
Confiture de cerises

Une confiture rouge sombre aux cerises dénoyautées, douce avec une pointe d'acidité et de kirsch. Elle accompagne le fromage de brebis, un gâteau basque ou un yaourt.
La cerise arrive de la mer Noire, et la France en cultive de nombreuses variétés, du bigarreau à la griotte. La confiture de cerises noires est la spécialité du Pays basque, où on la sert avec le fromage de brebis. La cerise est riche en eau et assez pauvre en pectine, avec un pH de 3,6 à 4 pour les douces : le jus de citron est indispensable pour abaisser l'acidité et faire prendre le gel. On compte 60 à 65 % de sucre et une cuisson à 105 °C ; les noyaux, gardés dans un sachet, apportent un peu de pectine et un parfum d'amande. Choisissez des cerises fermes et charnues, griottes ou burlats, plutôt acidulées pour une meilleure prise. Une confiture bien faite se garde 12 mois en pots stérilisés et retournés, à l'abri de la lumière. Une fois ouvert, le pot se garde au frais et se consomme en 3 à 4 semaines.
Difficulté: 2/5
Recette originale prévue pour 5 personnes · 1 720 g préparés, 344 g par personne
⚠️ Allergènes :
aucun identifiéCochez ce que vous possédez déjà — il vous en manque 10 sur 10.
Étape 3 — Dénoyautez, sucrez et laissez macérer la veille : la cuisson du lendemain est brève.
Étape 10 — Les pots se gardent environ un an fermés ; le kirsch s'arrondit après quelques semaines.
Cliquez sur chaque étape pour voir les ingrédients concernés
Lavez 5 pots et leurs couvercles à l'eau chaude savonneuse, rincez-les et posez-les ouverts sur une plaque dans un four préchauffé à 120 °C. Mettez aussi deux petites assiettes au congélateur pour le test de prise.
Lavez les cerises, queutez-les et dénoyautez-les avec un dénoyauteur ou la pointe d'un économe. Conservez une poignée de noyaux, que vous nouerez dans une mousseline.
Mettez les cerises, le sucre et le jus du citron dans une bassine. Mélangez, couvrez et laissez macérer une nuit au frais.
C’est prêt quand : Les cerises baignent dans un sirop rouge sombre et le sucre est presque fondu.
Ajoutez le sachet de noyaux et portez à ébullition à feu vif en remuant jusqu'à dissolution complète du sucre, puis écumez.
Laissez bouillir à gros bouillons en remuant souvent, jusqu'à 105 °C. La mousse retombe et la confiture nappe la cuillère.
C’est prêt quand : 105 °C au thermomètre, la mousse retombe et la confiture nappe la cuillère.
Contrôlez la concentration en sucre et l'acidité avant la mise en pots. Hors du feu, prélevez une demi-cuillerée de sirop, sans morceaux de fruit, et laissez-la refroidir une minute sur une soucoupe froide : une goutte chaude s'évapore sur le prisme et fausse la lecture vers le haut. Déposez la goutte sur le réfractomètre : visez 60 à 65 °Brix, 60 % de matière sèche soluble étant le minimum réglementaire d'une confiture. En dessous, remettez à bouillir 3 à 5 minutes et mesurez de nouveau. Au-delà de 68, la confiture risque de cristalliser en pot : détendez-la d'une cuillerée d'eau bouillante. Touchez ensuite la goutte refroidie avec une bandelette de pH à plage étroite : elle doit lire entre 3,0 et 3,5. Au-dessus de 3,5, la pectine prend mal et la conservation est moins sûre : ajoutez une cuillerée de jus de citron, faites bouillir 2 minutes et mesurez de nouveau. La cerise douce est peu acide : c'est ici que la bandelette compte le plus, et le citron de la recette n'est pas facultatif. Sans réfractomètre, le thermomètre et le test de l'assiette restent de bons repères. Remettez à frémir une minute avant de remplir les pots, pour que la confiture y entre bien chaude.
C’est prêt quand : Le réfractomètre lit 60 à 65 °Brix et la bandelette de pH entre 3,0 et 3,5.
Retirez les pots du four en vous aidant d'un torchon. Écumez la confiture, puis remplissez les pots à ras bord à la louche, avec un entonnoir si possible. Essuyez les bords, vissez les couvercles aussitôt.
Retournez les pots sur leur couvercle et laissez-les ainsi pendant 10 minutes : la chaleur de la confiture termine de stériliser l'intérieur du couvercle et crée le vide.
Remettez les pots à l'endroit et laissez-les refroidir complètement, sans les bouger, pendant une nuit. Étiquetez avec la date. Conservez à l'abri de la lumière, 12 mois ; une fois ouvert, gardez le pot au frais et consommez-le en 3 à 4 semaines.
0 / 9 étapes terminées
Pourquoi : La cerise est peu pectinée : arrêt avant 105 °C ou fruits trop aqueux. (Gélification)
Rattrapage : Reversez dans la bassine, bouillez 3 minutes de plus et refaites l'assiette froide, kirsch à la fin.
Pourquoi : Les fruits sont moins denses que le sirop chaud et remontent. (Densité des liquides)
Rattrapage : Laissez la confiture tiédir 5 minutes en remuant une fois avant la mise en pots.
Pourquoi : Trop de noyaux dans la mousseline ou une infusion trop longue. (Diffusion et infusion)
Rattrapage : Pas de rattrapage ; la prochaine fois, limitez-vous à une poignée et retirez-les à l'étape 5.
Pourquoi : Le pot a été ensemencé : confiture trop peu concentrée, remplissage trop froid, couvercle qui n'a pas fait le vide ou cuillère sale. (Températures de sécurité)
Rattrapage : Jetez le pot entier, sans gratter la surface : les moisissures diffusent dans toute la confiture des toxines comme la patuline, invisibles et que la cuisson ne détruit pas.
Pourquoi : Des levures fermentent le sucre : la concentration était trop basse ou le pot n'a pas fait le vide. (Rôle du sucre)
Rattrapage : Jetez le pot sans le goûter. À la prochaine fournée, montez à 60 °Brix au moins et remplissez les pots bien chauds.
Pourquoi : La confiture est trop concentrée, au-delà de 68 °Brix, ou trop peu acide : l'acide inverse une partie du saccharose pendant la cuisson, et ce sucre inverti empêche les cristaux. (Cristallisation du sucre)
Rattrapage : Réchauffez doucement le pot entamé avec une cuillerée d'eau et quelques gouttes de jus de citron. La fois suivante, arrêtez la cuisson à 65 °Brix.
Pourquoi : Le fruit est peu acide ou très mûr, ou le citron a été oublié. (Acidité et pH)
Rattrapage : Ajoutez du jus de citron par cuillerée, faites bouillir 2 minutes après chaque ajout et mesurez de nouveau sur une goutte refroidie.
Le même problème, ailleurs sur le site :
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Comment : pots en verre stérilisés, couvercle vissé
Pots fermés, retournés puis remis à l'endroit, à l'abri de la lumière : environ 12 mois. Une fois ouvert, un pot se garde 3 à 4 semaines au frais. Le kirsch aide la conservation sans la remplacer : la stérilisation des pots reste indispensable.

La nuit au frais avec 600 g de sucre tire le jus des cerises dénoyautées : elles baignent dans leur sirop et la cuisson peut rester courte.
Le sel ou le sucre attirent l'eau hors des cellules : dégorger un concombre, saumurer une volaille.

La cerise est pauvre en pectine : le citron, le sucre et les 105 °C font la prise, et la confiture reste plutôt souple, ce qui est normal.
Gélatine, pectine ou agar-agar piègent l'eau dans un réseau : confitures, panna cotta, gelées.

Les noyaux noués dans une mousseline diffusent un arôme d'amande amère dans le sirop ; on les retire avant le kirsch pour ne garder que le parfum.
Les molécules d'arôme migrent du milieu concentré vers le dilué : marinades, thé, bouillons, épices dans une sauce.

Le kirsch est versé en fin de cuisson, hors de l'ébullition, pour que son parfum, volatil, reste dans le pot au lieu de partir à la vapeur.
Certains arômes se dissolvent dans le gras, d'autres dans l'eau ou l'alcool : d'où l'intérêt de faire revenir les épices ou de flamber.

À gros bouillons jusqu'à 105 °C : assez pour concentrer le sirop, assez peu pour que les cerises gardent leur forme et leur couleur.
L'eau bout à 100 °C et n'ira pas plus haut : un thermostat naturel pour pocher et mijoter (et plus sous pression).

À 60 °Brix et plus, le sucre retient assez d'eau (activité de l'eau vers 0,82 à 0,85) pour que les bactéries et la plupart des moisissures ne s'y développent pas : c'est ce qui fait de la confiture une conserve, et le réfractomètre le vérifie.
Au-delà du goût : conservation, coloration, moelleux, abaissement du point de congélation des glaces.

La pectine ne forme son réseau qu'entre pH 2,8 et 3,5, et un milieu aussi acide bloque aussi les bactéries pathogènes : une bandelette sur une goutte refroidie le vérifie avant la mise en pots.
L'acide raffermit les protéines, ralentit l'oxydation, équilibre le goût et active le bicarbonate.

Les cerises rejettent une écume rosée en début d'ébullition ; l'enlever garde la confiture limpide.

On évapore l'eau du fruit à gros bouillons jusqu'à 105 °C : la réduction fixe la prise.

Les noyaux en mousseline infusent dans le sirop pour un parfum d'amande, puis se retirent d'un geste.
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