
Pimientos de Padrón (piments doux poêlés à la fleur de sel)

Des petits piments doux saisis à l'huile d'olive très chaude jusqu'à ce que la peau boursoufle et noircisse, puis salés au gros sel. Dix minutes, deux ingrédients, et une tapa que personne ne repose.
Le dicton galicien dit que « uns pican e outros non », les uns piquent et les autres pas, et c'est vrai : la capsaïcine d'un piment dépend de son exposition au soleil et de sa maturité, donc un plat sur la même branche donne des fruits doux et un fort de temps en temps. Techniquement, tout tient à la chaleur de l'huile. Il faut qu'elle fume presque, pour que la peau cloque en quelques secondes avant que la chair ne s'attendrisse et ne se transforme en purée.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 850 g préparés, 213 g par personne
⚠️ Allergènes :
aucun identifiéCochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 6 sur 6.
Étape 1 — Les piments lavés et parfaitement séchés se gardent quelques heures à l'air libre, ce qui les sèche encore un peu plus, ce qui est bien.
Étape 3 — La cuisson se fait au moment, littéralement pendant que les convives s'installent.
Étape 4 — La fleur de sel se met à la sortie de la poêle et pas avant.
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Lavez les piments et séchez-les parfaitement : la moindre goutte d'eau ferait projeter l'huile brûlante.
C’est prêt quand : Un torchon passé sur un piment n'y laisse aucune trace d'humidité, queue comprise.
Chauffez l'huile d'olive dans une poêle jusqu'à ce qu'elle ondule et soit à la limite de fumer, autour de 190 °C.
C’est prêt quand : L'huile ondule en surface et un fil de fumée commence tout juste à s'en échapper. Un piment jeté dedans crépite immédiatement.
Jetez les piments d'un coup et sautez-les 3 à 4 minutes en les remuant, jusqu'à ce que la peau boursoufle et se tache de noir.
C’est prêt quand : La peau est boursouflée, tachée de noir sur plusieurs faces, et les piments se sont affaissés. Vert uni signifie pas assez cuit.
Égouttez-les brièvement et salez généreusement à la fleur de sel. Mangez-les à la main, par la queue.
C’est prêt quand : Les cristaux de sel restent visibles et croquent sous la dent.
0 / 4 étapes terminées
Pourquoi : Les piments n'étaient pas secs. (Ébullition et température)
Rattrapage : Retirez la poêle du feu, couvrez-la, attendez. Puis séchez ce qui reste à frire, un par un, torchon compris dans le creux de la queue.
Pourquoi : Poêle trop chargée, ou huile pas assez chaude. (Réaction de Maillard)
Rattrapage : En deux fournées, dans une huile à la limite de fumer. Ils doivent crépiter dès qu'ils touchent le fond.
Pourquoi : L'huile a franchement fumé et s'est dégradée. (Point de fumée)
Rattrapage : Changez l'huile et recommencez. « À la limite de fumer » veut dire avant, pas après.
Pourquoi : Il a été mis dans la poêle et a fondu dans l'huile. (Rôle du sel)
Rattrapage : Hors du feu, sur les piments égouttés, généreusement. La fleur de sel est ici un ingrédient, pas une pincée.
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Comment : à consommer tout de suite
Ils n'attendent pas : la peau se ride et le sel se dissout. Réchauffés, ils deviennent mous. Faites-en la quantité que la table mangera dans les dix minutes.
Les piments huilés et jetés sur une grille très chaude : plus fumés, avec des marques plus franches, et pas une goutte d'huile projetée.
Une pincée de piment d'Espelette avec la fleur de sel, pour donner à coup sûr le piquant que le hasard de Padrón ne garantit pas.
La variété basque, plus grande et plus douce, cuite exactement de la même façon et servie de la même main.

La peau doit boursoufler et se tacher de noir. Ces taches ne sont pas des brûlures à éviter : elles sont le goût de la recette, et un piment resté vert uni n'a rien à dire.
Brunissement et arômes des aliments riches en protéines et sucres saisis à haute température (> 140 °C) : croûte du pain, viande saisie, oignons dorés.

L'huile d'olive à la limite de fumer, autour de 190 °C, ce qui est le maximum utilisable pour une huile d'olive vierge. Plus chaud, elle se dégrade et le plat prend un goût âcre ; moins chaud, les piments cuisent au lieu de se marquer.
Température à laquelle une matière grasse se dégrade et fume : chaque huile a sa cuisson.

Une seule goutte d'eau restée sur un piment se vaporise instantanément dans une huile à 190 °C et projette. Le séchage de l'étape 1 est une consigne de sécurité, pas une précaution de cuisine.
L'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).

La fleur de sel arrive après la poêle, en cristaux, sur une peau grasse et brûlante où elle reste entière. C'est le seul assaisonnement du plat, et il se voit autant qu'il se goûte.
Le sel assaisonne, extrait l'eau, renforce le gluten, ralentit la fermentation et rehausse les arômes.

Les piments jetés d'un coup dans une huile à la limite de fumer : c'est un saisissement, pas une cuisson.

Trois à quatre minutes en les remuant, pour que toutes les faces touchent le fond.

La fleur de sel généreusement, à la sortie de la poêle. Salés dans l'huile, les cristaux fondraient.
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