La protéase du latex de figue : elle attendrit une viande, elle fait cailler un lait, et elle empêche une gelée de prendre.
Le lait blanc qui perle à la cassure d'une figue pas tout à fait mûre contient une enzyme qui coupe les protéines, et elle est assez puissante pour avoir servi de présure végétale dans tout le bassin méditerranéen. Ses effets en cuisine sont les mêmes que ceux de la papaye et de l'ananas, avec les mêmes conséquences. Une gelée, une panna cotta ou une bavaroise à la figue fraîche ne prend pas, la gélatine étant une protéine que l'enzyme découpe ; il faut soit blanchir les figues une minute, soit les cuire en compote, soit les remplacer par des figues sèches ou en sirop. Une marinade à la figue attendrit réellement une viande, et à l'excès si on l'oublie, la surface devenant farineuse. Un lait chaud additionné de latex de figue caille en quelques minutes, ce qui est le principe de plusieurs fromages fermiers du sud. L'enzyme est détruite par une cuisson brève, ce qui rend la parade simple : tout ce qui est cuit ne pose plus de problème, et la figue rôtie, confite ou en confiture est parfaitement inoffensive pour un dessert gélifié.
Non volatile : elle ne s’évapore pas : elle ne se sent pas au nez, elle se goûte, et la cuisson ne l’emporte pas.
Cette protéase du latex attendrit la viande et empêche une gelée à la figue de prendre.
FiguesLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
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