C6H8O3128,13 g/mol
Le goût de noix du vin jaune et du marsala : la molécule de l'oxydation lente, qu'aucune vinification classique ne fabrique.
Elle est le marqueur des vins qui ont vieilli au contact de l'air, sous un voile de levures dans le Jura, en fût partiellement vide en Sicile ou à Xérès, et c'est elle qu'on appelle le goût de noix ou le rancio. Son seuil de perception est parmi les plus bas que l'on connaisse, quelques nanogrammes par litre, si bien qu'un rien la rend dominante : c'est aussi la molécule du curry, du fenugrec et du sirop d'érable, ce qui explique la parenté déroutante entre un vin jaune et une graine de fenugrec. En cuisine, elle est ce qui rend ces vins irremplaçables : un poulet au vin jaune, un risotto au marsala ou un zabaione ne se refont pas avec un vin blanc sec, non par snobisme mais parce que la molécule manque. Elle résiste très bien à la chaleur, ce qui est rare pour un arôme, et une sauce réduite au vin jaune garde son caractère ; c'est même le seul cas où réduire un vin oxydatif renforce ce qu'on cherche. Elle apparaît aussi comme défaut dans un vin blanc ordinaire mal conservé, où elle signale une oxydation prématurée.
noix, curry, fenugrec, sucre brûlé
Seuil de détection : quelques nanogrammes par litre : elle domine à l'état de traces
Peu volatile : elle tient la cuisson : on peut l’infuser longtemps sans la perdre, et elle parfume encore le lendemain.
Les recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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