'eau froide 15 minutes, puis l'essorer fort entre les mains.
Préparer la farce : hacher 2 oignons et les faire fondre dans le beurre 10 minutes. Ajouter 200 g d'agneau, cuire en émiettant jusqu'à ce qu'il soit doré, puis les pignons, 2 g de cannelle, 2 g de quatre-épices, 4 g de sel et 1 g de poivre. Laisser refroidir.
C’est prêt quand : La farce est dorée, sèche et parfumée ; les pignons sont blonds et les oignons fondus.
Préparer la coque : mixer le dernier oignon en purée, ajouter le boulgour essoré, les 400 g d'agneau maigre, le reste de cannelle, de quatre-épices, le cumin, 10 g de sel et 2 g de poivre. Pétrir au robot ou à la main avec quelques glaçons pilés, jusqu'à une pâte lisse. Garder au froid.
C’est prêt quand : La pâte de la coque est lisse, collante, et se lisse à la main humide sans se fissurer.
Avec les mains humides, prendre une boule de pâte de la taille d'un œuf, la creuser avec l'index en la tournant dans la paume pour former une coque fine, garnir d'une cuillerée de farce et refermer en fuseau pointu aux deux bouts. Répéter et garder au froid.
Chauffer l'huile à 175 °C dans une casserole haute et frire les kibbeh 4 à 5 minutes par fournées de 5, jusqu'à ce qu'ils soient brun foncé. Égoutter sur du papier.
C’est prêt quand : Les kibbeh sont brun foncé uniforme, craquants sous le doigt, et l'huile remonte à 175 °C entre les fournées.
Servir chaud avec le yaourt mélangé à la menthe ciselée.
0 / 6 étapes terminées
Pourquoi : Boulgour trop humide, ou pâte pas assez mixée. (Imbibition et capillarité)
Rattrapage : Essorez le boulgour à sec et mixez la pâte plus longuement ; lissez chaque kibbeh à la main humide.
Pourquoi : Coque mal refermée ou poche d'air. (Dénaturation des protéines)
Rattrapage : Pincez la pointe en tournant et roulez le kibbeh dans la paume pour chasser l'air.
Pourquoi : Bain pas assez chaud ou fournées trop grosses. (Séchage et croustillant)
Rattrapage : Attendez 175 °C entre les fournées et n'en frisez que cinq à la fois.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : boîte hermétique
Réchauffage : Douze minutes à 180 °C au four, jamais au micro-ondes, qui les rend spongieux.
Trois jours au réfrigérateur une fois frits ; la coque ramollit mais le goût tient.
La version au four : une couche de pâte, la farce, une couche de pâte, dans un plat huilé, quadrillé au couteau, 40 minutes à 200 °C avec du beurre fondu dessus.
Remplacez l'agneau de la coque par 300 g de potiron cuit écrasé et celui de la farce par des épinards revenus aux oignons : c'est le kibbeh de carême.
Bœuf maigre haché à la place de l'agneau, dans la coque et la farce : plus neutre, plus courant hors du Liban.
Un rouge libanais de la Bekaa, ou un arak

Le boulgour fin gonfle quinze minutes dans l'eau froide puis s'essore fort : il doit être hydraté mais pas mouillé, sinon la coque se fend.
Un biscuit sec aspire le liquide par capillarité : babas, tiramisu, gâteaux imbibés.

L'agneau maigre mixé avec le boulgour et l'oignon forme une pâte collante : ce sont les protéines extraites qui soudent la coque autour de la farce.
La chaleur, l'acide ou le fouettage déplient les protéines et changent la texture (viande qui raffermit, poisson qui « cuit » au citron).

Les oignons de la farce fondent dix minutes dans le beurre : ils apportent le sucré qui répond aux épices et aux pignons grillés.
Décomposition des sucres à haute température (> 160 °C) qui produit couleur ambrée et arômes complexes.

À 175 °C, la coque fine cuit et brunit en quatre minutes tandis que la farce, déjà cuite, se réchauffe seulement.
Conduction, convection et rayonnement ne chauffent pas pareil : poêle, four, friture et vapeur donnent des résultats différents.

La coque se creuse avec l'index en tournant la boule dans la paume, jusqu'à 5 mm d'épaisseur, puis se referme en pointe sur la farce.

Oignon, boulgour et agneau mixés en pâte fine : la coque doit être lisse pour ne pas se fendre.

Bain à 175 °C, par fournées de cinq : brun foncé en quatre à cinq minutes, égouttés sur du papier.

Les pignons dorés dans le beurre de la farce : c'est là qu'ils prennent leur goût de noisette.
Salade de boulgour, tomates séchées et pistaches
mêmes ingrédients : boulgour, menthe, cuminFatteh de pois chiches au yaourt et tahin
mêmes ingrédients : pignons de pin, yaourt grec, cuminSalade de courgettes crues, pignons, parmesan et menthe
mêmes ingrédients : pignons de pin, mentheSalade de concombre au yaourt et à la menthe
mêmes ingrédients : yaourt grec, mentheBorani esfenaj (épinards au yaourt à la persane)
mêmes ingrédients : yaourt grec, mentheKolokithokeftedes (galettes grecques de courgette à la feta, à la menthe et à l'aneth)
mêmes ingrédients : yaourt grec, mentheZucca in saor (courge à l'aigre-douce vénitienne)
mêmes gestes : frire, torréfier · même aliment : pignons de pinBalila (pois chiches chauds au cumin et au citron)
cuisine libanaise · même aliment : cuminBrik à l'œuf (feuille croustillante tunisienne au thon et à l'œuf coulant)
mêmes gestes : farcir, frire · même principe : transferts de chaleurAubergines rôties à la mélasse de grenade et au yaourt
mêmes aliments : yaourt grec, menthe · même principe : imbibition et capillaritéKelewele (bananes plantains épicées ghanéennes)
mêmes gestes : frire, torréfier · même aliment : cannelle moulueChả giò (nems vietnamiens au porc et à la crevette)
mêmes gestes : farcir, frire · même aliment : menthe