
L'écrevisse doit arriver vivante en cuisine : son tube digestif se vide dans la chair dès qu'elle meurt, et le goût vire en quelques heures.
Une recette du site utilise d' écrevisses. On en trouve surtout dans la cuisine française.
Toute l’année
rien à attendre
80%
du poids, cru
6,5kg CO₂e / kg
Élevée pour un ingrédient brut
20%
seule la queue et les pinces se mangent ; les carcasses font la bisque.
68,3kcal
pour 100 g
pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité élevée
cher
| Pour 100 g | |
|---|---|
Macro-élémentsminéraux dont le corps contient des grammes | |
| Calcium | 54 mg |
| Magnésium | 26 mg |
| Phosphore | 245 mg |
| Potassium | 300 mg |
Oligo-élémentsminéraux présents à l’état de traces | |
| Cuivre | 0,37 mg |
| Fer | 1,71 mg |
| Iode | 68,0 µg |
| Manganèse | 0,15 mg |
| Sélénium | 70,0 µg |
| Zinc | 1,18 mg |
Vitamines liposolublessolubles dans les graisses, elles arrivent avec les lipides | |
| Vitamine A (équivalents rétinol) | 11 µg |
| Bêta-carotène | 0 µg |
| Vitamine D | 0,25 µg |
| Vitamine K1 | 0,0 µg |
Vitamines hydrosolublessolubles dans l’eau, une partie passe dans l’eau de cuisson | |
| Vitamine C | 1,7 mg |
| Vitamine B1 (thiamine) | 0,06 mg |
| Vitamine B2 (riboflavine) | 0,06 mg |
| Vitamine B3 (niacine) | 2,10 mg |
| Vitamine B5 (acide pantothénique) | 0,57 mg |
| Vitamine B6 | 0,48 mg |
| Vitamine B9 (folates) | 26 µg |
| Vitamine B12 | 2,20 µg |
| Pour 100 g | |
|---|---|
Oméga-6série n-6, chef de file l’acide linoléique | |
| Acide linoléique 18:2 n-6 | 0,01 g |
Oméga-3série n-3, chef de file l’acide alpha-linolénique | |
| Acide alpha-linolénique 18:3 n-3 | 0,02 g |
| EPA 20:5 n-3 | 0,12 g |
| DHA 22:6 n-3 | 0,03 g |
Elles s'achètent vivantes et vigoureuses, la queue repliée sous le corps, ce qui est le signe d'un animal en forme. Une écrevisse molle, dont la queue pend, est mourante et se écarte. La carapace doit être dure ; après une mue récente, elle est souple et l'animal a peu de chair. Comptez huit à dix pièces par personne en entrée. En France, l'espèce indigène à pattes blanches est protégée et sa pêche très encadrée : ce que l'on trouve sur les étals est presque toujours de l'écrevisse américaine ou turque, ou de l'élevage.
Quelques heures seulement, vivantes, dans un linge humide au bas du réfrigérateur, jamais dans l'eau douce où elles s'asphyxient. Cuites, elles se gardent deux jours au frais, décortiquées ou non. Les carcasses ne se jettent jamais : concassées, torréfiées et mouillées, elles font la bisque, dont l'essentiel du goût vient précisément des têtes. Congelées cuites, elles tiennent trois mois, la chair perdant un peu de sa finesse mais restant tout à fait bonne en sauce.
Les châtrer avant cuisson
Le boyau noir qui court dans la queue est le tube digestif, et il apporte une amertume franche. Tenez l'écrevisse, saisissez la lamelle centrale de la nageoire caudale, tournez d'un quart de tour et tirez : le boyau vient entier. C'est le geste qui distingue une écrevisse de cuisinier d'une écrevisse amère.
Les cuire deux à trois minutes, pas plus
Plongées dans un court-bouillon bouillant, elles rougissent en une minute et sont cuites en trois. Au-delà, leur chair maigre se contracte et devient cotonneuse. Retirez-les dès qu'elles sont rouges et laissez-les tiédir dans le bouillon si vous les servez froides, ce qui les parfume sans les cuire davantage.
Torréfier les carcasses pour la bisque
Les têtes et carapaces, concassées et rôties à l'huile jusqu'à ce qu'elles sentent la noisette, développent par réaction de Maillard l'essentiel des arômes d'une bisque. Le rose caractéristique vient de l'astaxanthine libérée de ses protéines par la chaleur. Mouillez ensuite au cognac et au vin blanc, laissez réduire, puis passez au chinois.
Marge d'erreur
exigeant
Peu tolérante : sa chair maigre passe de nacrée à cotonneuse en une minute d'eau bouillante, et une écrevisse trop cuite ne se rattrape pas. S'y ajoute la fenêtre de fraîcheur, très courte, qui ne laisse pas non plus de marge. La bisque, elle, pardonne tout.
Les carcasses torréfiées passent d'un parfum iodé à des notes de noisette grillée, qui font toute la bisque.
Elle donne la douceur de la queue, plus délicate que celle de la crevette.
Elles se forment quand les carcasses sont saisies, étape qui fait toute la puissance d'un coulis.
Elle donne le rouge vif qui apparaît à la cuisson et teint le beurre d'écrevisse ou la bisque.
Il reste discret dans une écrevisse d'eau douce, ce qui impose de saler franchement la nage.
Elle se resserre vite et rend la queue caoutchouteuse dès trente secondes de cuisson en trop.
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