Ganmodoki (beignets japonais de tofu aux légumes, frits, servis avec du daikon râpé)

Ganmodoki (beignets japonais de tofu aux légumes, frits, servis avec du daikon râpé)

entree
🗓️Toute saison

Les boulettes de tofu de la cuisine japonaise des temples : tofu ferme essoré et écrasé avec de la carotte, des champignons noirs, de la cébette et du sésame, lié de Maïzena, frit à 170 °C et servi avec du daikon râpé, du gingembre et un filet de sauce soja.

L'histoire de la recette

Le ganmodoki est un pilier de la shōjin ryōri, la cuisine végétarienne des monastères bouddhistes japonais. Son nom, « imitation d'oie sauvage », dit qu'il a été inventé pour remplacer la viande, et il est aujourd'hui un aliment de tous les jours vendu dans chaque supermarché, mangé tel quel, mijoté dans l'oden ou braisé dans un bouillon sucré. À Kyoto, on l'appelle hirousu. Le tofu est le corps du beignet, et il faut d'abord lui ôter son eau : enveloppé dans un torchon sous un poids pendant 30 minutes, il perd un tiers de son volume et devient une pâte qui se tient. On y écrase les légumes coupés en fine julienne, carotte, champignons noirs réhydratés et cébette ; au Japon, ce seraient aussi des algues hijiki et des racines de bardane, remplacées ici par ce que l'on trouve. Le sésame et une pointe de gingembre parfument, et la Maïzena lie ce qui, sans elle, se disperserait dans l'huile. La friture se fait à 170 °C, une température modérée qui laisse le temps au centre de chauffer sans que la surface brûle : le tofu ne contient pas de sucre et brunit lentement, par la seule réaction de Maillard de ses protéines. Les beignets sortent dorés, croustillants dehors et moelleux dedans. On les sert chauds avec du daikon râpé et pressé, du gingembre frais, et quelques gouttes de sauce soja, ou mijotés 10 minutes dans un bouillon de soja et de miel.

Difficulté: 2/5

Ingrédients

4

Recette originale prévue pour 4 personnes · 1 216 g préparés, 304 g par personne

⚠️ Allergènes :

🌾 gluten
🥚 œufs
🥯 sésame
🫘 soja

Ustensiles nécessaires

Cochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 6 sur 6.

Nutrition, glycémie, carbone & prix

Chronogramme

Total : 1h18
Actif : 30 min
Attente : 48 min
Réalisation
30 min
10 min
15 min
18 min
0 min20 min39 min59 min1h18
Découpe
Mélange
Dressage
Attente (repos, trempage)

⏳ Préparer à l’avance

Quelques heures avant

Pâte pétrie le matin et façonnée, au frais sur une plaque ; friture au dernier moment.

La veille

Frits la veille, ils se réchauffent au four ou se mijotent dix minutes dans un bouillon dashi.

Au congélateur

Frits et refroidis, à plat puis en sac, deux mois ; réchauffer au four ou dans un bouillon.

Préparation de la recette

Instructions détaillées

Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés

Tofu
600 g de tofu
Champignons noirs séchés
10 g de champignons noirs séchés

Envelopper le tofu dans un torchon, le poser sous une planche lestée et le laisser s'essorer 30 minutes. Pendant ce temps, tremper les champignons noirs 20 minutes dans de l'eau chaude.

C’est prêt quand : Le tofu pressé s'écrase en pâte sans rendre d'eau, et les champignons réhydratés sont souples et gonflés.

📋
Carotte
80 g de carotte
Cébette
3 Cébette
Gingembre frais
20 g de gingembre frais

Tailler la carotte et les champignons égouttés en fine julienne, ciseler les cébettes, hacher 10 g de gingembre.

Technique :
Tailler en julienne
🥄
Sésame
15 g de sésame
Maïzena
30 g de maïzena
Oeuf
Oeuf
Sel
5 g de sel
Sucre en poudre
5 g de sucre en poudre

Écraser le tofu à la main en pâte fine. Ajouter les légumes, le sésame, la Maïzena, l'œuf, le sel et le sucre. Pétrir jusqu'à une pâte homogène qui se tient en boule. Façonner 12 galettes épaisses avec les mains huilées.

Technique :
Pétrir

C’est prêt quand : La pâte colle aux mains et se tient en boule ; on y voit la julienne orange et noire.

🔥
Huile de tournesol
80 cL de huile de tournesol

Chauffer l'huile à 170 °C et frire les ganmodoki par fournées de 4, 5 minutes en les retournant, jusqu'à ce qu'ils soient dorés. Égoutter sur du papier.

Technique :
Frire

C’est prêt quand : Les beignets sont dorés, bosselés, gonflés, et remontent à la surface fermes.

📋
Radis blanc (daikon)
200 g de radis blanc (daikon)
Sauce Soja
4 cL de sauce soja

Râper le daikon et le presser légèrement. Servir les beignets chauds avec le daikon, le reste du gingembre râpé et la sauce soja à côté.

Technique :
Presser et extraire
Progression

0 / 5 étapes terminées

Ça n’a pas marché ?

Pourquoi : Tofu pas assez pressé. (Osmose)

Rattrapage : Pressez plus longtemps ; ajoutez 10 g de Maïzena et façonnez plus serré.

Pourquoi : Huile pas assez chaude ou fournée trop grosse. (Transferts de chaleur)

Rattrapage : 170 °C au thermomètre, quatre par quatre.

Pourquoi : Pâte peu assaisonnée : c'est le daikon et la sauce soja qui font le goût. (Rôle du sel)

Rattrapage : Servez avec le daikon râpé, la sauce soja et le gingembre ; ne salez pas la pâte davantage.

Le même problème, ailleurs sur le site :

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Après la recette

🥡 Conservation et réchauffage

❄️ Au frigo : 3 jours
🧊 Au congélateur : 2 mois

Comment : boîte hermétique

Réchauffage : Huit minutes à 180 °C au four, ou dix minutes dans un dashi sucré.

Trois jours au réfrigérateur ; ils ramollissent et se mijotent alors très bien dans un bouillon.

🔄 Variantes

Vegan
Vegan

Sans œuf, avec 20 g de Maïzena de plus et une cuillerée de farine : la version des temples, un peu plus fragile.

Hijiki et edamame

Ajoutez 10 g d'hijiki réhydraté et 60 g d'edamame écossés : la version classique des bento.

En nimono

Beignets frits mijotés quinze minutes dans 40 cL de dashi avec 3 cL de soja, 2 cL de mirin et 10 g de sucre : le plat d'hiver.

🍽️ Avec quoi le servir

🥗 Accompagnement

Un bol de riz blanc vapeur

🥗 Accompagnement

Un tsukemono de concombre

🥤 Boisson

Un thé vert sencha ou un saké sec tiède

🥤 Boisson

Une bière japonaise légère

Pour aller plus loin

🧪 La chimie et la physique de la recette

Osmose
Physique

Le tofu pressé trente minutes sous un poids perd l'eau qui ferait éclater le beignet : ce qui reste est une pâte de protéines de soja qui se lie à l'œuf et à la Maïzena.

Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

Coagulation de l'œuf
Chimie

Un œuf et 30 g de Maïzena pour 600 g de tofu : l'œuf coagule à la friture et soude le beignet, dont le tofu seul se déferait.

Les protéines de l'œuf figent entre 62 et 85 °C : c'est ce qui lie crèmes, flans et appareils à quiche, et ce qui granule si on surchauffe.

Séchage et croustillant
Physique

Cinq minutes à 170 °C : la surface sèche et dore en croûte fine et bosselée, le centre reste moelleux comme une éponge chaude.

Le croustillant naît du départ de l'eau en surface ; couvrir ou entasser fait ramollir.

Transferts de chaleur
Physique

Quatre par quatre, pas plus : l'huile doit rester à 170 °C, et une fournée trop grosse la fait chuter et détremper les beignets.

Conduction, convection et rayonnement ne chauffent pas pareil : poêle, four, friture et vapeur donnent des résultats différents.

🔪 Les techniques utilisées

Presser et extraire

Tofu enveloppé dans un torchon sous une assiette lestée, trente minutes ; il perd un tiers de son poids.

Tailler en julienne

Carotte et champignons noirs réhydratés en julienne fine : les légumes doivent traverser le beignet sans le casser.

Pétrir

Tofu écrasé, légumes, sésame, Maïzena et œuf pétris à la main jusqu'à une pâte homogène qui colle.

Frire

Boulettes aplaties, 170 °C, cinq minutes, retournées à mi-cuisson : dorées et gonflées.

💡 Conseils supplémentaires

  • Tofu ferme (momen), pas soyeux : le soyeux ne se presse pas et ne fait pas de beignet.
  • Mains humides pour façonner : la pâte colle, c'est normal, et c'est ce qui tient à la friture.
  • La surface bosselée est le signe du ganmodoki : ne lissez pas les beignets.
  • Le daikon râpé se presse légèrement et se met en petit tas à côté : on l'arrose de sauce soja et on trempe.
  • Les ganmodoki se mijotent aussi dans un bouillon dashi sucré (nimono) : c'est leur autre vie, dans l'oden d'hiver.
  • Une feuille d'algue hijiki ou quelques edamame dans la pâte : les versions des temples zen.

Avis