
Ganmodoki (beignets japonais de tofu aux légumes, frits, servis avec du daikon râpé)

Les boulettes de tofu de la cuisine japonaise des temples : tofu ferme essoré et écrasé avec de la carotte, des champignons noirs, de la cébette et du sésame, lié de Maïzena, frit à 170 °C et servi avec du daikon râpé, du gingembre et un filet de sauce soja.
Le ganmodoki est un pilier de la shōjin ryōri, la cuisine végétarienne des monastères bouddhistes japonais. Son nom, « imitation d'oie sauvage », dit qu'il a été inventé pour remplacer la viande, et il est aujourd'hui un aliment de tous les jours vendu dans chaque supermarché, mangé tel quel, mijoté dans l'oden ou braisé dans un bouillon sucré. À Kyoto, on l'appelle hirousu. Le tofu est le corps du beignet, et il faut d'abord lui ôter son eau : enveloppé dans un torchon sous un poids pendant 30 minutes, il perd un tiers de son volume et devient une pâte qui se tient. On y écrase les légumes coupés en fine julienne, carotte, champignons noirs réhydratés et cébette ; au Japon, ce seraient aussi des algues hijiki et des racines de bardane, remplacées ici par ce que l'on trouve. Le sésame et une pointe de gingembre parfument, et la Maïzena lie ce qui, sans elle, se disperserait dans l'huile. La friture se fait à 170 °C, une température modérée qui laisse le temps au centre de chauffer sans que la surface brûle : le tofu ne contient pas de sucre et brunit lentement, par la seule réaction de Maillard de ses protéines. Les beignets sortent dorés, croustillants dehors et moelleux dedans. On les sert chauds avec du daikon râpé et pressé, du gingembre frais, et quelques gouttes de sauce soja, ou mijotés 10 minutes dans un bouillon de soja et de miel.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 4 personnes · 1 216 g préparés, 304 g par personne
⚠️ Allergènes :
Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 6 sur 6.
Pâte pétrie le matin et façonnée, au frais sur une plaque ; friture au dernier moment.
Frits la veille, ils se réchauffent au four ou se mijotent dix minutes dans un bouillon dashi.
Frits et refroidis, à plat puis en sac, deux mois ; réchauffer au four ou dans un bouillon.
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Envelopper le tofu dans un torchon, le poser sous une planche lestée et le laisser s'essorer 30 minutes. Pendant ce temps, tremper les champignons noirs 20 minutes dans de l'eau chaude.
C’est prêt quand : Le tofu pressé s'écrase en pâte sans rendre d'eau, et les champignons réhydratés sont souples et gonflés.
Tailler la carotte et les champignons égouttés en fine julienne, ciseler les cébettes, hacher 10 g de gingembre.
Écraser le tofu à la main en pâte fine. Ajouter les légumes, le sésame, la Maïzena, l'œuf, le sel et le sucre. Pétrir jusqu'à une pâte homogène qui se tient en boule. Façonner 12 galettes épaisses avec les mains huilées.
C’est prêt quand : La pâte colle aux mains et se tient en boule ; on y voit la julienne orange et noire.
Chauffer l'huile à 170 °C et frire les ganmodoki par fournées de 4, 5 minutes en les retournant, jusqu'à ce qu'ils soient dorés. Égoutter sur du papier.
C’est prêt quand : Les beignets sont dorés, bosselés, gonflés, et remontent à la surface fermes.
Râper le daikon et le presser légèrement. Servir les beignets chauds avec le daikon, le reste du gingembre râpé et la sauce soja à côté.
0 / 5 étapes terminées
Pourquoi : Tofu pas assez pressé. (Osmose)
Rattrapage : Pressez plus longtemps ; ajoutez 10 g de Maïzena et façonnez plus serré.
Pourquoi : Huile pas assez chaude ou fournée trop grosse. (Transferts de chaleur)
Rattrapage : 170 °C au thermomètre, quatre par quatre.
Pourquoi : Pâte peu assaisonnée : c'est le daikon et la sauce soja qui font le goût. (Rôle du sel)
Rattrapage : Servez avec le daikon râpé, la sauce soja et le gingembre ; ne salez pas la pâte davantage.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : boîte hermétique
Réchauffage : Huit minutes à 180 °C au four, ou dix minutes dans un dashi sucré.
Trois jours au réfrigérateur ; ils ramollissent et se mijotent alors très bien dans un bouillon.
Sans œuf, avec 20 g de Maïzena de plus et une cuillerée de farine : la version des temples, un peu plus fragile.
Ajoutez 10 g d'hijiki réhydraté et 60 g d'edamame écossés : la version classique des bento.
Beignets frits mijotés quinze minutes dans 40 cL de dashi avec 3 cL de soja, 2 cL de mirin et 10 g de sucre : le plat d'hiver.
Un thé vert sencha ou un saké sec tiède
Une bière japonaise légère

Le tofu pressé trente minutes sous un poids perd l'eau qui ferait éclater le beignet : ce qui reste est une pâte de protéines de soja qui se lie à l'œuf et à la Maïzena.
Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

Un œuf et 30 g de Maïzena pour 600 g de tofu : l'œuf coagule à la friture et soude le beignet, dont le tofu seul se déferait.
Les protéines de l'œuf figent entre 62 et 85 °C : c'est ce qui lie crèmes, flans et appareils à quiche, et ce qui granule si on surchauffe.

Cinq minutes à 170 °C : la surface sèche et dore en croûte fine et bosselée, le centre reste moelleux comme une éponge chaude.
Le croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.

Quatre par quatre, pas plus : l'huile doit rester à 170 °C, et une fournée trop grosse la fait chuter et détremper les beignets.
Conduction, convection et rayonnement ne chauffent pas pareil : poêle, four, friture et vapeur donnent des résultats différents.

Tofu enveloppé dans un torchon sous une assiette lestée, trente minutes ; il perd un tiers de son poids.

Carotte et champignons noirs réhydratés en julienne fine : les légumes doivent traverser le beignet sans le casser.

Tofu écrasé, légumes, sésame, Maïzena et œuf pétris à la main jusqu'à une pâte homogène qui colle.

Boulettes aplaties, 170 °C, cinq minutes, retournées à mi-cuisson : dorées et gonflées.
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