
La sole est le seul poisson qui gagne à attendre : sa chair, trop ferme le jour de la pêche, s'assouplit après vingt-quatre à quarante-huit heures.
Une recette du site utilise de sole. On en trouve surtout dans la cuisine française.
Toute l’année
rien à attendre
2 jours
79%
du poids, cru
4,5kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
45%
vidée, dépouillée et ébarbée ; les arêtes font un fumet clair et fin.
77,3kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
300 g
en moyenne
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 23 mg |
| Magnésium | 27 mg |
| Phosphore | 170 mg |
| Potassium | 349 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Fer | 0,35 mg |
| Iode | 88,2 µg |
| Sélénium | 23,0 µg |
| Zinc | 0,42 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 5 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 0,75 µg |
| Vitamine K1 | 0,0 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 0,0 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,05 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,08 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 3,51 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,24 mg |
| Vitamine B6 | 0,26 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 8 µg |
| Vitamine B12 | 1,91 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,00 g |
| Acide arachidonique 20:4 n-6 | 0,04 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,00 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,02 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,08 g |
Oméga-9série n-9, que l’organisme sait fabriquer lui-même | |
| Acide oléique 18:1 n-9 | 0,04 g |
Une sole fraîche est rigide, presque cartonneuse quand on la tient à plat, avec une peau brune bien adhérente et un mucus clair et non collant. Le ventre doit être blanc éclatant, sans taches jaunes ni rougeurs. Les branchies sont rouge sombre et l'œil, petit chez ce poisson, reste bombé. La sole de ligne ou de petit chalut, dite sole portion de trois cents à quatre cents grammes, se cuit entière et donne le meilleur rapport chair et os. Ne confondez pas avec la limande-sole, moins ferme et bien moins chère, ni avec le pangasius vendu sous le nom trompeur de filet de sole dans certaines enseignes.
Deux jours au réfrigérateur, à plat sur un linge, dans la partie la plus froide. Fait rare, elle s'améliore le premier jour : sa chair très ferme se détend et devient plus tendre après une nuit, ce que savent les poissonniers et qui explique pourquoi une sole de la veille est souvent meilleure. Au-delà, elle perd. Elle se congèle correctement une fois vidée et dépouillée, trois mois, en gardant mieux sa tenue que la plupart des poissons plats grâce à sa chair dense.
La dépouiller d'un coup
On incise la peau brune près de la queue, on décolle un centimètre, puis on tire d'un mouvement franc en tenant la queue avec un torchon : la peau vient d'un seul tenant. La peau blanche du dessous se garde, elle est fine et protège la chair à la cuisson. Un dépouillage hésitant arrache la chair avec la peau.
Meunière : farine, secouer, cuire tout de suite
La farine ne doit former qu'un voile, sinon elle fait une croûte pâteuse. Farinez au dernier moment et tapotez pour retirer l'excédent : la farine mouillée par l'humidité du poisson devient collante en deux minutes. Elle sert à sécher la surface pour que la réaction de Maillard démarre, pas à panner.
Le beurre noisette, pas le beurre brûlé
Cuisez d'abord à l'huile, qui supporte la chaleur, et n'ajoutez le beurre qu'à mi-cuisson : il colore alors en noisette pendant les dernières minutes, développant les arômes de la caséine grillée. Mis dès le départ, ses protéines de lait noircissent bien avant que la sole soit cuite.
Marge d'erreur
demande de l’attention
Plus indulgente que la plupart des poissons blancs : sa chair dense et son épaisseur régulière lui permettent d'encaisser une minute de trop sans se déliter. Le point délicat est le beurre de la meunière, qui passe de noisette à brûlé en quinze secondes, et ce virage-là est irrattrapable.
Sur une sole meunière, cela se joue en quelques minutes par face selon l'épaisseur.
Seuil de référence pour un poisson servi cuit.
La sole est plate et fine : le thermomètre y est peu praticable, et le repère visuel le remplace. La chair se décolle de l'arête centrale d'un coup de spatule quand elle est cuite, et résiste tant qu'elle ne l'est pas.
Cuite meunière, elle emprunte les notes de noisette du beurre, qui font la moitié du plat.
Il fond en quelques minutes et permet de lever le filet d'une sole cuite entière.
Il donne la savoureur discrète qu'un beurre noisette vient soutenir.
Elle donne la douceur qui vaut à la sole sa réputation de poisson fin.
Elle coagule vite et donne la chair blanche qui se détache de l'arête centrale.
Il donne l'odeur de mer légère d'une sole qui vient d'être levée.
La science derrière
Les gestes
Le matériel
Quand ça rate
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