
Le matcha est le seul thé qu'on boit tout entier, feuille comprise, ce qui change tout : la caféine, la théanine et l'amertume y sont dix fois celles d'une infusion, et l'eau bouillante le brûle.
3 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine japonaise, française.
Toute l’année
rien à attendre
1 an
3 mois une fois entamé
13kg CO₂e / kg
Très élevée pour un ingrédient brut
300kcal
pour 100 g
pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne
cher
Le matcha est une poudre de thé vert tencha, ombré trois semaines avant la cueillette, séché puis moulu à la meule de pierre. Deux grades : le cérémonial, d'un vert émeraude, doux et presque sans amertume, fait pour être battu à l'eau ; le culinaire, plus clair, plus amer et moins cher, fait pour un latte, un gâteau ou une glace, où le lait et le sucre couvrent l'amertume. Regardez la couleur dans la boîte ouverte : un vert vif dit un thé ombré et frais, un vert jaune ou kaki dit un thé peu ombré, oxydé ou vieux. Sentez : herbe fraîche et algue douce, jamais le foin. Un matcha de qualité vient du Japon, d'Uji, de Nishio ou de Kagoshima, et dit sa récolte ; un matcha sans origine est souvent un thé vert moulu, amer et terne.
Fermé, un an au frais ; ouvert, deux à trois mois au réfrigérateur dans sa boîte d'origine, elle-même dans un sachet fermé pour qu'il ne prenne pas les odeurs. Le matcha est la feuille réduite en poudre fine, donc une surface immense exposée à l'air et à la lumière : il s'oxyde en semaines, perd son vert et gagne un goût de foin. Sortez la boîte dix minutes avant de l'ouvrir pour éviter la condensation sur la poudre froide.
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Tamiser, puis battre à 75 °C
Deux grammes passés au tamis fin dans un bol, pour casser les agrégats qui feraient des grumeaux, puis six à sept centilitres d'eau à 75 °C, jamais bouillante : au-delà de 80 °C, les catéchines et la caféine passent en masse et l'amertume écrase tout. Battez au chasen en traçant des W rapides, le poignet seul, quinze secondes, jusqu'à une mousse fine. Le matcha ne s'infuse pas, il se suspend, et il retombe : buvez-le aussitôt.
Pour un latte, faire la pâte d'abord
Délayez le matcha dans trois cuillerées d'eau chaude en pâte lisse avant d'ajouter le lait : versé directement dans le lait, il flotte et fait des grumeaux que le fouet n'ôte plus. Le lait entier, d'avoine ou de soja couvrent l'amertume du grade culinaire ; un lait d'amande, trop maigre, la laisse passer.
En pâtisserie, le mettre tard et cuire doux
Une cuillerée à soupe pour deux cents grammes de farine colore un gâteau ou un glaçage. Mêlez-le à la farine tamisée, et cuisez à 160 °C : la chlorophylle brunit à la chaleur et un gâteau au matcha trop cuit vire au brun verdâtre. Un glaçage ou une crème non cuite garde le vert intact.
Ce sont les catéchines de la feuille, bues entières plutôt qu'infusées : une eau trop chaude les extrait d'un coup et rend le bol âpre.
Elle passe tout entière dans le bol puisque la feuille est bue, et donne le fond amer que le sucre d'un financier vient tempérer.
L'ombrage en fait monter la teneur, d'où le vert vif d'une poudre fraîche.
Elle vire au jaune-brun à la lumière et à l'air, ce qui explique une boîte entamée qui ternit en quelques semaines.
Les théiers ombrés plusieurs semaines avant la récolte en accumulent, avec la théanine, et c'est lui qui donne au matcha sa rondeur de bouillon.
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