La protéine soluble du foie et du sang : celle qui coagule vers soixante-dix degrés et qui lie une terrine sans qu'on ajoute beaucoup d'œuf.
C'est la protéine qui explique qu'une terrine de foie tienne. Soluble dans l'eau et abondante dans le foie, elle coagule vers soixante-dix degrés en emprisonnant le gras fondu, et c'est cette prise qui donne à une terrine sa tenue au tranchage. D'où la règle qui gouverne tous les foies : la fenêtre de cuisson est étroite et il n'y a pas de rattrapage. En dessous, rien ne lie et la terrine coule ; au-dessus, elle se contracte, rejette le gras et donne cette terrine grise entourée d'une flaque, qu'aucune remise au froid ne récupère. La conséquence pratique est un thermomètre et un bain-marie plutôt qu'un four sec, une cuisson visée à soixante-cinq degrés au cœur pour un foie gras et arrêtée là, puis un refroidissement lent, la prise finissant au froid. C'est aussi ce qui limite un parfait de foie de volaille au rosé : passé le rosé, la texture soyeuse est perdue. La même protéine, dans le blanc d'œuf et dans le sang, est ce qui clarifie un consommé : elle coagule en remontant et emporte les particules avec elle.
Non volatile : elle ne s’évapore pas : elle ne se sent pas au nez, elle se goûte, et la cuisson ne l’emporte pas.
Elle coagule vers soixante-dix degrés et lie une terrine sans qu'il faille beaucoup d'œuf.
Foie de porcElle coagule à basse température et lie un parfait, à condition de ne pas dépasser le rosé.
Foie de volailleElle coagule doucement et retient le gras fondu, ce qui donne à la terrine sa tenue au tranchage.
Foie grasLes recettes du site qui utilisent au moins un des ingrédients ci-dessus, celles qui en réunissent le plus d'abord.
Celles qui partagent ses familles d’arôme, sa famille chimique ou sa fonction. C’est par là qu’on cherche un remplaçant.
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