
Confiture de cerises à la vanille

Une confiture de cerises dénoyautées, parfumée à la gousse de vanille, à la couleur rouge sombre et au goût de fruit franc. À tartiner sur du pain grillé, du fromage blanc ou un yaourt nature.
La cerise est un fruit pauvre en pectine, la substance qui fait prendre la confiture. On compense par le jus de citron, qui amène l'acidité vers un pH proche de 3 (condition pour que la pectine s'organise en réseau), et par le sucre, qui retient l'eau et doit représenter environ 60 à 65 % du poids final. Sans cela, on obtient un sirop de cerises plutôt qu'une confiture. La macération d'une nuit fait sortir le jus des fruits sous l'effet du sucre et raccourcit la cuisson, ce qui préserve la couleur et le parfum. La vanille infuse dans le sirop bouillant et arrondit l'acidité de la cerise. Le point de prise se situe à 105 °C, et se confirme par le test de l'assiette froide. Choisissez des cerises bien mûres, fermes et sans meurtrissures, de préférence des variétés acidulées comme la Montmorency ou la Burlat. Les noyaux, mis dans un petit sachet de tissu pendant la cuisson, donnent une note d'amande et un peu de pectine. Conservation : pots stériles retournés, 12 mois à l'abri de la lumière ; une fois ouvert, au frais et à consommer en 3 à 4 semaines.
Difficulté: 1/5
Recette originale prévue pour 6 personnes · 1 696 g préparés, 283 g par personne
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Étape 4 — La macération d'une nuit fait partie de la recette : préparez les cerises le soir, la cuisson se fait le lendemain.
Les pots fermés se gardent des mois : la confiture se prépare bien avant le moment de la manger, elle gagne même à reposer deux semaines.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Préchauffez le four à 120 °C. Lavez les pots et leurs couvercles à l'eau chaude savonneuse, rincez-les et mettez-les à l'envers sur une plaque.
Lavez et queutez les cerises, puis dénoyautez-les. Fendez les gousses de vanille en deux et grattez les graines avec la pointe d'un couteau.
Mélangez les cerises, le sucre, le jus de citron, les graines et les gousses de vanille dans une grande bassine.
Laissez macérer toute une nuit au frais, à couvert. Les cerises rendent leur jus et le sucre se dissout.
Portez à ébullition à feu vif en remuant, puis laissez cuire 25 minutes à gros bouillons en écumant. La confiture est prête quand la mousse retombe, qu'elle nappe la cuillère et atteint 105 °C.
C’est prêt quand : La mousse retombe, les bulles deviennent plus lentes et la confiture nappe la cuillère, à 105 °C.
Pour vérifier la prise, déposez une goutte de confiture sur une assiette sortie du congélateur : après une minute, elle doit se figer et se plisser au doigt. Retirez les gousses de vanille.
C’est prêt quand : Une goutte sur l'assiette glacée se fige en une minute et se plisse quand on pousse du doigt.
Contrôlez la concentration en sucre et l'acidité avant la mise en pots. Hors du feu, prélevez une demi-cuillerée de sirop, sans morceaux de fruit, et laissez-la refroidir une minute sur une soucoupe froide : une goutte chaude s'évapore sur le prisme et fausse la lecture vers le haut. Déposez la goutte sur le réfractomètre : visez 60 à 65 °Brix, 60 % de matière sèche soluble étant le minimum réglementaire d'une confiture. En dessous, remettez à bouillir 3 à 5 minutes et mesurez de nouveau. Au-delà de 68, la confiture risque de cristalliser en pot : détendez-la d'une cuillerée d'eau bouillante. Touchez ensuite la goutte refroidie avec une bandelette de pH à plage étroite : elle doit lire entre 3,0 et 3,5. Au-dessus de 3,5, la pectine prend mal et la conservation est moins sûre : ajoutez une cuillerée de jus de citron, faites bouillir 2 minutes et mesurez de nouveau. La cerise douce est peu acide : c'est ici que la bandelette compte le plus, et le citron de la recette n'est pas facultatif. Sans réfractomètre, le thermomètre et le test de l'assiette restent de bons repères. Remettez à frémir une minute avant de remplir les pots, pour que la confiture y entre bien chaude.
C’est prêt quand : Le réfractomètre lit 60 à 65 °Brix et la bandelette de pH entre 3,0 et 3,5.
Passez les pots 15 minutes dans le four à 120 °C, puis laissez-les y attendre la confiture, pour qu'ils soient chauds et stériles au moment du remplissage.
Remplissez les pots chauds à ras bord à la louche, essuyez les bords, fermez aussitôt. Laissez un centimètre de vide sous le couvercle.
Retournez les pots, couvercle vers le bas, et laissez-les refroidir ainsi pendant 12 heures : le vide se fait et le couvercle se creuse.
C’est prêt quand : Le couvercle s'est creusé et ne claque plus sous le pouce : le pot est sous vide.
0 / 10 étapes terminées
Pourquoi : Elle n'a pas atteint 105 °C : les cerises, pauvres en pectine, demandent une évaporation poussée. (Ébullition et température)
Rattrapage : Remettez à bouillir 5 à 10 minutes et retestez à l'assiette ; vous pouvez le faire même en pots, en les rouvrant et en les restérilisant.
Pourquoi : Pots mal stérilisés, remplis froids, ou remplis trop peu : l'air resté sous le couvercle favorise les moisissures. (Températures de sécurité)
Rattrapage : Jetez le pot : une moisissure n'est pas à retirer à la cuillère. La prochaine fois, remplissez à ras bord avec des pots chauds.
Pourquoi : Cuisson trop forte ou trop longue après la prise. (Rôle du sucre)
Rattrapage : Arrêtez dès 105 °C et dès que l'assiette froide plisse ; baissez le feu en fin de cuisson.
Pourquoi : Des levures fermentent le sucre : la concentration était trop basse ou le pot n'a pas fait le vide. (Rôle du sucre)
Rattrapage : Jetez le pot sans le goûter. À la prochaine fournée, montez à 60 °Brix au moins et remplissez les pots bien chauds.
Pourquoi : La confiture est trop concentrée, au-delà de 68 °Brix, ou trop peu acide : l'acide inverse une partie du saccharose pendant la cuisson, et ce sucre inverti empêche les cristaux. (Cristallisation du sucre)
Rattrapage : Réchauffez doucement le pot entamé avec une cuillerée d'eau et quelques gouttes de jus de citron. La fois suivante, arrêtez la cuisson à 65 °Brix.
Pourquoi : Le fruit est peu acide ou très mûr, ou le citron a été oublié. (Acidité et pH)
Rattrapage : Ajoutez du jus de citron par cuillerée, faites bouillir 2 minutes après chaque ajout et mesurez de nouveau sur une goutte refroidie.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : pot en verre stérilisé, couvercle vissé
Pots stériles fermés et retournés, à l'abri de la lumière : environ 12 mois. Une fois ouvert, 3 à 4 semaines au frais.
Ajoutez 2 cl de kirsch hors du feu, juste avant de remplir : l'alcool souligne le fruit sans cuire.
Remplacez la vanille par 30 g de chocolat noir fondu dans la confiture tiède : un pot gourmand, plus à manger en dessert qu'au petit déjeuner.

Les cerises sont pauvres en pectine : sans l'aide du citron et d'une bonne évaporation, la confiture reste un coulis. Le sucre et l'acide font se lier le peu de pectine présent, d'où une prise souple et non ferme.
Gélatine, pectine ou agar-agar piègent l'eau dans un réseau : confitures, panna cotta, gelées.

Les 4 cl de citron abaissent le pH sous 3,5, la zone où la pectine gélifie, et avivent le fruit que la vanille aurait sinon rendu lourd.
L'acide raffermit les protéines, ralentit l'oxydation, équilibre le goût et active le bicarbonate.

La nuit de macération fait sortir le jus des cerises par osmose : on cuit ensuite dans un sirop déjà formé, ce qui raccourcit la cuisson à 25 minutes et garde un fruit moins cuit.
Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

Les gousses restent dans la confiture pendant la macération et la cuisson : leur vanilline passe dans le sirop, et c'est pourquoi on les retire seulement à l'étape 6.
Les molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.

À 105 °C, l'eau s'est assez évaporée pour que le mélange atteigne environ 65 % de sucre : c'est le seuil où une confiture prend et se conserve. En dessous elle reste sirupeuse, au-dessus elle caramélise. Avec des cerises, qui rendent beaucoup de jus, comptez bien les 25 minutes de gros bouillons avant de tester.
L'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).

À 60 °Brix et plus, le sucre retient assez d'eau (activité de l'eau vers 0,82 à 0,85) pour que les bactéries et la plupart des moisissures ne s'y développent pas : c'est ce qui fait de la confiture une conserve, et le réfractomètre le vérifie.
Au-delà du goût : conservation, coloration, moelleux, abaissement du point de congélation des glaces.
Le four à 120 °C sert deux fois : d'abord à sécher les pots lavés, puis à les maintenir chauds et stériles jusqu'au remplissage.

L'écume, riche en impuretés et en air, trouble la confiture et la fait mal se conserver : retirez-la au fur et à mesure.

Les graines grattées et les gousses fendues infusent dans le sirop pendant la nuit puis la cuisson.
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