Les enzymes qui coupent les protéines : elles attendrissent, elles digèrent, et elles font le goût d'un tempeh.
Ce sont les ciseaux du monde vivant : elles coupent les longues chaînes protéiques en fragments courts et en acides aminés libres, et cette coupure fait deux choses en cuisine. Elle change la texture, parce qu'une protéine tronçonnée ne tient plus la structure : c'est l'attendrissement d'une viande par la papaye, l'ananas ou le gingembre, et la raison pour laquelle une gelée montée à l'ananas cru ne prend jamais. Et elle change le goût, parce que les acides aminés libérés portent la savoureur, l'amertume et le sucré : c'est tout le principe du tempeh, où le champignon en produit pendant la fermentation et prédigère le soja, comme du miso, du nuoc-mâm et d'un fromage affiné. La règle pratique tient à leur nature de protéines : elles se dénaturent à la chaleur, la plupart entre 60 et 75 °C, ce qui donne une fenêtre. Sous cette température elles travaillent, et une viande maintenue longtemps à 55 °C s'attendrit toute seule par ses propres enzymes ; au-delà elles sont mortes, ce qui explique qu'un ananas en boîte, pasteurisé, laisse prendre une gelée que l'ananas frais détruit.
sans odeur propre, elles fabriquent celle de la fermentation
Non volatile : elle ne s’évapore pas : elle ne se sent pas au nez, elle se goûte, et la cuisson ne l’emporte pas.
Elles prédigèrent les protéines du soja et rendent le tempeh plus digeste.
TempehLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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